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Faut-il craindre une nouvelle crise financière à cause des taux bas du crédit immobilier ?

immobilier

Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier l’année 2016 en matière d’immobilier : exceptionnelle, hors du commun, grand cru… La raison ? Elle tient dans la faiblesse des taux, qui a largement contribué à doper les ventes. Faites-vous partie de ceux qui ont réalisé des bonnes affaires immobilières ? Si ce n’est pas le cas, qu’attendre de 2017, alors que déjà certains signaux semblent s’infléchir ?

 

2016, une année d’exception 

 

L’année 2016 est bien partie pour rester dans les annales de l’immobilier. En cause, la faiblesse des taux, qui a offert des opportunités d’achat à bon nombre de ménages.

On ne connait pas encore les chiffres finaux, mais on sait déjà que, sur les dix premiers mois de l’année, le volume de prêts a atteint 189 milliards d’euros, soit 17 milliards de plus que sur la même période un an avant.

De là à estimer que, sur l’année, il franchira la barre des 200 milliards, il n’y a qu’un pas. Un succès qui s’explique par la faiblesse du coût du crédit, qui affiche un taux moyen de 1,34 % (toutes durées confondues) sur l’année.

Comme le révèle une étude du Crédit Foncier, le coût du crédit a été divisé par 2,5 entre 2008 et 2016, ce qui a offert un gain de pouvoir d’achat de 29 % aux Français.

Le contexte des prix penchait également en faveur des acheteurs, avec une tendance plutôt baissière depuis 2011 et des aides renforcées pour faciliter l’accès à la propriété avec, par exemple, le dispositif de prêt à taux zéro.

L’accès au crédit s’est donc ressenti directement sur les ventes. Le réseau Laforêt affiche une hausse de 12,8 % de ses transactions à l’échelle de la France. La hausse est de 11,5 % pour Gui Hoquet L’Immobilier.

Qui sont les principaux acheteurs ? Les primo-accédants sortent du lot. Guy Hoquet explique ainsi qu’ils représentent pas moins de 40 % du volume de transactions l’année dernière, contre 36 % en 2015.  

 

2017, le virage ?

 

Cette année mirifique se clôt toutefois sur une légère remontée des taux, comme l’indique l’Observatoire Crédit Logement/CSA

« Après une année de recul, les taux se sont légèrement retendus en décembre, en prenant 3 points de base, pour s’établir à 1,34 % en moyenne. Cette faible hausse concerne autant l’accession à la propriété dans le neuf, où les taux se sont affichés à 1,40 %, que dans l’ancien avec des taux à 1,34 %. »

D’après les experts, la hausse devrait toutefois rester contenue cette année sauf changement de contexte majeur, par exemple à la suite de l’élection présidentielle. Sur 20 ans, le taux moyen pourrait ainsi passer à 1,7 % contre 1,5 % en 2016.

En tout état de cause, ces remontées de taux n’ont suffi pas à décourager la demande de crédit. Le 10 janvier, la Banque de France publiait le résultat d’une enquête menée auprès des banques.

Il en ressort que la demande de crédit de la part des particuliers est restée forte en décembre dernier et devrait continuer de croître cette année.

Autre élément rassurant : cette remontée demeure légère et progressive, alors que les autorités bancaires avaient craint, dans le courant de l’année dernière, une remontée brutale et forte. 

 

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Vers une nouvelle crise des subprimes ?

 

On se souvient que le surendettement des ménages américains était à l’origine de la crise des subprimes. Alors que le robinet du crédit est actuellement largement ouvert, faut-il craindre une nouvelle crise ?

L’hypothèse est en tout cas prise au sérieux par le Haut Conseil de stabilité financière et par la Banque de France. Le premier alerte sur les risques de fragilisation des banques en cas d’insolvabilité des ménages et sur les dangers d’une bulle spéculative.

La seconde s’inquiète des risques de défaut des ménages, peut-être à juste titre au vu des dernières statistiques.

La part du revenu consacré par les ménages emprunteurs au remboursement d’un crédit est passée de 29,37 % fin 2015 à 29,59 % en août 2016, alors que dans le même temps, leurs revenus annuels moyens ont eu tendance à s’éroder, passant de 33 807 € à 33 417 €.

Ingrid Labuzan

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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