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PERP ou assurance vie : que choisir pour votre épargne ?

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Méconnu, sous utilisé, le moins que l’on puisse dire est que le PERP (plan d’épargne retraite populaire) n’a pas les faveurs des retraités, qui sont seulement 16 % à en posséder un. Ils sont nettement plus nombreux – près d’un quart – à diriger leur argent vers de l’assurance vie. Un bon calcul ?
 

Aversion au risque, complément de revenu, disponibilité mais aussi transmission de l’épargne sont autant de points qui entrent en compte pour les retraités et futurs retraités au moment de leurs choix d’allocation. On comprend dès lors rapidement les attraits dont se pare l’assurance vie classique, qui prévoit des dispositifs de compléments de revenus et qui favorise la transmission du capital. Elle mérite pourtant d’être mise en perspective car, outre les produits d’épargne ouverts à tous, les futurs retraités bénéficient également d’une offre spécifique, au travers du PERP. 

 

Qui peut souscrire ces produits ?

 

  • L’assurance vie

Tout le monde peut souscrire une assurance vie, les distributeurs peuvent cependant assortir certains de leurs contrats d’un âge minimum. La personne qui bénéficie du contrat est le souscripteur ou ses ayants droits. Le souscripteur peut également désigner un bénéficiaire spécifique de son choix. L’émetteur de l’assurance, principalement des compagnies d’assurance ou des établissements bancaires, peut assortir son contrat de conditions spécifiques, auxquelles il faudra agréer, comme par exemple le paiement de primes.
 

  • Le PERP

Le PERP est un contrat individuel d’assurance destiné à procurer une rente viagère une fois le souscripteur parvenu à la retraite. Son avantage : il est ouvert à tous, contrairement à d’autres produits d’épargne retraite limités à certaines catégories professionnelles, comme les artisans, les commerçants ou les professions libérales. Il est toutefois recommandé par le Ministère de l’Economie d’être un travailleur actif pour ouvrir un PERP. La souscription se fait auprès des banques, des assureurs, des organismes de prévoyance ou des mutuelles.
 

Avantage : Les deux produits sont ici à égalité. 

 

Constitution de l’épargne

 

  • L’assurance vie

La constitution de  l’épargne dépend des conditions du contrat signé. Trois cas de figure sont possibles.

  1. le versement d’une prime unique, à l’ouverture du contrat.
  2. le versement libre de primes. Seul un montant minimum est fixé, ensuite les versements dépendent de la volonté de l’épargnant.
  3. le versement régulier de primes. La périodicité et le montant des primes sont décidés lors de la signature du contrat. 
     
  • Le PERP

Il n’y a pas de versements minimum à effectuer sur le PERP. L’épargnant peut soit y déposer des montants à sa guise, soit mettre en place des virements réguliers et automatiques pour l’alimenter.
 

Avantage : Le PERP est plus flexible, mais l’assurance vie permet tout de même le choix de la formule la plus adaptée à la situation de l’épargnant. 

 

Placement de l’épargne

 

  • L’assurance vie

L’utilisation qui est faite de l’épargne dépend du contrat choisi. Trois profils de risque sont possibles. Pour une garantie du capital, il convient de souscrire un contrat en euros, qui est assorti d’un taux d’intérêt fixe. La solution plus risquée mais potentiellement plus rémunératrice est le contrat en unités de compte. L’argent est placé sur des parts d’OPVCM et des valeurs mobilières, type actions, obligations. Il existe également une solution intermédiaire, le contrat multi-support, qui combine les deux types de placements des contrats ci-dessus.
 

  • Le PERP

Tout comme l’assurance vie, le PERP peut être investi sur des contrats en euros ou en unité de compte, ainsi que sur une solution intermédiaire, le fonds en euros diversifié. Une différence tout de même avec l’assurance vie : le législateur a imposé une sécurisation progressive du PERP à l’approche de la retraite, avec une vente progressive des actifs les plus risqués. Le PERP doit au final être investi à 90 % sur des contrats en euros à deux ans de la retraite. 
 

Avantage : Les deux produits sont à égalité, puisqu’en réalité l’obligation de sécuriser son PERP à l’approche de la retraite est annulable. Une gestion libre jusqu’au bout est donc possible. Le rendement de ces produits sera fonction du support d’investissement choisi. Attention aux frais, pour les deux types de contrats. Ils peuvent se cumuler, notamment dans l’assurance vie : frais de souscription, d’entrée, de gestion, d’arbitrage… La note peut être élevée. 

 

Sortie du produit

 

  • L’assurance vie

Un contrat d’assurance vie est assorti d’une date d’échéance. A compter de cette date, l’épargne est reversée soit sous forme de capital, soit progressivement, sous forme de rente viagère. En cas de décès du souscripteur, l’argent revient à la personne qu’il a désignée comme bénéficiaire.

Avec l’assurance vie, l’épargne n’est pas bloquée jusqu’à la date d’échéance du contrat. En cas de besoins financiers, la banque peut consentir à une avance ou au déblocage du capital, ce que l’on nomme rachat de contrat. Les conditions d’un tel rachat varient d’un contrat à l’autre et se négocient au moment de la signature.
 

