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Européens : investissons-nous tous pareil ?

épargne europe

La zone euro se compose de pays aux histoires, institutions et traditions diverses. Pourtant, lorsqu'il s'agit de patrimoine et de placements financiers, les Européens présentent de nombreuses similitudes dans leurs comportements. Avec une ligne directrice qui émerge de l'enquête menée auprès des ménages : la sécurité des actifs prime dans les choix d'allocation du patrimoine.

 

Un attrait pour la pierre

 

Le fondement du patrimoine des habitants de la zone euro repose en grande partie sur l'immobilier avec, comme cœur des placements, l'acquisition de la résidence principale.

L'essentiel du patrimoine privé des Européens est donc composé d'immobilier, comme le révèle une étude de la Banque de France.

Elle s'appuie sur une enquête menée auprès des ménages de 15 pays de la zone euro par Eurosystème en 2013 et intitulée « Household finance and consumption survey ».

Les auteurs de l'étude expliquent notamment que "près de 70 % de la valeur des actifs détenus par les ménages » est représentée par l'immobilier."

Autre trait de caractère commun entre les Européens : une appétence plus marquée pour les actifs peu ou pas risqués, au détriment des actions, obligations, fonds d'investissement...

 

… Et quelques spécificités

 

Bien entendu, derrière les grandes tendances démontrées par cette large enquête se glissent tout de même des disparités nationales. Prenons l'immobilier par exemple.

L’Allemagne sort du rang, avec un nombre de locataires nettement supérieur. Seuls 44 % des Allemands sont propriétaires de leur résidence principale, contre une moyenne de 60 % dans la zone euro, avec des pics à plus de 80 % pour l'Espagne, la Slovaquie ou la Slovénie.

Des variations entre les comportements que les auteurs de l'étude attribuent notamment aux institutions en place dans les pays, au fonctionnement du mode d'attribution des crédits immobiliers et aux prix de l'immobilier.

Cela se vérifie aussi en matière de détention d'actifs risqués. Les Espagnols et Allemands se distinguent par leur frilosité. Les actifs risqués ne représentent respectivement que 2 % et 5 % de leur patrimoine. A l'inverse, les Belges y consacrent 11 % de leurs économies.

Toutefois, les différences entre les investissements réalisés par les ménages ne se justifient pas uniquement selon un critère de nationalité. Elles sont aussi fonction du montant du patrimoine des ménages.

 

"Ainsi, au sein de la zone euro, les ménages investissent plutôt sur des actifs non risqués."

 

La détention d’actifs risqués augmente cependant avec le montant du patrimoine détenu ainsi qu'avec celui du salaire.

Les auteurs le détaillent comme ceci : « Les montants investis augmentent très fortement avec le niveau de richesse des ménages, (…) cette relation plus que proportionnelle permet de qualifier ces actifs de « biens de luxe ».

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Voici donc une étude qui confirme les beaux jours des placements sûrs, tels que les comptes épargne et les livrets réglementés. Quant à la volatilité récente des marchés financiers, notamment actions, elle ne devrait guère encourager des ménages prudents à augmenter la part de risque au sein de leur patrimoine.

 

 
Ingrid Labuzan

 

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