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Faut-il remplacer les fonds euros de son assurance vie par des fonds euro-croissance ?

Fonds euro-croissance

La performance des fonds euro-croissance a de quoi séduire en 2016, surtout par rapport à celle des fonds euros traditionnels. Faut-il pour autant troquer ses fonds euros pour cette formule plus dynamique ? La réponse n’est pas si évidente.

 

Une performance saluée

 

Un rendement en 2016 qui peut dépasser 6 %, en assurance-vie, cela a de quoi faire rêver. Les fonds euro-croissance ont su tirer leur épingle du jeu l’année dernière.

Résultat, coté banque, le concept de fonds euro-croissance se décline sous diverses formes, notamment via des produits estampillés « croissance ».

Récemment, c’est par exemple la Banque Postale qui a lancé un nouveau « support croissance » sur une de ses assurances vie. Précédemment, BNP-Paribas Cardif, Generali, Crédit Agricole Assurance ou encore Aviva avaient fait partie des premiers à se lancer sur ce créneau.

Les fonds euro-croissance ont vu le jour en 2014, avec pour ambition d’offrir une alternative entre les placements sans risque que constituent les fonds euros et les placements non garantis des unités de compte. Et offrir un meilleur rendement que les fonds euros.

 

 

Une formule hybride

 

Trouver de la performance sans toutefois présenter les mêmes prises de risque que les unités de compte, tel est donc l’objectif des fonds euro-croissance. Pour cela, ils fonctionnent sur le principe d’une formule spécifique, avec des mécanismes jouant sur la durée ou sur la garantie.

 

  • La garantie

Contrairement au fonds euros, le fonds euro-croissance peut en partie être investi sur des supports risqués. Pourtant, il apporte tout de même une certaine garantie du capital. Comment est-ce possible ?

Tout simplement en jouant sur le montant du capital garanti ou sur la durée de l’investissement. Cela offre ainsi une marge de manœuvre au gérant pour prendre des positions plus risquées, mais sur du long terme.

Concrètement, le fonds peut ainsi être garanti soit à 100 %, soit à 80 % seulement, à échéance.

C’est d’ailleurs ici que se joue la différence entre les fonds nommés « euro-croissance » et ceux nommés « croissance ». Les premiers offrent une garantie totale du capital, tandis que les seconds se contentent de 80 %.

De plus, ces fonds sont assortis d’une durée obligatoire d’investissement, pendant laquelle on ne peut donc récupérer son capital. Cette période est de 8 ans minimum.

 

  • La durée

 La durée minimale d’investissement constitue une réelle contrainte pour les épargnants et retire l’un des avantages principaux de l’assurance vie, sa flexibilité.

Sans compter que la durée de détention de 8 ans n’est qu’un minimum. Les assureurs ont le droit de proposer des durées plus longues. Certains contrats imposent ainsi un investissement sur 12 ans.

Enfin, pour en revenir aux belles performances réalisées cette année par les fonds euro-croissance, il ne s’agirait pas de trop s’enthousiasmer.

Ce ne sont en effet pas des performances acquises, dans la mesure où il n’est pas possible pour l’investisseur d’en profiter, en décidant par exemple de sortir maintenant du produit.

Rien donc ne permet de garantir que lorsque le produit arrivera à échéance, il aura réalisé une performance similaire à celle de la seule année 2016. 

Ingrid Labuzan

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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