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Assurances Auto : comment échapper à la hausse des tarifs ?

assurance auto

Après une année 2014 plus accidentogène, les tarifs des assurances auto se sont à nouveau appréciés au 1er janvier. La note commence à être salée ? Naviguez à contre-courant, faites baisser la facture !

 

Pas de répit pour les automobilistes. Depuis le 1er janvier, pour la sixième année consécutive, les tarifs de leurs primes d’assurance ont encore augmenté. Une hausse de près de 2% en moyenne et jusqu’à 2.6% selon les compagnies. Sur le banc des accusés, le bond en avant de l’ordre de 8% des indemnités versées aux assurés l’année dernière est pointé du doigt. A en croire les professionnels du secteur, il en résulte un ratio combiné, produit de la différence entre ce que paie l’assureur et l’assuré, de plus en plus défavorable au premier. Et à Stéphane Penet, directeur général assurances dommages de la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurances) de pronostiquer : « Si cette tendance se poursuit sur le long terme, il est clair que les tarifs vont devoir s’ajuster ».

 

« Appréciation des primes d’assurance ou pas, il est toujours possible de renégocier son contrat. Il est même conseillé de le faire tous les 5 ans »

 

Ces arguments ont du mal à vous convaincre ? Cette nouvelle hausse a du mal à passer ? Bonne nouvelle, diverses solutions s’offrent cependant à vous pour tenter – au moins – de stabiliser le montant de votre prime. 

 

Renoncez aux garanties inutiles !

 

En tout premier lieu, ne tombez pas dans le piège de la sur-assurance ! A quoi bon, par exemple, assurer tous risques un véhicule qui n’est plus côté à l’Argus ? En effet, si les formules tous risques intègrent sans aucun doute les garanties les plus complètes, elles représentent aussi un surcoût de l’ordre de 40 à 90% pour l’assuré par rapport aux contrats au tiers.  Or, plus votre voiture perd de sa valeur, et plus votre prime a des chances de dépasser le montant total des réparations en cas de survenue d’un accident. En deux mots, posez-vous la question de l’intérêt de maintenir l’intégralité des garanties de votre contrat. Dans bien des cas, la garantie intermédiaire peut allègrement suffire.

 

L’assurance tous risques n’a d’intérêt que si la cote de votre véhicule demeure correcte. Généralement, les spécialistes fixent le seuil de rentabilité de ce type de contrat à la condition que le montant de la prime annuelle ne dépasse pas un dixième de la valeur vénale dudit véhicule. Estimez gratuitement la valeur de votre véhicule.

 

Faites jouer la concurrence !

 

Sur un marché ultra-concurrentiel, le consommateur bénéficie par ailleurs d’une force de frappe indéniable pour tenter de faire baisser sa note : la mise en concurrence ! En tout état de cause, n’hésitez pas à faire le tour des acteurs et à comparer leurs offres. Pensez aussi aux contrats en ligne qui peuvent vous proposer des réductions de l’ordre de 15 à 30%. Mais, en matière d’assurance, le prix ne doit pas être le seul et unique critère de choix. Une des difficultés à comparer les contrats des assureurs réside en effet dans le fait que ces derniers se résument rarement à trois formules de base uniformes. Chaque acteur y va de ses options et de ses garanties. Prenez le temps de les comparer, posez-vous la question de leur pertinence. La Macif propose, par exemple, jusqu’à 54 combinaisons de garanties différentes.

Pour vous aider dans cette tâche ardue, n’hésitez pas à recourir aux services d’un courtier en assurances. De par sa force de frappe supplémentaire, il peut dans certains cas vous octroyer des économies de l’ordre de 30% en moyenne. En toute liberté et en quelques clics, notre comparateur vous propose quant à lui de mettre en opposition les offres de plusieurs grands acteurs du secteur.

 

Renégociez régulièrement votre contrat !

 

Les spécialistes préconisent d’ailleurs aux assurés de renégocier leur contrat au moins une fois tous les cinq ans. En effet, alors même que votre véhicule a perdu de sa valeur, il arrive assez souvent que votre assureur feigne de l’oublier dans le calcul de la prime. Après avoir frappé à la porte de plusieurs concurrents et récupéré leurs propositions commerciales, rien ne vous empêche de tenter un dernier coup de poker auprès de votre compagnie d’assurance. Dans la crainte de vous voir partir, vous pourrez dans certains cas être surpris des efforts insoupçonnés qu’elle est capable de vous consentir !

 

Changer d’assurance : la procédure désormais simplifiée

 

Le phénomène n’a d’ailleurs jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui. Depuis le 1er janvier, changer d’assureur s’apparente presque à un jeu d’enfant. Après une première année d’engagement, l’assuré pourra dorénavant choisir de dénoncer son contrat à tout moment. Cette mesure emblématique de la nouvelle loi Hamon concerne en effet de facto l’ensemble des contrats souscrits avant 2015, dès l’horizon de leur prochaine échéance. En attendant, une autre solution s’offre peut-être à vous. En cas d’augmentation de votre prime, la loi vous reconnaît la possibilité de changer sans délai d’assurance et ce dans les deux mois suivant l’entrée en vigueur du nouveau tarif.  Faites attention toutefois à ce que votre contrat ne prévoit pas de pourcentage d’augmentation minimum en dessous duquel la clause deviendrait inapplicable.

Hasard ou pas, en pleine période de mutation législative en matière d’assurance, certains groupes et/ou mutuelles ont préféré renoncer à toute augmentation. Parmi eux, la Maaf ou la Matmut. Pour tous les autres, les hausses se sont avérées dans la plupart des cas relativement modérées (moins de 2% en moyenne contre 3.3% en 2011). Si les principaux intéressés affirment que la loi Hamon n’y est pour rien, à l’heure à laquelle il n’a jamais été aussi simple de changer d’assureur, ce n’était peut-être pas le meilleur moment de fâcher l’assuré.

 

  

Zoom sur la loi Hamon

 

Le volet de la loi relatif aux assurances est entré en vigueur au 1er janvier. Il vise notamment à libéraliser un peu plus un marché en permettant aux assurés de résilier leur contrat quand bon leur semble, une fois passée la première année d’engagement. Le but avoué de cette nouvelle mesure est de faire baisser les prix via un jeu de mise en concurrence accrue. Dans le système précédent, il n’était en effet pas rare que le client oublie de dénoncer son contrat dans les temps. Il peut dorénavant le faire à tout moment en respectant un mois de préavis. Pour toute assurance obligatoire, c’est votre nouvel assureur qui se charge des démarches. Ce nouveau droit s’applique à l’ensemble des contrats d’assurance, à l’exception des complémentaires santé.

Retrouvez plus de détails sur les nouveautés apportées par ce nouveau texte sur le site officiel d’information de l’administration française.

 

 
 
Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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