x

En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin d’améliorer votre expérience. Paramétrer les cookies et en savoir plus.

Pourquoi la taxe d'habitation va-t-elle être majorée de 60 % à Paris ?

Surtaxe d'habitation

Dans les médias, les articles fleurissent : reprise du marché immobilier à Paris, marché tendu, hausse des loyers, etc… Que ce soit à l’achat ou à la location, la demande immobilière à Paris est forte, faisant de ce lieu un marché tendu. La ville de Paris use donc de tous les moyens disponibles dans son arsenal pour réduire la pression. Après la limitation des loyers, elle met cette année la pression sur les logements vides.

 

Souvenez-vous, la mesure avait été controversée : depuis le 1er janvier 2015, les loyers à Paris ne peuvent plus dépasser certains seuils, fonction des quartiers et du type de logement. Une mesure destinée à freiner la flambée des loyers, qui pénalisait les locataires.

Toutefois limiter les prix ne sert pas à grand-chose si l’offre de logements disponibles reste faible. Le nouveau cheval de bataille de Paris est donc la chasse aux logements vides, enfin plutôt aux résidences secondaires. Il y en aurait en effet 107 000 dans la ville.

 

Élargir l'offre de logements parisiens

 

Jusqu’à l’année dernière, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à Paris pouvait être majorée jusqu’à 20 %. Le Conseil de Paris a voté, en début d’année, une vive hausse de cette surtaxe, qui pourra désormais grimper jusqu’à 60 % !

La ville de Paris se justifie en expliquant que le nombre de résidences secondaires a bondi de 43 % au cours des 15 dernières années, contre 3 % seulement pour les résidences principales.

Selon Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris en charge du logement et de l'hébergement lorsque la mesure a été adoptée : "Taxer davantage les résidences secondaires incitera leurs propriétaires à les vendre ou à les louer à l'année, ce qui augmentera l'offre locative. Notre objectif est que ces logements bénéficient en priorité aux Parisiens."

 

Une mesure controversée

 

Les contradicteurs rétorquent que les résidences secondaires ne représentent de toute façon que 10 % des logements parisiens, pas de quoi donc justifier une telle agressivité fiscale.

Finalement, c’est surtout à la ville, plutôt qu’aux Parisiens, que la mesure pourrait profiter. La surtaxe pourrait en effet lui rapporter pas moins de 43 millions d’euros. Toujours est-il permis d’espérer qu’ils seront investis dans des améliorations servant le quotidien des habitants.

Pas sûr cependant qu’une telle taxe contribue réellement à libérer des logements pour les Parisiens.

Les résidences secondaires visées sont avant tout des logements appartenant à des gens fortunés, situés dans des quartiers aux loyers guère abordables, tels que le VIIe ou encore les trois premiers arrondissements.

 

Suis-je concerné par cette surtaxe ?
Telle est la question que se posent bon nombre de travailleurs qui disposent, à Paris, d’un logement considéré comme résidence secondaire, mais qui est en réalité un pied-à-terre dans le cadre de leur activité professionnelle. Ceux-ci seront épargnés par la surtaxe… mais pas tout de suite ! Ils devront d’abord s’en acquitter – la facture sera donc élevée en 2017 – mais pourront ensuite faire une réclamation auprès de leur Centre d’impôts.

Ingrid Labuzan

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

simulez votre investissement locatif pour réduire vos impôts

Le mail conso intelligent

Recevez tous les 15 jours la newsletter conso de Choisir.com