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Le CDI est-il un sésame obligatoire pour obtenir un crédit immobilier ?

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Dans un contexte économique défavorable, les banques se montrent de plus en plus frileuses à l’idée d’octroyer un crédit immobilier, celui-là même pour lequel elles courent le plus de risques. Alors obtenir un crédit immobilier quand on n’est pas en CDI relève souvent du casse-tête chinois. Retrouvez toutes les astuces pour optimiser vos chances d’accord si vous n’êtes pas titulaire du précieux sésame.

 

Le CDI : la force tranquille de la sécurité

 

Difficile de « séduire » son banquier en ces temps de crise… En période d’incertitude, celui-ci souhaite plus que jamais se prémunir contre tout risque de défaut de paiement. Un individu stable professionnellement rassure.

Moins concerné par les soubresauts conjoncturels, il a un emploi presque garanti aux yeux du prêteur avec un salaire minimum de base, fixe, à la fin de chaque mois. Et même s'il perdrait cet avantage, il pourrait alors prétendre à des indemnités de licenciement et de chômage.

A contrario, le cumul de missions ponctuelles peut être perçu par les banques comme le signe d’une certaine instabilité, professionnelle voire personnelle.

Un projet immobilier est quelque chose qui s’inscrit dans la durée. Le conseiller de banque souhaite donc vérifier que la personne qu’il a en face de lui offre bien une certaine stabilité.

Certains établissements exigent même que les deux conjoints soient en CDI. D’autres se montreront certes moins regardants mais auront en tout état de cause tendance à privilégier les mêmes profils d’emprunteurs, notamment au travers de taux plus avantageux.

Pour autant, être en contrat à durée déterminé ou exercer en profession libérale, n’est pas une tare. Dans un monde où le sacro-saint CDI s’étiole petit à petit, à condition de mettre toutes les chances de son côté, il n’est pas forcément impossible de convaincre le banquier.

 

Vous n’êtes pas en CDI ? Ne désespérez pas ! 

 

1. Défendez votre projet !
 

Ne partez pas défaitiste. Même si vous ne vous présentez pas avec un dossier en béton, votre envie, votre motivation, peut dans certains cas faire la différence. Il est nécessaire que vous vous soyez renseigné un maximum sur la faisabilité de votre projet.

Présentez-vous avec un plan de financement bien préparé dans lequel vous aurez déjà commencé à pointer vos différentes charges mensuelles en y intégrant celle de votre crédit.

Dans ce cas, plus que dans d’autres, il est en revanche indispensable que vous évitiez tout découvert dans les six mois précédant votre demande.

Pensez aussi à vous constituer un début d’épargne de précaution. Cette dernière est susceptible de rassurer sur votre capacité à gérer votre budget, malgré l’absence de CDI. Elle peut aussi vous aider au versement d’un premier apport, ce qui facilitera alors votre demande.

Si cela n’est pas suffisant, la souscription à une assurance « perte d’emploi » ou encore l’apport d’une caution de la part d’un ami ou de la famille peut encore faire la différence.

 

2. Même sans CDI, justifiez d’une certaine stabilité professionnelle
 

Les banquiers ont avant tout horreur d’un historique d’activités en dents de scie. Il arrive que, en dépit de l’absence du fameux sésame, certains emprunteurs puissent présenter davantage de gage de sécurité que d’autres. 

Si vous travaillez pour votre propre compte, mais que vous êtes en mesure de justifier de revenus suffisants et surtout sans interruption ou presque depuis plusieurs mois, votre dossier est susceptible d’être accepté auprès des instances décisionnaires.

Dans certains cas, ces dernières auront même tendance à privilégier la demande d’un emprunteur qui a cumulé de multiples missions de courte durée. Dans la première situation, cela prouve votre capacité à retrouver rapidement du travail et à faire face aux imprévus.

Préparez-vous à devoir fournir à votre établissement financier l’ensemble de vos fiches de paie depuis 18 mois ou vos bilans d’activité si vous êtes entrepreneur. Certaines peuvent même se montrer encore plus strictes en exigeant un historique de vos revenus depuis 24 mois.

 

3. L’argument « mensualité = loyer »
 

Le meilleur moyen de séduire votre conseiller est encore de lui présenter une gestion financière des plus exemplaires. Si vos revenus sont certes limités mais que vous ne vous retrouvez jamais à découvert, cela peut constituer un argument de poids. 

Si vous êtes locataire et que, à ce titre, vous êtes déjà redevable du paiement mensuel de toutes les charges qui accompagnent ce bail, c’est un élément supplémentaire à soumettre à votre banquier.

Présentez-lui alors un dossier ou un plan de financement intégrant le même montant que celui de votre loyer. Sans incident de paiement recensé ces six derniers mois, vous lui démontrerez aisément que vous êtes en capacité de tenir un budget serré.

En effet, si vous êtes en mesure de payer chaque mois vos loyers, il y a peu de chances pour qu’il en soit autrement pour votre crédit. A la différence près que vous réalisez, ici, un investissement sur l’avenir. Et en matière bancaire, mieux vaut être cigale plutôt que fourmi.

 

Des chiffres à nuancer
Etre en mesure de bien rembourser son crédit, c’est aussi choisir le prêt le moins ruineux possible qui soit adapté à ses besoins. Commencez par définir vos capacités mensuelles de remboursement. Veillez notamment à ce que votre taux d’endettement ne dépasse pas les 33 %. Ensuite, en fonction de ces mensualités, n’hésitez pas à faire le tour de la concurrence. D’un établissement à un autre, les taux d’intérêts ainsi que les frais annexes peuvent parfois assez considérablement varier.

 

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Sébastien Jaslet

 

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