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Après la 4G, la 4G+ : réseau, débit, usage et smartphones compatibles !

4g+

Deux ans après les premiers pas de la quatrième génération de l’Internet mobile , les opérateurs continuent leur course en avant vers des débits toujours plus élevés. La 4G+, digne successeur de la 4G, promet des vitesses de navigation jusqu’à 300 Mb/s. A condition de se situer en zone couverte et d’opter pour le smartphone adapté… 

 

Mieux que la 4G, il y a la 4G+. Alors que la concurrence bat encore son plein, l’ancestrale guerre des prix semble petit à petit marquer le pas au profit de cette nouvelle bataille de différenciation : la course à la nouvelle technologie est enclenchée.

En réponse à son slogan commercial vantant les qualités de son réseau 4G, Bouygues Télécom  est le premier opérateur français à avoir dégoté cette nouvelle norme de réseau de téléphonie mobile dès le mois de juin 2014… alors qu’aucun terminal compatible n’était encore commercialisé. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’Orange s’engouffre à son tour dans la brèche. Moins d’un mois après la filiale du groupe de BTP, il allumait ses premières antennes 4G+.

 

Une 4G améliorée 

 

Là où la 4G propose des débits jusqu’à 150 Mb/s et se contente d’utiliser une bande de fréquences unique, la 4G+ (aussi appelée norme LTE-Advanced) se montre nettement plus gourmande et nécessite l’utilisation simultanée de deux largeurs de spectre. Alors que l’ARCEP a autorisé les opérateurs mobiles à exploiter les trois fréquences 800, 1800 et 2600 MHz pour la 4G, voilà que la 4G+ en agrège les deux tiers. En retour, elle promet des débits jusqu’à 250 Mb/s. 

Un chiffre lui-même en proie d’être prochainement dépassé. En octobre dernier, Orange réalisait un test grandeur nature. Grâce à l’utilisation de la bande des 3.5 GHz, couplée à celle des 2600 MHz, il pulvérisait alors un nouveau record de débit avec pas moins de 300 Mbit/s mesurés. Même si cet épisode reste pour l’heure du domaine de la fiction, les opérateurs n’ayant toujours pas l’autorisation d’exploiter la bande des 3.5 GHz, dévolue pour le moment aux seuls faisceaux hertziens et aux usages militaires, il a le mérite de repousser une nouvelle fois les frontières du possible. Un possible qui n'a jamais autant été à portée de main. Début février, c'était au tour de Bouygues Télécom de promettre des débits équivalents via l'utilisation non plus de deux mais trois bandes de fréquences.

 

Des usages toujours plus nombreux

 

Qu’il est loin le temps du Wap et de la révolution Edge ! En parallèle de l’augmentation toujours plus grande des débits, c’est l’utilisation même du mobile par l’utilisateur qui s’en trouve transformée. Avec un confort de navigation toujours plus grand,  le mobile se tourne résolument vers le multimédia. On ne s’en sert plus uniquement dans un but de dépannage, on commence à surfer, à regarder, à télécharger des films et de la musique. La 4G+ a toutes les chances d’accroître un peu plus le phénomène. Avec des vitesses de téléchargement qui donnent le tournis.

D’après Bouygues Télécom, la 4G+ serait près de quatre fois plus rapide que la H+. Alors que le téléchargement d’un film de 1.3 Go demande plus de vingt minutes de patience en 3G+, il se ferait désormais dans un lapse de temps similaire à celui de l'écoute d'un extrait musical (5 minutes) en 4G+. Un big-bang technologique, même si les mesures communiquées restent calculées en fonction des débits théoriques maximum permis et non en fonction de l’expérience utilisateur.

 

Vitesses moyennes de téléchargement par usage 3G+/4G/4G+

 H+4G4G+

U

S

A

G

E

S

Téléchargement d'une application.

Poids: 25 Mo

15 secondes7.5 secondes3.7 secondes

Téléchargement d'un album.

Poids: 50 Mo

50 secondes25 secondes12.5 secondes

Téléchargement d'un film.

