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Le groupe PSA suspecté d'avoir triché sur la consommation de ses véhicules

psa

Le "dieselgate" connaît un nouveau rebondissement depuis le 7 avril dernier. Après les scandales dévoilés auprès des marques Volkswagen, Renault et Fiat-Chrysler, c'est à présent PSA qui fait l'objet d'une enquête. La marque est soupçonnée de tromperie en ce qui concerne les véhicules diesel et leurs dispositifs de contrôle aux émissions polluantes.

 

Un système difficile à détecter

 

En septembre 2015, le groupe Volkswagen a avoué avoir truqué les logiciels de 11 millions de véhicules diesel, avec pour conséquence des résultats aux contrôles anti-pollution erronés.

Suite à cette révélation d'une envergure inégalée, Ségolène Royal a ordonné des tests auprès d'une centaine de modèles de véhicules issus de douze constructeurs différents.

 

"L'ensemble des examens a été fait sous la direction d'une commission d'experts indépendants nommés par la ministre de l'environnement."

 

Après avoir mené son enquête, la répression des fraudes a détecté des seuils de pollution chez plusieurs de ces constructeurs, en particulier un décalage important entre les tests d'homologation et la vente du véhicule.

Chez PSA, la tromperie vient d'être mise en lumière. Elle est particulière, car le système présente un niveau de sophistication bien supérieur aux autres constructeurs, une nouveauté qui n'est pas pour plaire aux autorités.

 

Information judiciaire ouverte

 

Constatant cet état de fait, le parquet de Paris a immédiatement ouvert une information judiciaire le 7 avril 2017. Il s'agit de la même instance ayant dénoncé les constructeurs Volkswagen, Renault et Fiat-Chrysler.

L'accusation envers PSA porte sur une tromperie sur la qualité substantielle et les contrôles effectués, ce qui a pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour l'homme et l'animal, compte tenu du niveau d'émission plus important qu'annoncé en réalité.

Plus précisément, le groupe est soupçonné d'avoir mis en place une stratégie technique permettant de minimiser le risque de pollution effectivement provoqué par le véhicule.

L'accusation est très sérieuse, et le constructeur PSA risque gros, notamment une amende pouvant se monter à 5,4 milliards d'euros.

 

Conséquences pour les consommateurs

 

Les investigations doivent suivre leur cours, tant par la justice que par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la communication et de la répression des fraudes). Le préjudice doit donc être encore défini.

Dans le cas où un système frauduleux serait effectivement utilisé par la marque, les consommateurs floués peuvent porter plainte pour dédommagement pour tromperie.

Arnauld Delacroix

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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