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La carte bancaire va-t-elle faire disparaître les billets de banque ?

Carte bancaire

La carte de crédit approche doucement de la cinquantaine. Elle a été créée en 1967, soit la même année que la télévision en couleur. Depuis, son usage s’est imposé auprès des Français et le nombre de transactions effectuées ainsi dépasse depuis 2001 celui des paiements par chèque. La carte bancaire est-elle sur le point de faire disparaître les autres moyens de paiement ?

 

La carte bancaire, utilisée pour un achat sur deux 

 

Entre 2013 et 2014, le nombre de transactions effectuées par carte bancaire en France (paiements et retraits confondus) a grimpé de 4 %, selon le Groupement des cartes bancaires. Le nombre de cartes a quant à lui augmenté de 17 % !

 

"Il y a dans nos portefeuilles 62,8 millions de cartes bancaires, qui ont permis à 545 milliards d’euros de transiter."

 

L’utilisation de la carte continue donc de gagner du terrain, puisqu’elle représente le moyen de paiement d’un achat sur deux.

Et si les courses en ligne ont tendance à se démocratiser, elles demeurent encore une goutte d’eau comparativement aux achats traditionnels. Les paiements en ligne représentent "seulement" 55,2 milliards d’euros en 2014, contre 420,1 milliards pour les paiements traditionnels par carte.

 

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La fin des espèces à terme ?

 

De nouveaux services ne cessent de se développer autour de la carte bancaire, comme par exemple le paiement sans contact, censé faciliter l’usage de la carte au quotidien et remplacer les paiements en espèces pour de petits montants. 

Faut-il y voir les prémisses d’une disparition de nos pièces et billets ? C’est en tout cas ce que pense l’économiste allemand Peter Bofinger, comme il l’expliquait dans le journal allemand Der Spiegel :

 

"Avec les possibilités techniques actuelles, les espèces sont en fait un anachronisme."

Peter Bofinger, économiste allemand

 

Les Etats ont aussi tendance à vouloir restreindre l’utilisation de cash sur leur sol. Une méthode simple consiste à interdire le règlement en espèces au-delà d’un certain montant (assez faible puisqu’il s’agit parfois de 1 000 € seulement).

La France, l’Italie, l’Espagne, la Russie, le Mexique, pour n’en citer que quelques-uns, ont déjà emprunté cette voie. La France plaide également pour une suppression des billets de 500 €.  

Quel est l’intérêt des Etats ? Faciliter la gestion de la fiscalité et le prélèvement des impôts. Lutter contre le blanchiment, les trafics et l’économie parallèle. Décourager l’épargne au profit de l’investissement ou de la consommation.

Des intérêts certes louables, mais la disparition des espèces pose tout de même quelques questions. Elle est vue par certains comme une entrave à la liberté, un moyen de pression et de contrôle de la part de l’Etat.

Le journal suisse Le Temps a même titré ainsi un article : "La guerre contre le cash est immorale".

Cette guerre n’est en tout cas pas encore gagnée en France, puisque les utilisateurs de cartes bancaires restent tout de même attachés au paiement en espèces.

Ainsi, l’année dernière, les retraits aux distributeurs de billets ont tout de même atteint le seuil de 124,6 milliards d’euros.

 

Plus de billet à partir de 1 000 € 
A partir du 1er septembre 2015, il sera interdit, pour les résidents français, de payer en espèces au-delà de 1 000 €. C’est le résultat du décret du 24 juin 2015.

Ingrid Labuzan

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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