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Les Français empruntent moins. Et vous?

emprunt france

Alors que la crise bat son plein, de plus en plus de Français boudent le crédit et préfèrent reporter leurs projets de consommation. Un choix pas forcément des plus judicieux face à la faiblesse actuelle des taux d’intérêts…

 

Rien n’y fait. Alors que les taux sont au plus bas, le crédit tousse, trépasse et se trouve au bord de la panne sèche. Fin 2014, seuls 46.5% des Français étaient détenteurs d’au moins un crédit. Un chiffre qui n’était jamais descendu aussi bas, du moins depuis 2008, année de création de l’OCM (Observatoire des Crédits aux Ménages), l’organisme chargé d’observer et d’analyser la propension des Français à emprunter. En tout et pour tout, en six ans, le taux de détention aurait ainsi chuté de plus de six points, alors même que la capacité moyenne d’emprunt n’aurait cessé de s’améliorer depuis 2008, fameuse année de la crise des subprimes et des taux d’intérêts records. 

 

Des Français qui boudent le crédit…

 

Une réticence à l’emprunt qui concerne tous les crédits. En pleine période de doute, les ménages limitent au maximum les dépenses et se replient plus que jamais vers les postes de consommation les plus essentiels. Sans surprise, les crédits à la consommation comptent parmi les plus impactés avec un taux de détention qui a chuté de plus de huit points en six ans, passant de 34% à 25.6%. Pourtant, quoique moins touché, le crédit immobilier ne se situe pas forcément en posture beaucoup plus enviable. En un an, le nombre de Français concernés par un prêt immobilier a là encore baissé de presque 0.5 point entre 2013 et 2014 pour se situer aux alentours de 30.6%, contre 31% quelques mois plus tôt.

Les raisons de cette crise de confiance ? Dans un élan de pessimisme collectif, vous êtes en effet désormais nombreux à préférer la prudence. Crise et augmentation continue du chômage, tout incite à plus de prévoyance. Inquiétudes sur les retraites, crainte de nouveaux impôts et d’une cure d’austérité encore plus sévère au plus haut niveau de l’Etat sont les ingrédients de ce pessimisme généralisé et partagé. Or, investir, acheter suppose un minimum de confiance en l’avenir. Et, malgré des taux d’intérêts attractifs, le marché reste inexorablement bloqué. Une tendance lourde qui ne trouve pas d’équivalent à ce point chez nos voisins européens. Conséquence directe : les Français préfèrent l’épargne à l’achat. Une épargne, somme toute, avant tout de précaution. Plus que jamais, en période de crise, vous préférez repousser et décaler vos dépenses. En attendant des cieux plus cléments ?

 

C’est pourtant le moment d’investir…

 

C’est un paradoxe économique. Alors que les Français sont à mille lieux de penser à s’endetter, c’est peut-être justement aujourd’hui le moment le plus opportun de réaliser certains investissements. A une période où vous êtes plus fourmi que cigale, les produits d’épargne deviennent de moins en moins intéressants. Depuis 2012, la rémunération du Livret A a par exemple baissé de 1.25 point pour s’établir aujourd’hui à 1%. Et la baisse devrait continuer. En janvier dernier, Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France proposait même d’abaisser ce taux à 0.75% afin de relancer la consommation. Avoir son petit pécule de côté pour faire face en cas de coup dur risque donc bien de vous rapporter de moins en moins.

A l’inverse, les indicateurs en faveur de l’investissement sont au vert. En plein creux de la vague, avec des taux d’intérêts historiquement bas, votre projet de toute nature a toutes les chances de vous coûter moins cher que jamais. Avec des taux moyens de 2.5% sur 20 ans en février 2015, selon des chiffres relevés par le guide du crédit, le prix du prêt immobilier a, par exemple, encore baissé de 1% en un an. En trois ans, le taux a même été divisé par 1.6. Une aubaine et une occasion pour baisser le montant de vos mensualités et/ou pour réduire la durée de votre emprunt. Avec, à la clé, là encore, des taux d’intérêts forcément plus bas au fur et à mesure que votre période de remboursement se raccourcit. Le phénomène est d’autant plus exacerbé que les prix des biens sur le marché sont eux-mêmes orientés à la baisse. En trois ans, les biens immobiliers auraient ainsi perdu 6.5% de leur valeur. Pour les primo accédant ou les plus modestes, c’est plus que jamais synonyme de possibilités nouvelles, avec des apports plus faibles. D’ici quelque temps, il y a en effet fort à parier que les taux d’intérêts ainsi que les tarifs s’apprécieront à nouveau dès lors que la demande sera moins fébrile. Si vous avez un projet et que vous présentez toutes les garanties nécessaires pour le prêteur, attendre pourrait par conséquent s’avérer être un très mauvais calcul financier.

 

Quelques conseils avant de souscrire à un crédit
Emprunter, oui, mais pas n’importe comment… Avant de s’engager sur un crédit, mieux vaut savoir prendre quelques précautions. Ne vous endettez jamais, tous prêts confondus, à plus de 33% de vos revenus. Ce seuil est une limite maximale. Dans l’absolu, les spécialistes conseillent même de personnaliser ce taux  selon votre situation. Analysez bien votre situation familiale, votre mode de vie pour simuler la mensualité qui s’adapte le mieux à votre budget. Evitez les engagements trop lourds, tenez compte de la survenue possible d’imprévus. Un crédit ne doit pas se transformer en goulet d’étranglement. Négociez plutôt dans ce cas des possibilités de remboursement anticipé. Enfin, même si le taux et les conditions proposées par votre banquier vous paraissent satisfaisants, n’hésitez pas à comparer avec la concurrence. Notre comparateur peut vous aider dans cette démarche. 

Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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