Poids: 1.3 Go

22 minutes11 minutes5.5 minutes

Source: Bouygues Télécom

 

La 4G+, pour qui ?

 

Pour la grande majorité de la population, il va falloir encore être patient. Son déploiement n’en est qu’à ses balbutiements. Pour l’heure, seuls les trois opérateurs historiques (Orange, Bouygues et SFR) ont commencé sa commercialisation. Tous l’incluent sans supplément de tarif à l’ensemble de leurs forfaits déjà compatibles 4G.

C’est au niveau de la couverture que les choses commencent à se corser, avec des disparités déjà criantes entre les acteurs. Marginalisé depuis son éviction de rachat de SFR, Bouygues Télécom tente de se refaire une santé en vantant la qualité de son réseau mobile. Droit dans ses bottes, chantant à longueur de journée les louanges de son réseau 4G, il choisit de rester dans le même registre en matière de 4G+. Un mois avant Orange, dès juin 2014, il lance les hostilités. Huit mois plus tard, il couvre 21 grandes villes.

L’opérateur à l’agrume n’a pas non plus badiné sur les efforts. Au 31 décembre 2014, il avait déjà allumé son réseau 4G+ à la fois sur Paris, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Douai, Lens et Lille. Cinq semaines plus tard, c'est désormais le cas de dix nouvelles métropoles.

Pendant ce temps, SFR traîne la patte. A date, il ne commercialise la 4G+ qu’à Toulon, Toulouse et Lyon.

 

Et avec quels mobiles ?

 

Il y a quelques mois, tout en apparaissant novateur et précurseur, Bouygues était la risée de certains utilisateurs. Et pour cause, il commercialisait une nouvelle norme de réception mobile que personne ne pouvait réceptionner. Près d’un semestre plus tard, les terminaux compatibles commencent à voir le jour. Mais se comptent encore sur les doigts d’une seule main… ou presque.

Même le célèbre iphone 6, pourtant sorti en septembre dernier, exclue de fait toute possibilité de se connecter en 4G+.  Pour ce faire, chaque appareil doit en effet intégrer un système sur puces de dernière génération, au premier rang desquels le Snapdragon 805 de Qualcomm. Une réalité pour seulement sept modèles de terminaux dont quatre de la firme coréenne Samsung, pionnière en la matière.

Les mobiles compatibles 4G+

  • Samsung Galaxy S5 4G+: 449€*
  • Samsung Galaxy Note 4: 630€*
  • Samsung Galaxy Note Edge: 829€*
  • Samsung Galaxy Alpha: 479€*
  • LG G3 Catégorie 6: 449€*
  • Meizu MX4 : 299€*
  • Huawei Honor 6: 299€*

* Prix indicatif sur le Web au 01/02/2015

Sur la boutique Orange, les quatre mobiles Samsung sont par exemple vendus de 459.90 euros à 849.90 euros. Pour les moins fortunés, les marques chinoises Huawei et Meizu permettent quant à elles d’acquérir un appareil haut-de-gamme, compatibles avec la norme LTE-Advanced, pour moins de 300 euros.  Qui a dit qu’acheter Chinois, c’était forcément renoncer à l’innovation technologique ?   

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Ceux qui ont un mobile compatible et qui vivent en zone couverte l’admettent volontiers : la 4G+ est une évolution naturelle de la 4G. Si, de fait, l’ensemble des forfaits 4G laissent de facto droit à la 4G+, fondre sur un nouveau terminal sous prétexte qu’il est compatible avec la nouvelle technologie de réception mobile, est peut-être encore prématuré. D’une part, la couverture encore très parcellaire, risque de vous décevoir. D’autre part, bientôt, de nouvelles marques entreront probablement dans la danse. Enfin, à peine née,  et voilà que la 4G+ risque très vite de paraître désuète. Prochaines étapes : la 4G++, voire la 5G et les 1Gb/s. 

 

 
 

 

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Sébastien Jaslet

 

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