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Tout savoir sur le contrôle technique de votre voiture

contrôle technique

Il y a trente ans, un véhicule finissait assez souvent sa route sur le bas-côté, à bout de souffle. Aujourd’hui, il n’en a plus le temps. Dans un objectif d’optimisation de la sécurité routière, le législateur est passé par là. Chaque automobile de plus de quatre ans est ainsi soumise à une obligation de contrôle technique. Mais en quoi ce dernier consiste-t-il vraiment ? Choisir.com vous dit tout.

 

Le bon vieux contrôle technique, aujourd’hui connu de tous, a fait ses premières lettres de noblesse en 1992. Pour la première fois, le Code de la Route, dans ses articles R 323-1 à 323-26, instruisait l’obligation pour le propriétaire d’un véhicule de soumettre ce dernier à une inspection visant à vérifier « qu’il est en bon état de marche et en état satisfaisant d’entretien ».

Un impératif qui intéresse de près une grande partie des automobilistes français, sous peine de voir leur fameux carrosse remisé en direction de la voie du garage.

 

Où et quand le contrôle doit-il être réalisé ?

 

Citadines, 4x4, monospace, avec 2 ou 5 places, peu importe la motorisation : le Code de la route n’établit aucune distinction.

Toutes les voitures particulières, du véhicule de tourisme en passant par l’utilitaire de moins de 3.5 tonnes, sont soumises à cette obligation de contrôle périodique, encadré par l’Etat, pour « les mettre ou les maintenir en circulation ».

La législation française précise que cet examen doit avoir lieu avant le quatrième anniversaire suivant la première mise en circulation de l’automobile puis être renouvelé tous les deux ans.

 

Cas concret : Si la carte grise de votre nouvelle berline affiche une date de première mise en circulation au 15 mars 2016, vous êtes tenu de la faire vérifier auprès d’un professionnel agréé entre le 15 septembre 2019 et le 14 mars 2020 dernier délai

 

Depuis 2003, l’activité de contrôle technique est confiée à des agents indépendants agréés par les Préfectures. Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, ces professionnels sont tenus de présenter une indépendance vis-à-vis de toute activité liée à la réparation ou au commerce automobile. 

Bien qu’étant obligatoire, le contrôle technique reste à l’initiative complète du propriétaire du véhicule. En ce sens, aucune convocation ne vous sera jamais envoyée par l’administration publique.

Mais, à la suite d’une première visite auprès d’un professionnel, ce dernier se charge généralement par la suite de vous faire parvenir un petit courrier publicitaire d’invitation et de rappel dans les temps voulus. Mais, c’est à vous que revient l’entière responsabilité de lui ramener votre auto au moment opportun. A lui ou à un autre concurrent.

 

Des tarifs variant du simple au triple !
Si le secteur est réglementé, il n’en reste pas moins soumis au principe de la libre concurrence. Sur tout le territoire, près de 6200 centres se livrent ainsi une concurrence parfois acharnée. Et chacun a son propre barème de tarifs. D’un professionnel à un autre, une même prestation peut ainsi parfois afficher un différentiel de prix qui peut varier du simple au double à seulement quelques kilomètres d’intervalle. A l’échelle nationale, les écarts peuvent ainsi en moyenne s’échelonner de 35 à 98 euros. A vous d’être prudent !

 

Quels sont les points soumis à contrôle ?

 

Réalisée sans démontage, l’opération est censée depuis le 31 décembre 2011 s’étaler sur environ 30 minutes et balayer plus de 100 points et organes essentiels du véhicule, liés à la fois à l’environnement et à la sécurité.

Rassemblés en 10 groupes principaux, ces derniers ont notamment trait à l’identification, au système de freinage, à la direction ainsi qu’à la visibilité. Sont également scrutés de près la liaison au sol, les pneumatiques, certains éléments de carrosserie et organes mécaniques ou divers paramètres ayant trait à la pollution dégagée par l’automobile en question.

A l’issue du contrôle, l’agent remet alors au propriétaire du véhicule un procès-verbal faisant éventuellement état des corrections hypothétiques à apporter et/ou d’une future contre-visite si celle-ci s’impose. 

Une vignette faisant mention de la date limite de validité de l’opération ou, le cas échéant, de la visite complémentaire à envisager, doit par ailleurs être apposée à la fois sur la carte grise et le pare-brise du véhicule.

 

Vous avez dit pré-contrôle technique ?
Certains réparateurs plus ou moins bien intentionnés surfent sur la crainte de la contre-visite et proposent de plus en plus à leurs clients une sorte de pré-contrôle gratuit. Un geste commercial pas forcément si désintéressé qu’il n’en a l’air. Un réparateur peut être tenté de voir des soucis là où il n’y en a pas vraiment. Un conseil : commencez déjà par le contrôle technique ! Au pire des cas, vous vous trouverez simplement redevable d’une contre-visite dont le coût moyen se situe généralement autour de 10 à 15 euros.

 

Quelles sont les conditions de la contre-visite ?

 

C’est la bête noire des automobilistes. Car la contre-visite va forcément de pair avec réparations et frais supplémentaires. 72 points font ainsi l’objet d’une visite complémentaire obligatoire.

Les cas les plus réguliers portent en particulier sur des problèmes liés à la signalisation, à l’éclairage, au freinage ou encore à la tenue au sol des véhicules concernés. La lettre « S » apparaît alors sur le procès-verbal du contrôle technique qui vient d’être réalisé.

Dans ce cas précis, vous êtes tenu de faire réparer et réviser l’ensemble des défauts repérés dans un délai maximum de deux mois.

 

Cas concret : Votre premier contrôle a eu lieu de 25 mars 2016. Vous êtes tenu de rapporter votre véhicule pour une contre-visite au plus tard le 24 mai 2016, dernier délai. En cas de retard sur le calendrier fixé, vous pouvez être contraint de repasser le contrôle technique dans sa globalité.

 

En revanche, rien ne vous oblige à réaliser cette seconde expertise auprès du même professionnel que précédemment. Peu importe le centre de contrôle technique visité, l’agent est tenu de ne revenir uniquement que sur les corrections pointées à l’occasion de la dernière expertise.

Il n’est non plus habilité à vous facturer cette seconde visite au prix d’un contrôle technique mené dans sa globalité.

 

La contre-visite est tellement redoutée que certains sont prêts à frauder pour l'éviter :
 

 

Quelles sanctions en cas d’absence de contrôle technique ?

 

Le contrôle technique est une obligation. En ce sens, tout contrevenant se met contre le coup de la loi. Les sanctions encourues en de tels cas de figure sont largement définis par l’article R 323-1 du Code de la route.

Celui-ci précise ainsi que le fautif, non à jour de ses obligations, est passible « de l’amende prévue par les contraventions de la quatrième classe ». En théorie, le montant de cette amende peut donc atteindre un maximum de 750 euros.

Toutefois, dans la majorité des cas, la sanction financière généralement infligée est celle du montant forfaitaire, soit 135 euros. A cela s’ajoute cependant le risque de vous voir retenir votre certificat d’immatriculation par les forces de l’ordre.

L’agent verbalisateur vous établira alors une fiche de circulation provisoire le temps de vous mettre à jour de vos obligations. Vous disposez d’un délai de 7 jours pour vous mettre en règle et rapporter au commissariat ou à la gendarmerie du lieu concerné votre procès-verbal tapé des lettres A ou S. 

A l’issue de cette période, et sans action de votre part, l’immobilisation du véhicule peut ensuite être prescrite conformément aux conditions des articles L 325-1 à L 325-3 du Code de la route...

 

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