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La redevance TV fera-t-elle augmenter le prix de nos abonnements Internet ?

Redevance TV

Depuis la disparition de la publicité après 20 heures sur les chaînes de France Télévisions, l’audiovisuel public est en quête perpétuelle de nouveaux fonds. C’est au gouvernement de Manuel Valls que revient la responsabilité de trouver des solutions. Les box de nos fournisseurs d’accès à Internet sont en première ligne. Faut-il y voir le risque d’une augmentation généralisée des abonnements ? 

 

Le gouvernement est décidément bien en peine sur le dossier du financement de l’audiovisuel public. Les chaînes de France Télévisions, premières bénéficiaires de la fameuse redevance avec Radio France, sont confrontées à un tour de vis budgétaire. Il y a par conséquent urgence à trouver des fonds.

 

L’assiette de la redevance bientôt élargie aux box Internet ?

 

Jusque-là pour payer la contribution à l’audiovisuel public (nouveau nom de la redevance), il fallait détenir un téléviseur. Dans un monde de plus en plus connecté par les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, on peut désormais consommer du flux sans passer par la petite lucarne.

Pire, le nombre de foyers déclarant posséder un téléviseur commence doucement mais surement à baisser. Entre 2014 et 2015, la proportion serait ainsi descendue de 98.1% à 94.7%.

Certains rapports craignent une hémorragie et proposent d’étendre l’acquittement de la taxe audiovisuelle à d’autres supports ou à d’autres technologies.

La piste de réflexion a d’abord été ouverte concernant les smartphones et les tablettes tactiles avant de dévier sur les box Internet. L’outil permet à des pans entiers de la population de télécharger gratuitement et en illimité des flux de programmes de diverses natures. 

 

"Tous ceux qui ne s’acquitteraient pas de la redevance se verraient rattraper via leur abonnement à Internet."

 

Ce projet présenterait le désavantage d’avoir des effets limités au niveau des rentrées fiscales. Avec 95% des foyers déclarant posséder un téléviseur, il y a de quoi espérer grappiller quelque 3 à 4% de ménages supplémentaires. 

La solution a été retoquée par François Hollande le 7 septembre dernier au profit de produits fiscaux bien plus générateurs de profits. Dès que la proportion de foyers équipés d'un téléviseur sera encore plus basses, il y a fort à parier que l’idée revienne sur le tapis.

Les premières victimes seraient les jeunes, étudiants ou récemment installés, qui sont nombreux à détenir un accès à Internet mais pas forcément de téléviseurs. Pour eux, la note annuelle de leur fameuse box pourrait alors brutalement s’apprécier de plus de 130 euros.

 

Des abonnements bientôt plus chers ?

 

Seule une augmentation très modérée de la redevance est prévue à raison d’un euro par foyer. Mais si la redevance TV n’a pas été étendue aux box, ce sont pourtant ces dernières qui sont mises à contribution dans la mouture présentée par François Hollande début septembre.

Six ans plus tôt, la stratégie du gouvernement de François Fillon avait été la même. En lieu et place de la publicité nocturne, la taxe Copé voyait le jour. Une taxe de 0.9% que l’ensemble des acteurs du secteur se sont alors empressés de répercuter sur leurs clients.

Au regard de la vague de résiliation massive qui s’en est suivie, il y a eu un rétropédalage collectif, mais limité aux seules offres mobiles. Car, à partir de cette date, les offres fixes ont commencé à s’apprécier.

En 2009, Free, l'opérateur qui propose aujourd'hui un forfait mobile imbattable, abandonna aussi le seuil tarifaire symbolique des moins de 30 euros via l’option TV facturée à 1.99 euros.

Il y a six ans, cette taxe devait compenser le manque à gagner pour les chaînes de France TV avec la disparition de la manne publicitaire. Or, sur les 320 millions d’euros promis à l’époque, il n’en resterait que la moitié au bénéfice des chaînes publiques.

Ironie du sort, les fonds supplémentaires réclamés par la PDG du groupe, Delphine Ernotte ancienne directrice générale adjointe d'Orange France, seront donc une nouvelle fois ponctionnés directement et en partie sur les comptes de son ancien employeur. 

 

"Le couperet Hollande est tombé : la taxe Copé sera relevée de 33% pour atteindre les 1.2% du chiffre d’affaires au lieu de 0.9%."

 

La probabilité est grande pour que les opérateurs répercutent cette hausse sur le tarif de leurs abonnements.

La ministre de la Culture Fleur Pellerin se veut pourtant rassurante grâce à "la concurrence sur les prix [qui] est forte dans ce secteur", souhaitant croire que les différents acteurs prendront ce surcoût à leur charge.

Les réactions des principaux intéressés sont loin d’inviter au même optimisme. Pour Orange, « c’est une forme de mépris (…). Une fois de plus, le secteur est pris pour une vache à lait », s’est notamment empressé de déclarer Stéphane Richard, PDG de l’opérateur historique.

Du côté de Free, le couperet est encore plus ferme. Pour le trublion, il serait même « naïf de penser que ce nouvel impôt ne sera pas in fine payé par le consommateur ».

Pour le gouvernement, le pari sera gagné : il n’est officiellement aucunement question de hausse d’impôt et le tort pourra être jeté sur les opérateurs. En attendant, c’est bien la population française qui risque une nouvelle fois de passer au tiroir-caisse.

 

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