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Comment protéger son épargne si la déflation s’installe ?

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L’amélioration est légère sur le front de l’inflation en octobre, mais insuffisante pour écarter les craintes de déflation. Dans ce contexte, comment protéger son épargne ?

 

En octobre, l’indice des prix à la consommation a très légèrement augmenté sur un an, à 0,5% contre 0,3 % en septembre. Un niveau qui reste cependant très faible, ce qui nous a déjà valu une réduction du taux d’intérêt du Livret A, porté à 1 % cet été. Alors que la déflation menace, il est temps de repenser l’allocation de son épargne.

 

Se montrer exigeant dans le choix de ses actifs

 

La déflation est un système dans lequel la baisse des prix encourage à épargner plutôt qu’à dépenser, en misant sur une poursuite de la diminution des prix. Ce n’est toutefois pas une bonne nouvelle, car la déflation fait chuter la consommation, pénalise les entreprises, qui accumulent les stocks et finissent par baisser les salaires. En bref, l’inverse d’un retour à la croissance.

Dans un tel environnement, il n’est pas évident de placer son épargne. Actuellement, l’une des meilleures options pour un placement sécurisé est le PEL (Plan épargne logement). Contrairement au Livret A, il a été épargné par la baisse des taux et offre un rendement de 2,5 % brut.

Autre option, investir sur l’obligataire. Cependant, un tri s’impose car il est de plus en plus difficile de trouver du rendement sur cette catégorie d’actifs. Les obligations d’Etat, notamment françaises ou allemandes, sont peu rémunératrices. Pour se positionner aujourd’hui, mieux vaut privilégier les émetteurs privés, c’est-à-dire les obligations d’entreprises. Et parmi celle-ci, les obligations à haut rendement (high yield). Il s’agit des émetteurs n’ayant pas les meilleures notes, mais offrant par conséquent un rendement plus important. Cela s’accompagne d’une prise de risque plus élevée, le risque premier étant un défaut de l’entreprise. Pour minimiser cette probabilité de défaut, l’idéal est de sélectionner des obligations d’entreprises notées BB ou BBB. On appelle cela le haut des obligations à haut rendement, c’est-à-dire la partie la plus sûre de ce segment. Il existe des fonds communs de placement spécialisés sur ces actifs.

Les actions souffrent généralement des contextes déflationnistes, toutefois il ne serait pas forcément judicieux d’en rester éloigné. Outre une santé des entreprises française relativement bonne, les actions de la Banque centrale européenne pourraient porter la Bourse. En effet, ses injections de liquidités tirent le marché à la hausse, or les déclarations récentes de la BCE laissent penser qu’elle lancera début 2015 de nouvelles mesures de soutien à l’économie.

 

 Et si l’inflation reprend ?

 

La politique volontariste de la BCE pourrait inverser la tendance et favoriser un retour de l’inflation. Dans l’optique d’une inflation qui atteindrait 4 ou 5 % par an, mieux vaut alors quitter les placements à taux fixes peu rémunérateurs, qui ne rapportent plus assez comparativement à la hausse des prix. Cela inclut les livrets sécurisés mais aussi les obligations à taux fixes, dont le rendement n’est plus attractif.

Le secteur obligataire n’est cependant pas à exclure. Il existe deux possibilités : les obligations à taux variable et les obligations indexées sur l’inflation. La manière la plus simple est de se positionner via un fonds commun de placement.

Autre recommandation : investir sur les actifs réels, dont les prix montent eux aussi, tout comme ceux des produits de la vie courante. Par actif réel, on entend par exemple les matières premières ou l’or. L’immobilier en est également un. Il est d’autant plus intéressant de réaliser un achat immobilier financé à crédit en période d’inflation que l’argent est de moins en moins cher avec le temps. A condition d’avoir obtenu un emprunt à taux fixe bien entendu.

Enfin, les actions tirent en général leur épingle du jeu. Historiquement, l’inflation leur est favorable.

Finalement, que le contexte soit déflationniste ou que l’inflation redémarre, l’épargnant est de plus en plus contraint à la prise de risque pour trouver du rendement, que cela soit au travers d’obligations privées ou du marché des actions.

Ingrid Labuzan

 

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