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Comment investir dans des entreprises non cotées en Bourse grâce aux FIP et FCPI ?

FIP FCPI

Diversifier ses placements est indispensable, tant pour des questions de sécurité que de rendement. Les produits financiers à disposition sont nombreux et, parmi eux, on trouve les FIP (Fonds d’investissement de proximité) et les FCPI (Fonds commun de placement dans l’innovation). Tous deux permettent d’investir dans des entreprises non cotées et sont souvent associés. Ils ne sont pas pour autant similaires. Voici les clés pour comprendre leurs différences et similitudes, car ils ont pour point commun de présenter à l’investisseur un panel d’avantages.

 

Des fonds aux profils différents

 

Les FIP et les FCPI sont tous deux agréés par l’Autorité des marchés financiers et sont proposés par des sociétés de gestion. L’objectif de ces deux types de fonds est le même : investir dans des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse.

Il s’agit donc d’un excellent biais de diversification pour un investisseur qui serait déjà positionné en Bourse, mais chercherait à avoir accès à des profils d’entreprises plus variés.

Les FIP et FCPI consistent en un « panier » d’entreprises non cotées dans lesquelles la société de gestion a investi. Concrètement, l’investisseur achète une part de ce fonds. Le ticket d’entrée est bien souvent fixé à 1 000 € et les fonds sélectionnent en moyenne entre 15 et 20 sociétés.

La principale différence entre les FIP et les FCPI consiste dans le profil des entreprises sélectionnées. Cela a ensuite des répercussions sur le nature du risque et sur les possibles rendements. Des éléments à prendre en compte au moment de faire son choix de placement.

 

 Fonds

FIP

FCPI 
Entreprises dans le fonds

60 % minimum de PME régionales non cotées dont 10 % âgées de moins de 5 ans.

40 % restants sur les marchés financiers : actions, obligations, produits monétaires

60 % minimum de PME non cotées, au caractère innovant, dont le siège est dans l’UE, soumises à l’impôt sur les sociétés, avec moins de 2 000 salariés.

40 % restants sur les marchés financiers : actions, obligations, produits monétaires

Conséquences sur le profil du fonds

Composé de sociétés déjà matures, ce qui apporte un certain degré de sécurité

Nécessite aussi de la part de la société de gestion une expérience de la multigestion

Les sociétés innovantes sont plus risquées que celles matures mais peuvent, en contrepartie, apporter des rendements supérieurs

Nécessite aussi de la part de la société de gestion une expérience de la multigestion

 

De nombreux points communs

 

Le choix entre un FIP et un FCPI dépend donc du degré de risque que souhaite prendre l’investisseur.

Ensuite, les deux produits présentent de fortes similitudes dans leur fonctionnement et constituent notamment des biais attractifs de défiscalisation, intéressants pour les contribuables soumis à l’ISF.

 

  • Un mécanisme de défiscalisation

Le principal attrait des FIP et FCPI réside dans la déduction fiscale portant sur la moitié du versement fait sur le fonds, dans une limite de 18 000 €.

Attention toutefois, il faut que le fonds soit entièrement constitué d’entreprises donnant droit à cet avantage. Si ce n’est pas le cas, que seules 80 % à 90 % des sociétés sont concernées, la déduction fiscale tombe à 40 % ou 45 % du montant investi.

 

  • Un délai entre la collecte et l’investissement

Lorsque l’on investit dans un FIP ou un FCPI, on entre au moment de la phase de la collecte. On connait alors seulement l’objectif de collecte de la société de gestion, l’horizon d’investissement et bien souvent la thématique générale du fonds (biotech, tourisme, énergies vertes…).

Une fois l’argent collecté, la société de gestion dispose de 2 ans pour investir l’argent. La composition du fonds n’est donc pas connue par l’investisseur au départ.

 

  • Des frais à prendre en compte

Etant donné que ces fonds demandent une gestion active, ils sont accompagnés de frais relativement élevés. Ils se chiffrent en général entre 4,5 % et 5,5 % annuels. 

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Le choix entre FIP et un FCPI se fait donc en fonction du degré de risque souhaité et de l’espérance de rendement attendue. Cette notion de rendement est essentielle pour sélectionner un FIP ou un FCPI parmi toute l’offre disponible. Ce qui importe est la performance finale du fonds, une fois qu’il arrive à échéance et que les investisseurs récupèrent leurs gains, s’il y en a. Mieux vaut donc regarder les performances des fonds déjà débouclés par les sociétés de gestion plutôt que ceux qui sont en cours de vie. Les FIP et FCPI demeurent des produits d’investissement risqués, avec une possible perte de son capital.

 

 

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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