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Les Français ont-ils encore les moyens d’épargner ?

étude epargne

Nous ne sommes pas égaux devant l’épargne. Si certains en doutaient encore, il suffit pour s’en convaincre de consulter l’étude de l’Insee « Les revenus et le patrimoine des ménages », portant sur 2009 mais publiée au début du mois.

 

L’épargne, une question de revenus ? Bien entendu, c’est en partie vrai. L’étude de l’Insee fait apparaître que plus les revenus sont élevés, plus le taux d’épargne l’est également. Mais l’Institut nuance ensuite cette affirmation. Aux côtés des revenus, il semble que le patrimoine soit une composante importante. En effet, au sein des populations à hauts revenus, les personnes disposant d’un patrimoine important ont une plus faible propension à épargner : moins d’inquiétude pour l’avenir en cas de retournement de situation, capital disponible en cas de besoin…  

 

Les champions de l’épargne

 

En moyenne, les Français épargnent 16 % de leurs revenus. Mais 25 % d’entre eux parviennent à mettre chaque mois plus d’un tiers de leurs revenus de côté. Cette catégorie de la population présente quelques points communs, outre des revenus élevés.

Les pros de l’épargne ont entre 30 et 50 ans. Les jeunes épargnent peu (1 foyer sur 2 dont les membres ont moins de 30 ans mettent moins de 3 % de leurs revenus de côté), tandis que les retraités font face à une double difficulté : baisse de leurs revenus et augmentation de leurs charges fixes, car ils sont plus souvent chez eux que lorsqu’ils étaient actifs.

Les grands épargnants n’ont en général pas d’enfant, ou un, à la rigueur. Enfin, ils sont propriétaires de leur logement. En effet, le remboursement de leur emprunt est considéré comme de l’épargne forcée, tandis que ceux qui ont achevé leur remboursement dégagent du capital à mettre de côté.

 

La crise, cette tueuse d’épargne

 

Tout le monde n’a pas les moyens d’épargner, surtout en 2009, alors que la crise économique frappe la France. Ce ne sont pas moins de 35 % des Français qui n’arrivent pas à couvrir leurs dépenses de consommation avec leurs revenus. Ils sont donc obligés de piocher dans leurs économies, quand elles existent. A ce premier facteur évident de baisse de l’épargne s’en ajoute un autre, lié à la crise. Face à la baisse des rendements des placements financiers ou immobiliers, l’épargne a semblé moins attractive.

Une tendance qui commence toutefois à s’inverser, comme en témoignent les chiffres les plus récents de l’Insee. Le taux d’épargne des Français est passé de 14,7 % au dernier trimestre 2013 à 15,9 % au premier trimestre 2014.

 

Les placements préférés des Français

 

La crise financière a eu des répercussions sur la capacité d’épargne des Français, mais aussi sur la direction de leur épargne, comme le note la Banque de France. Elle a analysé la répartition de l’épargne entre 2011 et 2013. En juin 2013, il en ressort une nette préférence pour l’assurance vie, qui représente 35 % des placements des ménages (voir notre guide « Comment choisir son assurance vie ? »), et pour les produits bancaires (27 %). Le désamour pour les placements financiers s’est également fait sentir, les Français dirigeant une plus grande part de leurs économies vers les produits réglementés. Le choix de la sécurité a primé, en période hausse des taux des livrets réglementés en 2012 et 2013. Avec des rendements en baisse, ces derniers sont aujourd’hui moins attractifs qu’alors, ce qui pourrait de nouveau faire bouger les lignes de l’épargne des Français.

 

Retrouvez l'étude complète de l'Insee à cette adresse : www.insee.fr

Ingrid Labuzan

 

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