  • Le PERP

Le PERP donne droit au versement d’une rente viagère à partir de l’âge de la retraite. Il est également possible, au moment de la retraite, de récupérer 20 % maximum de son capital, le reste étant réservé à la rente.

Il existe des situations particulières permettant de récupérer son épargne de manière anticipée :

  • fin de droits aux allocations de chômage ;
  • liquidation judiciaire de l'entreprise du souscripteur ;
  • invalidité ;
  • décès du conjoint (ou partenaire pacsé) ;
  • surendettement
  • en cas d’achat d’une résidence principale, un retraité peut également toucher tout le montant de son PERP.

L’argent placé sur le PERP est protégé et ne peut être saisi en cas de faillite.

En cas de décès, l’épargne est transmise à un bénéficiaire désigné ou au conjoint du souscripteur. La rente viagère peut devenir une rente temporaire dédiée à l’éducation d’enfants mineurs.
 

Avantage : L’assurance vie présente plus d’avantages, à plusieurs niveaux. Les modes de sortie du capital sont plus variés qu’avec le PERP, le déclenchement des versements n’est pas lié à un événement unique (le départ à la retraite dans le cas du PERP) et, surtout, il est plus facile de récupérer son épargne, qui reste constamment disponible, même si dans des conditions moins attractives sous une certaine limite de temps. 

 

La fiscalité 

 

  • L’assurance vie

Les intérêts sont soumis à des prélèvements sociaux de 15,5 % dès versement. Ils sont imposables ensuite lorsqu’ils sont prélevés, au titre de l’impôt sur le revenu ou du prélèvement forfaitaire libératoire. Des abattements entrent en vigueur à partir de 8 ans de détention du contrat, sous forme de crédit d’impôt. En cas de prélèvement forfaitaire libératoire, le taux d’imposition dépend de l’ancienneté du contrat. Le taux le plus avantageux s’active au bout de 8 ans.

Si l’épargne est ensuite débloquée sous forme de rente viagère, sa part imposable diminue à mesure que l’âge du souscripteur avance, pour atteindre 30 % à 70 ans. Enfin, en cas de décès, les sommes transmises bénéficient en partie d’une exonération fiscale, elle aussi dépendante de l’âge du souscripteur.
 

  • Le PERP

La véritable originalité du PERP se trouve ici. La constitution d’une épargne sur un PERP donne droit à des déductions d’impôts. Concrètement, les versements effectués chaque année sont déductibles du revenu imposable, avec un plafond  de 10% des revenus professionnels de l'année précédente, retenus dans la limite de 8 fois le Plafond annuel de la sécurité sociale (Pass) ou de 10% du Pass, si ce montant est plus élevé. Cela représente 29 625 € en 2014.

En phase d’épargne, les intérêts touchés sont exonérés de charges sociales (15,5 %). Une fois à la retraite, la rente versée est imposée au taux applicable aux pensions et retraites après abattement global de 10 %. Elle est également sujette aux prélèvements sociaux (7,6 % dont 4,2 % déductibles sur la CSG). Si l’épargne est touchée sous forme de capital, celui est imposé sous le régime des pensions et retraites. En cas de décès, l’épargne n’est pas soumise aux droits de mutation mais imposée au régime des pensions. 
 

Avantage : En phase de constitution de l’épargne, le PERP est plus avantageux. Toutefois, à terme, l’assurance vie se distingue par la multiplication de ses avantages fiscaux (à condition de respecter une durée minimum de 8 ans) : à la fois sur les intérêts perçus, sur la rente et sur la transmission de l’épargne en cas de décès.  

 

  
 

Les conseils de Choisir.com
 

Si le PERP reste très minoritaire face à l’assurance vie dans l’épargne des seniors et de ceux qui préparent activement leur retraite, il conquiert toutefois leurs portefeuilles à pas de géant. D’après la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), le nombre de PERP souscrits a grimpé de 22 % en 2012 et de 16 % en 2013. Une preuve de plus qu’il mérite de l’attention, notamment quand l’objectif est de préparer sa retraite et non pas – encore – de transmettre son patrimoine. Cet objectif de préparer sa retraite s’avère toutefois être aussi une contrainte. L’argent déposé sur le PERP ne peut être débloqué avant l’âge de la retraite, sauf cas très particuliers. L’assurance vie offre donc un cadre moins restrictif, ainsi qu’un panel de modalités et de destination de l’épargne plus variés.

Côté fiscal, le PERP est l’une des dernières « niches » permettant un allègement fiscal. Attention cependant à ne pas se laisser leurrer. C’est un avantage au cours de la phase d’épargne pour les revenus importants. Toutefois, la rente touchée une fois à la retraite est imposable au même titre qu’une pension retraite. En caricaturant, on peut dire que l’on paie donc plus tard ce que l’on a économisé. Sauf si les revenus ont nettement diminué à la retraite, faisant donc baisser la tranche d’imposition, malgré le versement de la rente. En conclusion, le PERP est un dispositif plus contraignant (notamment en termes d’immobilisation du capital) que l’assurance vie et donc l’avantage financier ou fiscal ne vaut parfois pas l’effort requis.  

 

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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