Assurance-vie : mayday, mayday…

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A hauteur de 1,8 milliard d’euros, les retraits sur les contrats ont été supérieurs aux dépôts en septembre. «Un phénomène très rare», explique Le Figaro.

Le mois-dernier, les Français ont retiré 11,5 milliards d’euros de leurs contrats d’assurance-vie en vue de les investir dans des placements alternatifs. Dans le cadre d’une collecte de 9,7 milliards d’euros, le «placement préféré des Français» affiche donc une décollecte nette de 1,8 milliard d’euros. Pierre de Villeneuve, président de la commission vie de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et directeur général délégué de BNP Paribas Cardif, explique que «financièrement, on assiste à une stabilisation des encours». Nuance donc.

Il n’en demeure pas moins que cet évènement est particulièrement symbolique dans l’univers de l’assurance. C’est d’ailleurs la seconde fois que se produit un tel phénomène depuis la publication d’un indicateur mensuel en 1997. Après la chute de Lehman Brothers, les rachats de contrats avaient, dans l’effroi, dépassé la collecte en octobre et décembre 2008.

Les mouvements de retraits s’envolant depuis plusieurs mois, le nouvel épisode de décollette se faisait largement pressentir. De nombreux facteurs justifient ce dégel : «L’environnement anxiogène incite les particuliers à sortir de la Bourse ou des obligations pour favoriser les placements à court terme ou la pierre », explique Jean Berthon, le président de la Fédération des associations indépendantes de défense des épargnants pour la retraite (Faider). Les incertitudes fiscales relatives à l’assurance-vie auraient ainsi laissé quelques antécédents en début d’année.

Boudé par les épargnants, le livret A n’auraient pas trouvé chaussure à son pied. Il faut dire qu’avec un contexte pareil… En dépit d’une rémunération active de 2.25%, la collecte du mois de septembre affiche un score d’1.3 milliard d’euros. Les livrets bancaires boostés à court terme constitueraient aussi les placements les plus en vue cet automne, avec des taux de 3.5% à 6%, sur une durée de 3 à 12 mois. Contraintes de s’adapter le plus rapidement possible aux nouvelles revendications réglementaires de Bâle III, les banques devraient persister afin de se constituer un stock d’épargne bilantiel.

Les assureurs tempèrent cependant les répercussions de ces retraits : lorsqu’un particulier souscrit un contrat d’assurance-vie, «la compagnie investit en face dans des titres dont l’horizon de détention doit se rapprocher de la durée de vie du contrat, c’est-à-dire bien souvent dans des obligations», explique Le Figaro. Les compagnie d’assurances subissent donc, en raison de la décollecte, des ventes d’obligations exposant les entreprises à un contexte de remontée des taux à une matérialisation de moins-values latentes.

«Les compagnies d’assurance-vie disposent d’outils pour faire face aux événements exceptionnels : la réserve de capitalisation, la provision pour participation aux excédents et les plus-values latentes…», souligne Pierre de Villeneuve. Quant à cette décollecte, elle ne devrait affecter ni les rendements des placements, ni les résultats des compagnies. Cette situation est une bonne occasion de montrer la souplesse de l’assurance-vie pour répondre aux besoins de certains épargnants

N’hésitez pas à faire confiance à un comparatif d’assurance-vie.

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