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Quelle assurance choisir pour les petits budgets ?

La santé est un gouffre financier. Et les cotisations des complémentaires constituent désormais pour les ménages un véritable effort financier, de plus en plus difficile à consentir. Pire : chaque année, leur prix ne cesse d’augmenter. Il vous arrive peut-être même de songer à vous en passer… Choisir.com vous donne la solution pour allier maîtrise du budget et prévention en cas de coup dur…

Tout le monde n’a malheureusement pas les moyens de mettre plusieurs dizaines d’euros par mois pour s’assurer. Et certains, faute de moyens - et peut-être aussi parce que mal renseignés - préfèrent aujourd’hui se passer des services d’une complémentaire santé. On estime qu’ils sont tout de même près de 5 % dans ce cas en France en 2014. A leurs risques et périls.

 

« Entre les aides sociales et l’émergence des complémentaires low-cost, il est désormais possible de s’assurer a minima sans se ruiner… »

 

Pour eux – et peut-être aussi pour vous – des aides sociales existent. Et si vous dépassez de peu les plafonds autorisés, sachez que de plus en plus d’assurances santé investissent le marché du low-cost. Avec des prix assurés très doux.

 

Les aides sociales

 

1. La CMU-C

Il s’agit de la couverture maladie universelle complémentaire, à ne pas confondre avec la CMU de base. Concrètement, la CMU-C correspond à la partie « mutuelle » ou « complémentaire », ce que la CMU de base vaut pour la partie Assurance Maladie pour les personnes ne dépendant d’aucune caisse. Ainsi, vous pouvez très bien être éligible à la CMU-C sans pour autant être allocataire de la CMU.

L’idée est d’offrir aux plus démunis une complémentaire santé gratuite, complémentaire qu’ils n’auraient jamais eu les moyens de se payer, dans un système où l’Assurance Maladie n’assure qu’une petite partie des remboursements.

Dans le détail, la CMU-C vient compléter le remboursement de votre caisse d’Assurance Maladie  jusqu’à 100% des tarifs de la Sécurité Sociale pour chacun de vos soins. Elle vous exonère également de l’avance des frais et du paiement de la franchise médicale. Aucun professionnel de santé, y compris de secteur 2, ne peut non plus vous facturer de dépassements d’honoraires. Par ailleurs, pour des postes de santé traditionnellement peu remboursés par le régime obligatoire, comme l’optique ou les soins dentaires, la CMU-C inclut différents forfaits de prise en charge. Vous pouvez, par exemple, chaque année, bénéficier de la prise en charge à 100% d’une paire de lunettes, à la seule condition que cette dernière n’excède pas un certain plafond de prix. De la même façon, en cas d’hospitalisation, aucun forfait journalier ne peut vous être réclamé.

Chaque bénéficiaire de la CMU-C doit respecter un certain plafond de ressources annuelles, variable selon la composition de son foyer. En 2014, ce plafond s’élève par exemple à 8645 euros annuels pour une personne seule ou à 12697 euros annuels pour un ménage constitué de deux personnes.

 

2. L'Aide pour une Complémentaire Santé (ACS)

Il s’agit d’une aide d’Etat visant à permettre aux personnes modestes mais dont les revenus dépassent le plafond de la CMU-C de souscrire à une complémentaire santé. Pour en bénéficier, vos revenus ne doivent cependant pas excéder de plus de 35 % ce plafond, soit un total de 11670 euros annuels pour une personne seule et de 17505 euros pour deux en 2014.

Concrètement, ce dispositif (également connu sous le nom de chèque santé) consiste en un soutien financier direct annuel de 100 à 550 euros par personne pour vous aider à payer la complémentaire santé de votre choix.

Au-delà des conditions de votre contrat d’assurance, l’ACS vous permet par ailleurs de bénéficier d’une dispense partielle d’avance des frais, à valoir sur les dépenses prises en charge par la Sécurité Sociale ainsi que d’une exonération des dépassements d’honoraires pour les professionnels de santé de secteur 2. Vous restez en revanche redevable de la franchise médicale.

Le montant de l’aide est variable selon l’âge de la personne.
 

Age du bénéficiaireMontant du soutien financier
De 0 à 15 ans100 €
De 16 à 49 ans200 €
De 50 à 59 ans350 €
60 ans et plus550 €

 

Les complémentaires santé low-cost

 

Vos revenus dépassent les plafonds fixés pour la CMU-C et l’ACS ? Et vos fins de mois sont de plus en plus difficiles ? Vous pensez peut-être à vous passer de complémentaire santé ? Pas de panique !

Dans un contexte de crise et où la quête du prix le plus bas est à son apogée, le milieu des complémentaires santé a aujourd’hui aussi ses acteurs low-cost. Nous vous conseillons d’utiliser notre comparateur de mutuelles pour trouver les tarifs les plus intéressants.

Ces assurances ne vous proposent pas de superflu, un tiers payant parfois optionnel et un recentrage sur les garanties les plus essentielles. Les formules les plus économiques démarrent alors parfois à hauteur de 10 à 15 euros par mois !

Si ces offres à bas prix rencontrent un succès de plus en plus grandissant, il convient cependant de garder à l’esprit que cette pression à la baisse des tarifs s’accompagne aussi de certains sacrifices.

Dans une logique de réduction des frais de structures et de personnel, nombre de ces organismes ont par exemple opté pour une présence 100 % dématérialisée. Pas d’agences et parfois même absence de service client par téléphone : tout se passe par Internet. Au niveau de la couverture : là aussi, il y a peu de place à la fioriture. Peu de chances d’espérer, par exemple, une prise en charge des dépassements d’honoraires ou d’une chambre particulière en cas d’hospitalisation. Les remboursements se limitent la plupart du temps au ticket modérateur. Dans certains cas, le forfait journalier est même laissé à la charge de l’assuré. Dans d’autres, l’idée d’une franchise annuelle est parfois même inscrite dans le contrat.

Par conséquent, sans être totalement à écarter, ce type de couvertures santé s’adresse en particulier à une population plutôt jeune, à l’aise avec Internet, et sans souci de santé particulier. Elles sont là avant toute chose pour prévenir un coup dur inattendu et non pour accompagner un assuré tout au long de sa vie.

 

Cas concret : Pascal va sur ses 28 ans. Il commence tout juste dans la vie active et, forcément, il a encore tout à construire ! Son budget s’en trouve bien entendu considérablement amputé. Il n’a en revanche aucun souci de santé, ses visites chez le médecin se comptent sur les doigts d’une main et se limitent le plus souvent à prévenir un mauvais rhume. Il ne souhaite pas pour autant faire l’impasse totale sur une complémentaire santé et préfère prévenir plutôt que guérir en cas de coup dur et notamment d’hospitalisation… En surfant sur Internet, il a aperçu plusieurs modules de couverture dont les prix démarrent dès 17,48 euros par mois. Une aubaine pour lui. Ces derniers, en échange de la compétitivité de leur tarif, lui facture en revanche le tiers payant à hauteur de 2 euros par acte. Les vignettes orange des médicaments ne sont pas non plus prises en charge.

Dans le cas de Pascal, cela n’a pas de réelle importance et ce type de couverture peut très bien lui convenir pour le moment. En revanche, dès lors que certains soucis de santé commenceront à apparaître, dès lors que son budget sera moins réduit ou au-delà de ses 40 ans, il aura tout intérêt à aller voir ailleurs.

Guide: 
Comment choisir son assurance santé ?
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