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Comment savoir si vous êtes un donneur d'organes potentiel ?

organe

Depuis la mise en place de la loi Cavaillet en 1976, la législation encadre le don d'organe de façon claire, en faveur des milliers de personnes qui en ont besoin. Mais depuis le 1er janvier 2017, cette loi a connu une évolution très importante...

 

Inscription au registre de refus

 

Jusqu'à présent, la loi Cavaillet proposait également le principe du consentement présumé, ce qui signifie qu'en cas de décès d'une personne et sans preuve de refus, le médecin pouvait décider du prélèvement des organes.

Dans les faits, ce n'était pas si simple : l'avis de la famille était pris en compte dans 32 % des cas, avec un refus souvent décidé sous le choc de la perte du défunt.

Désormais, le médecin n'aura qu'à consulter le registre national des refus en s'aidant de la carte d'identité de la personne décédée. Si celle-ci n'est pas inscrite, il ne sera pas possible de s'opposer au prélèvement des organes.

La famille ne pourra plus refuser le prélèvement des organes d'un membre de leur famille décédé, sauf si ce dernier s'est spontanément inscrit de son vivant au registre national des refus.

Si cet amendement ne rencontre pas le consentement de l'Ordre des médecins, le gouvernement, pour sa part, se voit dans l'urgence d'agir face au nombre croissant de demandeurs d'organes.

 

Et pour les mineurs ?
Lorsque une personne mineure décède, l'accord de la famille sera toujours demandé avant de lui prélever un organe.

 

Intentions et réalité

 

Une grande majorité des Français sont favorables au prélèvement des dons d'organes. Selon un sondage, ce chiffre atteint même 79%. Pourtant, dans la réalité, le taux atteint 67 % des personnes concernées.

Dès 2017, les personnes qui ne désirent pas donner leurs organes en cas de décès doivent l'exprimer en s'inscrivant au registre national de refus, avec un formulaire papier et une copie de leur pièce d'identité.

Les proches du défunt ne pourront contester un prélèvement que dans des circonstances exceptionnelles et prouvées par écrit.

 

La triste réalité des chiffres

 

En France, depuis le début des années 2000, le nombre de donneurs a doublé, ce qui est un signe très encourageant. En 2015, les organes de 1824 personnes décédées ont pu ainsi être prélevés.

De même, on constate une grande augmentation des prélèvements sur les personnes vivantes, avec 571 donneurs en 2015 (principalement les greffes de rein, où ce procédé est possible).

Au total, ce sont 5746 greffes d'organes qui ont pu être réalisées en France sur toute l'année 2015. Mais malheureusement, cela laisse 20 000 patients en attente d'être greffés.

Triste chiffre pour la même année : 533 personnes malades sont décédées faute de greffe.

 

Qui peut donner un organe ?
Peu importe l'âge, tout le monde peut être donneur. Mais pour qu'un don d'organe en cas de décès ait lieu, il faut que la personne soit au stade de mort cérébrale ou bien que les organes puissent être tous en état de greffe. On note donc que le don d'organe par décès ne concerne qu'une mince partie des cas de mort en France.

Stephanie H.

 

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