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Google, Samsung, Oculus, HTC, quel casque de réalité virtuelle choisir ?

casque de réalité virtuelle

Après un premier test dans les années 1990, la réalité virtuelle fait à nouveau parler d’elle. Les fameux casques prévus à cet effet se multiplient dans les rayons des enseignes spécialisées. Mais avec des gammes de tarifs qui varient de plusieurs centaines d’euros, le choix est cornélien. Selon votre degré d’expérience et d’exigence, Choisir.com a comparé pour vous quatre modèles et références différentes.

 

La technologie n’est pas si nouvelle qu’elle n’en a l’air. A la fin des années 90, Nintendo proposait déjà son Virtual Boy, un casque pour s’immerger complètement dans son jeu vidéo. Le concept n’a en revanche jamais véritablement pris. En cause : un temps de latence beaucoup trop long. Les constructeurs promettent aujourd’hui une diminution considérable de ce dernier et une expérience utilisateur désormais sans équivoque. Pourtant, en termes de réalité virtuelle, toutes les familles de casques ne se valent pas.

 

Deux grandes familles de casques
Les systèmes dits « cardboards » sont les plus simples mais aussi les plus abordables. En réalité, ils n’intègrent aucune technologie embarquée, aucun écran. C’est alors le smartphone qui sert de passerelle multimédia. Pour les versions les plus simples, le casque est équipé de deux loupes visant à donner l’illusion de la 3D, derrière lesquelles le téléphone vient se nicher. Le rendu final offert par ce type de casque n’a toutefois rien à voir avec celui des casques dits autonomes. Embarquant en native toute la technologie nécessaire, ces derniers permettent assurément une bien meilleure qualité d’image.

 

Le Google Cardboard

 

A son lancement, certains ont cru à une blague. La firme américaine a en effet pris le parti de concevoir un casque en carton, auquel elle a simplement pris soin d’ajouter deux aimants pour fixer le smartphone et deux lentilles pour la 3D.

Ce matériau « cheap » lui permet ainsi d’afficher un tarif résolument low-cost, puisque le Google Cardboard s’arrache pour moins de 15 €. Une stratégie plutôt gagnante puisque la solution s’est en effet déjà vendue à plus d’un million d’exemplaires.

Le casque made in Google présente aussi l’avantage d’être compatible avec la plupart des terminaux du marché, jusqu’à 6 pouces, dès lors qu’ils tournent sous Android ou IOS. Seul Windows Phone n’est pour l’heure pas encore officiellement supporté.

La solution de Google appartient à catégorie des casques dits « cardboards ». Si le résultat rendu n’a donc strictement rien à voir avec celui d’un casque autonome, tant en termes de rafraîchissement et de fluidité des images, le résultat demeure assez bluffant pour le prix.

Nous regretterons toutefois, au regard des matériaux de conception qui constituent le Google Cardboard, le fait que certains rayons lumineux extérieurs puissent passer et être visibles au sein même de la chambre du casque.

Le manque de confort pour une utilisation assez poussée, notamment au niveau du front, devient aussi assez vite pénalisant.

 

 

Le Samsung Gear VR

 

A l’inverse de la solution made in Google, le Samsung Gear VR n’est compatible qu’avec les seuls terminaux les plus récents et les plus haut-de-gamme de la marque, soit avec les Galaxy S6 et S7 ainsi que leurs déclinaisons.

S’il s’agit bien ici aussi d’un casque de type « cardboard », Samsung tente de le départager de son concurrent grâce à une conception de plus haute classe, en empruntant notamment les codes et l’expertise d’un acteur comme Oculus.

Le matériel, sans offrir une qualité de confort inoubliable, bénéficie déjà d’une protection en mousse, couverte de tissu, en vue d’épouser le contour des yeux. Indépendamment du smartphone, il intègre aussi ses propres capteurs de mouvements (accéléromètre, gyroscope). 

Sa compatibilité très resserrée lui permet par ailleurs de mieux adapter les configurations matérielles, notamment celles des afficheurs, à l’ensemble des terminaux gérés et ainsi offrir une expérience utilisateur plus optimale.

Toutefois, nous noterons malgré tout la présence d’un certain flou sur certaines images et applications ainsi que diverses imperfections chromatiques, surtout sur les bords.

