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L’Europe enterre la vérification des émissions polluantes de nos voitures

Europe

Il y a des normes antipollution instaurées par l’Union Européenne. Il y a des commissions mises en place par certains pays. Il y a des effets d’annonces de la part des politiques, et parfois une incompréhension mêlée de sensationnalisme de la part des médias. Et il y a des constructeurs qui, malgré le scandale, continuent de générer des profits au niveau mondial.

 

L’Euro6, à quoi ça sert finalement ?

 

Euro4, Euro5 ou Euro6 sont des normes antipollution mises en barème par l’Union Européenne. Elles représentent un maximum d’émissions polluantes à ne pas dépasser pour les véhicules neufs.

L’Euro6b, en vigueur depuis le 1er septembre 2015, fixe le taux maximum de NOx à 80 mg/km et de monoxyde de carbone à 500 mg/km.

 

"L’Euro6b ne fixe pas de plafond pour le CO2."

 

En revanche, le CO2, considéré comme non toxique par l’UE, ne fait pas l’objet d’un plafond mais reste à la discrétion de chaque pays. Ce qui finalement autorise ceux capables de payer un malus écologique pouvant aller jusqu’à 8 000 € de polluer sans complexe.

 

"L’Euro6c imposera de nouvelles normes au 1er septembre 2018."

 

Si l’Euro6 ne résout pas tout, cette norme à tout de même le bon goût de faire travailler les constructeurs sur des solutions mécaniques moins polluantes.

 

Les commissions indépendantes

 

Qui dit règles, dit contrôles. Et bien loin d’être systématiques, ces contrôles ne sont pas légion, malheureusement. En France, la commission Royale s’est fixé pour mission de contrôler les véhicules du marché actuel.

Mission à moitié accomplie puisque si des tests ont été effectués sur certains modèles, et ont révélé des écarts importants entre les chiffres réels et ceux annoncés par les constructeurs, les experts affirment ne pas avoir eu accès à tous les équipements embarqués pour vérifier la présence de logiciels espions.

Alors si même les autorités ne peuvent se faire entendre, qu’en est-il du consommateur ?

 

L’UE, un pas en avant, un pas en arrière

 

L’Union Européenne a alors tapé du poing sur la table et a avancé qu’elle allait mettre en place une réelle politique de vérification des émissions polluantes. En réalité, il s’agissait de donner plus de crédits et de pouvoirs au laboratoire déjà en place.

Fausse joie, ce texte est finalement enterré pour d’obscures raisons. La peur de toucher au portefeuille sans doute.

 

"L’UE renonce à élargir le pouvoir de son Centre commun de recherches."

 

Pour autant, le laboratoire scientifique Joint Research Center continue son travail de la même façon qu’avant le Dieselgate. C'est-à-dire à minima.

Cela ne l’empêche pas d’avoir découvert que les Citroën Cactus et Audi A3 ne respectaient pas les normes imposées. Alors imaginons si elle n’avait pas les poings liés…

Pendant ce temps, Volkswagen par qui le scandale de la fraude est arrivé, vient de détrôner Toyota en devenant le constructeur n°1 des ventes mondiales. Qui a dit que le crime ne paie pas ?

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Les dirigeants font-ils vraiment tout ce qu’il faut pour mettre en lumière les irrégularités des constructeurs ? Apparemment l’on pourrait aisément y mettre plus de volonté. Le consommateur quant à lui n’a d’autres choix que de croire sur parole les fiches techniques des véhicules.

 

 
Philippe Mougeot

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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