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La privatisation des radars embarqués : bonne ou mauvaise idée ?

radar mobile

Soucieux de voir le nombre d’accidents de la route diminuer, l’État, par le truchement de Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, a annoncé que l’État allait privatiser les contrôles radars. Cette mesure, décidée par Manuel Valls en octobre dernier, va prendre effet en janvier 2017. D’ici là, on se demande qui va bientôt nous verbaliser. Et de quelle manière ?

 

Une augmentation des radars embarqués

 

En 2014, le nombre d’accidents avait augmenté de 3,5 %. L’année 2015 enregistre une hausse de 2,4 % par rapport à 2014. De quoi inquiéter un État déjà en émoi quant au taux de mortalité sur les routes françaises.

Il existe aujourd’hui une grande quantité de radars fixes, dont certains ne sont en réalité que des leurres, mais les radars embarqués ne sont pas aussi répandus que l’avait annoncé Monsieur Valls.

 

"En réalité, la flotte de radars embarqués compte 319 véhicules mais chacun n’est utilisé en moyenne que 1h13 par jour."

 

La raison de cette sous-utilisation est simple : le personnel assigné aux contrôles routiers en mouvement doit s’acquitter de nombreuses autres tâches telles que la verbalisation ou le contrôle du taux d’alcoolémie.

Pour lutter contre ce manque d’effectif et cette sous-utilisation des véhicules équipés de radars embarqués, l’État a décidé de privatiser ces radars.

 

Des sociétés privées mais agréées par l'État

 

Emmanuel Barbe a rapidement annoncé que ces sociétés seront agréées par l’État mais qu’elles ne sont pas encore sélectionnées à l’heure actuelle. Cela fera l’objet d’un marché public prochain.

Les premiers tests seront réalisés au mois d’août 2016 et la démarche augmentera jusqu’au mois de décembre pour se généraliser en janvier 2017.

 

"Il reviendra toujours à l'Etat de verbaliser les automobilistes, mais le contrôle sera effectué par d’autres sociétés privées."

 

Cela signifie que les sociétés ne toucheront aucun intéressement par rapport aux bénéfices dégagés. Le salaire des conducteurs de voitures équipées seront donc payés de manière égale.

Il est à noter que ce n’est pas ce prestataire qui contrôlera le radar. Tout sera automatique, son seul travail concernera le pilotage de la voiture sur les routes et les autoroutes.

De ce fait, le parc va pouvoir augmenter jusqu’à 440 voitures et multiplier la présence sur les routes par 3 ou 4.

 

Comment contester un PV en toute légalité ?
Avec l'augmentation des radars mobiles, va suivre l'augmentation des contraventions. Peu importe la société qui vous attrape, il est possible de contester votre PV en toute légalité. De quoi vous sauver la mise !

 

Des contraventions plus chères ?

 

Les radars ne sont pas une première en matière de privatisation sur la route. On a déjà assisté à l’externalisation des péages d’autoroutes et des fourrières. La conséquence directe avait été l’augmentation des tarifs.

Les français sont alors en droit de se demander si un excès de vitesse va leur coûter plus cher en 2017 qu’en 2016. Pour le moment, Emmanuel Barbe ne s’est pas prononcé sur le sujet. Il admet pourtant que ce système a pour objectif de rentabiliser la flotte de radars embarqués.

Pour le moment, aucun changement n’est à prévoir : vous paierez vos contraventions à l’État, à partir du même bordereau qu’à présent, que vous recevrez par la Poste. Le seul changement concerne le prestataire au volant du véhicule.

En, revanche, le projet des radars embarqués devrait se développer et ne plus concerner uniquement le contrôle de la vitesse.

Le comportement des usagers devrait progressivement être évalué, notamment le respect des distances de sécurité, l’arrêt au feu rouge, ainsi que les dépassements dangereux. Affaire à suivre...

 

Et vous n'êtes pas les seuls à vous inquiéter d'une augmentation des prix :
 

Stephanie H.

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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