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Livret A : désamour des Français et assauts du FMI

Livret A

Longtemps produit phare des épargnants français, le livret A est devenu moins attractif et son pécule fond comme neige au soleil. Une situation qui ne devrait pas s’améliorer, au vu des récentes déclarations du FMI. Ce n’est pas la première fois que l’institution a ce livret réglementé dans le viseur. 

 

Un taux d'intérêt jugé décevant 

 

Les épargnants retirent plus d’argent qu’ils n’en mettent sur le livret A. Il a de nouveau perdu 170 millions d’euros en avril, un mouvement qui confirme une tendance entamée depuis déjà plusieurs mois. En effet, entre janvier et avril, le livret A a laissé s’échapper pas moins de 2 milliards d’euros. 

En cause, un taux jugé décevant, à 1 %. Pourtant, il est plus élevé que ce qu’exige normalement sa règle de calcul. En temps normal, le taux du livret A est soit basé sur une moyenne entre le taux de l’inflation (hors prix du tabac) et ceux de l’Euribor et de l’Eonia (taux de référence sur le marché monétaire de la zone euro), soit il est obtenu en ajoutant 0,25 % au taux d’inflation.

 

"Le résultat le plus élevé issu de ces deux méthodes de calcul est celui retenu par la Banque de France."

 

Actuellement, le taux du livret ne reflète pas la très faible inflation que l’on trouve en France. Ainsi, si les strictes règles de calcul avaient dues être observées en février dernier, le juste taux du Livret A aurait été de 0,25 %.

Si l’épargnant peut se réjouir de ce décalage, les protestataires réclamant une plus juste appréciation du taux sont de plus en plus nombreux.

 

Le Livret A victime de tirs croisés

 

La Banque de France a clairement affiché son opinion : elle avait jugé que l’abaissement du taux du livret A à 1 % en août dernier était insuffisant. Une position qu’elle continue de défendre aujourd’hui. Elle est loin d’être la seule : les patrons de la Société Générale et du Crédit Agricole partagent cet avis.

Plus récemment, le FMI (Fonds monétaire international) a lui aussi plaidé pour une révision du taux. Voici sa recommandation :

 

« (…) réduire les taux d’intérêt garantis dans le cadre des dispositifs d’épargne réglementée qui font obstacle à transmission efficiente de la politique monétaire de la BCE. »

 

Ce n’est pas la première fois que le FMI se prononce sur le Livret A, qu’il considère comme une variable d’ajustement. En 2013, en plein cœur de la crise de la dette, une solution lui était apparue : taxer de 10 % l’épargne des Français. A l’époque, cela aurait permis de récolter 700 milliards d’euros. L’idée en était toutefois restée au stade de suggestion.

Ce qui pourrait en revanche changer aujourd’hui, c’est le taux du livret A. Il est en effet révisable au 1er août prochain et les défenseurs de cette option font entendre leur voix.   

Ingrid Labuzan

 

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