Avec l’E6, Nokia réinvente avec brio une recette qui marche : à savoir celle de l’E71, dont il reprend quelques ingrédients…en mieux ! Et ça, on aime…

Contrairement aux limitations déplorées chez iOS ou Android "pur", le gestionnaire de mails dont est équipé le Nokia E6 permet d'ajouter en PJ n'importe quel fichier présent dans le mobile.
Si Nokia, à qui l’on reproche souvent d’avoir loupé le tournant du tactile, a quelque peu dégringolé ces dernières années, on ne peut nier qu’il existe tout de même de bons éléments parmi sa gamme à succès. Majoritairement composée de Smartphones à clavier, sa collection «E» est librement inspirée des spécimens BlackBerry, à qui il a notamment emprunté le format et le clavier. Sa prestigieuse filiation promettait de sacrés surprises parmi les nouveaux venus, et c’est non sans stupéfaction que le Nokia E6 a pris la relève…
Un Nokia vraiment «bien foutu»
A l’instar du E72, le Nokia E6 arbore un design tout en finesse, avec une qualité de finition bien supérieure à ses prédécesseurs. Cerclage d’aluminium, verre trempé…l’E6 a comme des goûts de luxe, mais aussi un attrait certain pour la soliditié. Seule sa coque arrière en plastique le dessert légèrement, malgré des matériaux de bonne facture. Ses dimensions délirantes n’ont pas compromis l’incorporation d’un clavier azerty complet, composé de 37 touches souples et légèrement rebondies : un pur bonheur. Les touches raccourcies quant à elles sont facilement accessibles et bien situées, à l’exception de la touche de déverrouillage latérale crantée, un peu trop «dure». Mais Nokia a le sens de l’évolution, n’est-il pas ?
Tactile represent !
Avec l’E6, Nokia conjugue avec génie le physique au tactile… Et c’est non sans stupeur que vous découvrirez les joies de son afficheur : 2.46 pouces pour une résolution de 640 x 480 pixels… Un rendu particulièrement raffiné en somme ! L’occasion également pour Nokia de jeter son dévolu sur Symbian Anna, version déjà exploitée par tous ses modèles tactiles et dont le système a fort heureusement fait l’objet de quelques optimisations : notamment le nombre de bureaux qui passe de trois à quatre sur la page d’accueil, compensant l’espace compromis sur l’écran. Fort de sa pléthore de fonctionnalités et de l’aisance de son utilisation, Symbian trouve pour la première fois ses lettres de noblesse…d’autant que, si le tactile ne trouve pas grâce à vos yeux, vous êtes toujours libres d’en faire abstraction via la croix directionnelle.
Un Big boss…
Avec son capteur de 8 Mégapixels capable de filmer en 720p, le multimédia est lui aussi pleinement exploité sur le Nokia E6. Dans l’ensemble, ses photos et ses vidéos sont réussies…seule l’absence d’autofocus en prise rapprochée lui cause du tort. Le lecteur audio quant à lui est irréprochable, et le lecteur vidéo est capable de lire les DivX/XviD. D’autre part, la mise à jour Anna était l’occasion pour Nokia d’optimiser son navigateur dont le rendu est désormais nettement supérieur, y compris avec des sites Web lourds qui apparaissent sans difficulté aucune. Evidemment, la navigation n’est toujours pas parfaite et accuse parfois de quelques ralentissements, la compatibilité avec le Flash reste également encore à prouver…mais le Nokia E6 n’en est pas moins efficace.
Une négociation avec le tactile tout à fait réussie pour Nokia qui assure aussi bien visuellement que sur le fond, avec une multitude de fonctionnalités des plus satisfaisantes, aussi bien dans le cadre d’un usage personnel que professionnel. Enfin !














2 réponses à E6 : Nokia à son paroxysme…