x

En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin d’améliorer votre expérience. Paramétrer les cookies et en savoir plus.

La forêt, un investissement qui a la cote

investissement forestier

En France, 3,5 millions de personnes sont propriétaires de forêt. Un actif qui a de quoi attirer les investisseurs, grâce à des rendements prometteurs. Le gouvernement fait également de ce secteur une priorité. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé en septembre dernier son intention de doter le fonds stratégique de la forêt et du bois de 28 millions d’euros supplémentaires dans le budget 2017.

 

Une valeur qui monte

 

Les trois-quarts de la forêt française sont entre les mains de particuliers, mais ce secteur pourrait connaître une croissance plus élevée grâce à des investissements supplémentaires, comme le dit Antoine d’Amécourt, président des Forestiers privés de France (Le Figaro) :

« La demande de bois explose en France, notamment dans la construction et le bois énergie. La forêt est un gisement de création de richesses et d’emplois pour l’économie […]. »

Or le fonds créé par Stéphane Le Foll a justement pour objectif de soutenir la filière du bois en créant des scieries, en facilitant l’évacuation du bois et en replantant des arbres.

Car le premier atout d’un investissement dans le forestier est bien là : la production de bois. Le rendement va ensuite varier en fonction des espèces. Parmi les bois les plus appréciés, le chêne et le hêtre, tandis que les résineux ont moins d’attrait.

Aujourd’hui, pour un terrain acheté plus de 10 000 €/hectare, les professionnels estiment la rentabilité de la forêt entre 2 et 3 %.

 

"Autre source possible de revenus que la production de bois : la location de la forêt, pour la chasse et la pêche."

 

Mais, la valeur réside aussi dans le sol lui-même et la revente permet d’engranger d’importantes plus-values, alors que le secteur compte actuellement plus d’acheteurs que de vendeurs.

Les surfaces les plus recherchées sont celles situées dans le Bassin parisien (10 000 €/ha et plus), dans l’Ouest (5 000 €/ha) et dans l’Est (4 500 €/ha).

Le prix de vente moyen par hectare en France se situe aujourd’hui aux alentours de 4 000 €, il grimpe en moyenne de 4 % à 5 % par an (source chiffres : Agrifrance).

Quant à la surface, on note un boom de la demande pour les parcelles de moins de 10 hectares. Avec un prix moyen de 3 870 €/ha en 2015, elles sont encore abordables, mais en nette hausse. Leur prix a ainsi grimpé de 9 % entre 2014 et 2015 et de 16 % en trois ans (source : Fédération Nationale des Safer et Société Forestière).

 

Des réductions fiscales

 

Le forestier attire par ses possibilités de rendement et de plus-value à la revente, mais pas uniquement : il profite aussi d’avantages fiscaux favorables aux contribuables lourdement imposés.

Ainsi, à l’achat, l’acquéreur bénéficie d’une réduction de 18 % du prix d’achat sur son impôt sur le revenu, dans une limite de 5 700 € pour un célibataire et de 11 400 € pour un couple.

A la revente, les gains sont soumis à l’imposition sur les plus-values immobilières, qui atteint 34,5 %, mais décroit en fonction de la durée de détention (10 € par hectare et par année de détention).

 

"A partir de 22 ans de détention, les gains sont exonérés de l’impôt sur le revenu."

 

De plus, les contribuables assujettis à l’ISF profitent d’un abattement de 75 % sur la valeur vénale et en cas de transmission, les droits de mutation et succession bénéficient également d’un abattement de 75 %.

 

Toujours perplexe quant à cet investissement ? France 2 vous rassure dans son journal :
 

 

Un autre moyen d'investir

 

Si posséder une forêt et gérer son exploitation ne vous tente pas, il existe également une solution plus facile, pour ne pas passer à côté de cet investissement prometteur.

Il est en effet possible d’acheter des parts au sein de groupements forestiers, pour un ticket d’entrée se situant autour de 1 000 € minimum.

Attention toutefois à une éventuelle chute des prix des parcelles. Si pour l’instant ils augmentent, tout comme les rendements, les professionnels du secteur expliquent que les niveaux sont désormais déconnectés de la valeur réelle des actifs.

Un terreau fertile pour l’éclatement d’une bulle, surtout si la donne fiscale venait à changer après la présidentielle de 2017...

Ingrid Labuzan

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

simulez votre investissement locatif pour réduire vos impôts

Le mail conso intelligent

Recevez tous les 15 jours la newsletter conso de Choisir.com