On apprécie en revanche la présence d’une petite mollette, visant à régler la distance du smartphone avec les lentilles et adapter ainsi la netteté de l’ensemble à la vue de l’utilisateur. Un confort tout à fait appréciable pour les porteurs de lunettes notamment.

Si le Samsung Gear VR apporte ainsi incontestablement de nombreux atouts au regard du Google Cardboard, à presque sept fois le prix du second (99 € contre à peine 15 €), à vous de voir si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

 

Et le géant Facebook ne compte pas non plus rester à l'écart de cette technologie :
 

 

Sony, bientôt dans la course des casques de réalité virtuelle
Annoncé à 399 €, le Sony Playstation VR se présente comme un casque autonome, résolument design et moderne. Véritable extension de la Playstation 4, il pourrait contribuer à sa manière à démocratiser le marché de l’immersion 3D. Cinquante jeux devraient être disponibles dès son lancement. D’après des informations fournies par le constructeur, l’écran devrait présenter une résolution de 1920 x 1080 p, soit un poil en dessous des solutions existantes. La sortie du casque made in Sony est prévue pour le 13 octobre 2016.

 

L’Oculus Rift

 

Avec l’Oculus Rift, on franchit ici un autre pallier. Adieu le système « Cardboard », on passe à un casque réellement autonome, pouvant fonctionner indépendamment de votre smartphone. Il en résulte assurément un gain sensible du point de vue de l’immersion.

Grâce à son écran OLED 2160 x 1200 p intégré, il offre ainsi un angle de vue à 110° (contre 90° pour les casques précédents) et une qualité d’image sans commune mesure.

Seul un petit rai de lumière parvient toutefois à pénétrer dans la chambre du casque, au niveau du nez, perturbant légèrement l’immersion totale. Un moindre mal.

Le bouton d’ajustement des lentilles s’avère par ailleurs très accessible et pratique pour parfaire l’expérience utilisateur. Autre atout et non des moindres : l’intégration directement au sein du casque d’écouteurs pour un rendu sonore efficace.

On regrettera en revanche amèrement l’absence de contrôleurs de mouvement. Si l’expérience d’immersion est donc pleinement au rendez-vous, elle devra en retour forcément se faire assis sur son siège, une manette de jeux dans les mains.

N’espérez donc en aucun cas pouvoir déplacer des objets virtuellement, grâce à des capteurs conçus à cet effet. Un peu dommage pour un matériel dont le coût atteint tout de même 699 €.

 

 

Le HTC Vive

 

Quand l’Oculus Rift joue sur la carte de l’immersion facile, le HTC Vive préfère plutôt miser pour sa part sur l’expérience extrême. De fait, le casque du constructeur taïwanais s’avère être un des rares équipements à miser sur l’immersion complète de tout le corps.

Au casque seul, la marque ajoute ainsi deux émetteurs « Lighthouse » à placer de part et d’autre de la pièce ainsi que deux contrôleurs à reconnaissance de mouvements. A l’inverse de l’Oculus Rift, vous pouvez ici désormais jouer en vous déplaçant dans la pièce.

L’image perçue est d’excellente facture grâce à deux écrans OLED de 1080 x 1200 p chacun et à un champ de vision de 110°. Ce véritable confort a en revanche un prix : comptez en effet 899 € pour acquérir le fameux « joujou ».

A ce tarif, on regrettera notamment le fait que le casque soit filaire et nécessite d’être branché électriquement pour fonctionner. On ne peut également que déplorer l’absence de solution audio intégrée, à l’inverse de l’Oculus.

Le confort d’utilisation reste également somme toute perfectible. Malgré la présence d’une mousse assez légère et souple autour des yeux, on est vite gêné par le poids de l’ensemble (environ 600 g). 

 

Difficile de s'imaginer entrer dans l'univers d'un jeu ? HTC vous montre sa solution en image :
 

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Pour les besoins de ce comparatif, nous avons pris le parti de mettre en opposition quatre casques que tout oppose. L’objectif consiste avant tout à vous présenter toutes les solutions existantes pour profiter de cette nouvelle expérience qu’est l’immersion, à travers les avantages et les inconvénients de chacune. De fait, il apparaîtrait complètement artificiel de mettre sur un même piedestal un produit en particulier. Tout dépendra en réalité de vos besoins.

 

 

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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