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Pourquoi vos frais bancaires vont encore augmenter cette année ?

frais bancaires

Ça n’en finit plus de monter… Les frais bancaires sont chaque année revus à la hausse et 2017 ne fait pas exception à la règle. Ils augmentent en moyenne de 1,7 %, après avoir déjà grimpé de 2,3 % l’année dernière. Comment une telle inflation des prix peut-elle se justifier ?

 

Des services supplémentaires ?

 

Une hausse des prix se justifie habituellement par la proposition de services supplémentaires ou une amélioration de la qualité. Toutefois, cela n’est guère le cas dans la hausse des tarifs bancaires annoncée par les établissements.

Les frais sont largement imputés au titre de tenue de compte, tenue de compte qui demeure la même que les années précédentes. Ils comprennent également les moyens de paiement associés au compte, c’est-à-dire une carte bancaire et un chéquier, et les actes liés à leur utilisation : retraits, dépôts, découvert, virement…

Si l’on décompose ces frais, il semble que les postes liés à la fourniture d’une carte de crédit, notamment à débit immédiat, ainsi qu’aux découverts - qui pèsent 30 % des frais totaux en moyenne-, soient ceux que les banques ont le plus décidé de charger.

Plus question non plus de tirer aux distributeurs hors de son réseau. L’Observatoire des tarifs bancaires révèle que, entre 2009 et 2016, ce poste avait fait l’objet de la plus forte surenchère tarifaire : + 26 %.

 

Les justifications des banques

 

Du côté des institutions, on cherche à éteindre l’incendie en relativisant ces hausses plutôt qu’en les justifiant.

Pour la Fédération bancaire française, l’essentiel est que les frais évoluent moins rapidement que l’inflation. Elle souligne de plus l’effort toujours plus important que les banques doivent fournir pour assurer la sécurité des données et des comptes de leurs clients.

 

La course aux marges

 

La réelle justification de ces hausses de prix tient dans la diminution des marges des banques sur leurs postes traditionnels, en premier lieu le crédit. Le contexte de baisse des taux les contraint à offrir des taux immobiliers à des seuils plancher (1,34 % en moyenne en 2016), ce qui entame leur rentabilité.

Problème, cette baisse des revenus intervient dans un environnement difficile pour les banques en termes de réglementation. Les instances de contrôle européennes et nationales ont renforcé leurs exigences en matière de sécurité et de conformité à la suite de la crise.

Respecter ces normes impose aux banques de détenir des quantités de capitaux par rapport aux risques pris nettement supérieures à ce qui était l’usage avant la crise. Sans oublier que le respect de la conformité fait également grimper les frais de fonctionnement en interne.

Enfin, on peut se demander si la hausse des tarifs bancaires est liée à la course à l’innovation dans laquelle s’est lancé le secteur financier. Innovation digitales, technologiques, sécuritaires… Le progrès a un coût.

 

Obligés de payer ?

 

Pour ceux qui seraient réfractaires aux frais de tenue de compte, sachez qu’il existe encore tout de même 18 établissements qui ne les pratiquent pas : les banques en ligne, le Crédit coopératif et certaines des caisses du Crédit Agricole.

Que ceux qui se pensent à l’abri car leurs frais n’ont pas augmenté au 1er janvier se méfient. Certaines banques ont prévu de relever leurs tarifs en cours d’année.

 

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Ingrid Labuzan

 

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