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Avec le rachat de Groupama, Orange est-il sur le point de réaliser son rêve ?

Orange banque

Présent sur tous les fronts, Orange est également sur le point d’acquérir la division bancaire du groupe Groupama. Le but de la manœuvre : mettre la main sur la licence bancaire nécessaire au lancement de sa solution financière 100 % mobile « Orange Banque ». Un service de paiement que l’opérateur promet comme atypique et discount…

 

Début janvier, l’opérateur historique annonçait être entré en négociations exclusives avec Groupama pour l’acquisition de 65 % du capital de sa filiale bancaire. On connaissait depuis mars 2015 les velléités de Stéphane Richard en la matière. Restait alors l’épineuse question de l’obtention de la licence attribuée au compte-gouttes et obligatoire pour exercer le métier de banquier. Grâce à l’hypothétique mainmise sur Groupama, la banque made in Orange pourrait ouvrir ses portes dès début 2017. 

 

Mobile et banque : deux mondes aux frontières de plus en plus floues

 

Les Français fréquentent de moins en moins leurs agences bancaires. Ils seraient aujourd’hui moins de 42 % à se rendre au moins une fois par mois à leur guichet contre 57 % il y a à peine huit ans.

De plus, chaque banque propose désormais à sa clientèle sa propre application. Sans avoir à se déplacer, il devient possible de réaliser soi-même la majorité des opérations courantes, directement depuis son smartphone.

Un établissement financier ne peut ignorer la révolution numérique. Et de ce fait, il franchit un pas de plus vers l’univers des Télécoms.

Les relations avec le monde des télécommunications deviennent tellement étroites que certains établissements bancaires, comme La Banque Postale ou le CIC, ont même lancé leurs propres solutions de téléphonie.

De la bouche du directeur général adjoint d'Orange, Laurent Paillassot, il n’y a « aucune raison qu’on ne fasse pas le chemin inverse » si les banques elles-mêmes ont déjà réussi à amorcer le processus.

En rachetant la filiale bancaire de Groupama, Orange souhaite prouver qu’il est capable d’initier et d’accompagner cette diversification. Mieux : il entend même l’accélérer.

 

Bien choisir sa banque...
Pour un service aussi basique qu’un compte bancaire, les frais et les coûts engendrés sur une année peuvent faire le grand écart d’un établissement financier à un autre. Grâce à notre comparateur, il est possible de réaliser jusqu’à 188 euros d’économies en quelques clics, simplement en faisant jouer la concurrence.

 

Orange Banque : une banque forcément digitale…

 

Stéphane Richard l’a assuré et répété : Orange sera « une vraie banque mobile, 100 % digitale ». Thierry Martel, directeur général de Groupama, avance même le concept de « Banque 4.0 ».

Si les contours du futur établissement financier demeurent encore floues, Orange entend bien se placer comme un précurseur d’un nouveau mode de relation entre l’épargnant et l’établissement gestionnaire de son compte.

Bien plus qu’un simple outil de consultation, l’opérateur historique espère transformer l’application mobile en « véritable agence de banque ».

Il aura alors à son actif une force de frappe unique : la maîtrise de toute la chaîne de gestion, de l’application en passant par le réseau. L’opérateur n’en sera d’ailleurs pas à son coup d’essai.

 

"Orange propose déjà des services bancaires en Afrique ainsi qu'en Pologne."

 

Ses premières armes, il les a faites en Afrique, où il propose depuis maintenant plusieurs années des services de transfert d’argent et de paiement. En 2014, il lance même en Pologne Orange Finance.

Une initiative unique en son genre qu’il souhaite réitérer ou du moins s’inspirer pour le lancement de sa nouvelle solution financière en France. 

Orange Banque pourrait alors intégrer à la fois un compte courant, une carte de paiement NFC, un système de paiement sans contact sur smartphone ou encore un wallet pour des transferts d’argents entre différents comptes.

Certaines rumeurs laissent même entendre que le nouvel ensemble pourrait être tenté d’incorporer à son catalogue des offres de crédit à la consommation. Avec un objectif : créer une véritable banque de complément capable de faire trembler ses homologues en ligne.

 

Orange s'est déjà imposé en France pour le paiement mobile :
 

 

… mais avec un réseau physique puissant

 

Là où La Poste utilise ses bureaux et ses agences pour vendre ses forfaits mobiles, Orange pourrait bien faire de même pour promouvoir ses nouveaux produits financiers.

Tout en enregistrant des résultats en forte progression depuis quelques années, les banques en ligne peinent toujours à convaincre des pans entiers de la population et seuls 5 à 6 % des Français ont en réalité déjà sauté le pas d’un compte bancaire dématérialisé.

En parallèle, le compte Nickel vient leur disputer la place. Distribué dans les bureaux de tabac, il a déjà conquis près de 200 000 clients en seulement deux ans d’existence. Il faut dire qu’il a pour spécificité l’efficacité incomparable d’une présence sur le terrain.

Et, selon toute vraisemblance, l’offre Orange Banque, pour appâter le chaland et s’adresser autant à la jeune génération « smartphone » qu’aux clients plus traditionnels, devrait à son tour s’appuyer sur un réseau physique puissant.

Les 850 boutiques de l’opérateur devraient également être mises à contribution, tout comme les 3000 agences des réseaux Groupama et Gan. Stéphane Richard est d’ailleurs optimiste et espère réaliser un chiffre d’affaire de 400 millions d’euros dès l’horizon 2018.

Un optimisme qui est toutefois loin d’être unanimement partagé par les spécialistes qui pointent l’échec de nombreuses initiatives similaires dans des pays très bancarisés comme la France. Mais Orange a peut-être plus d’une corde à son arc…

 

Orange se rêve en Free de la banque
La déclaration est signée par Stéphane Richard lui-même. Pour tenter de percer sur un marché déjà saturé, Orange entend se distinguer de la concurrence sur le niveau des prix. Alors que les banques traditionnelles généralisent en ce début d’année les frais de tenue de compte, l’opérateur entend faire gagner à l’épargnant près de 100 euros par an. Soit des tarifs proches de ceux pratiqués par Fortuneo, Boursorama ou Hello Bank, mais avec un réseau physique de près de 4000 points de vente…

Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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