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Pourquoi est-il plus difficile d'emprunter lorsque les taux sont au plus bas ?

crédit immobilier

Avec des taux d’intérêts au plus bas, c’est le moment d’emprunter ! Un privilège qui semble toutefois de plus en plus s’adresser qu’à certaines parties de la population...

 

En avril dernier, le taux d’emprunt d’un crédit habitation, hors coût des assurances et garanties, s’établissait ainsi à une moyenne de 1.81 % selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA. Ce qui pourrait apparemment constituer une bonne nouvelle pour le consommateur n’en est pourtant pas forcément une. Du moins pas pour tout le monde.

 

Des prix de plus en plus élevés

 

A qui profitent réellement la bassesse des taux d’intérêt ? De toute évidence, pas aux ménages les plus modestes.

C’est tout le paradoxe du système : d’apparence plus accessible grâce à des prêts moins onéreux, l’investissement immobilier devient pourtant de plus en plus hors de portée pour des pans entiers de la population.

 

"Le nombre de désistements pour refus de prêt a presque doublé en quelques années."

 

Le niveau des taux d’intérêts contribue en réalité à entretenir un certain contresens : celui de maintenir artificiellement les prix de l’immobilier à des niveaux assez élevés.

Pour un bien donné, l’investisseur est en tout état de cause tenu de s’endetter plus lourdement qu’il n’aurait pu le faire avec des taux d’emprunt moins bon marché. Soit à travers un allongement de la durée de son prêt mais aussi, dans bien des cas, de celui de ses mensualités.

Pour certains, la voie du surendettement n’est ainsi pas loin. Quant aux banques, elles refusent éperdument de plus en plus de prendre le moindre risque.

En période de crise, à l’heure à laquelle le nombre de chômeurs et les licenciements atteignent des niveaux record, elles ont au contraire tendance à fermer de plus en plus fort les robinets du crédit.

 

Des banques de plus en plus craintives

 

Rigidité, quand tu nous tiens. Au-delà de la conjoncture plutôt incertaine et qui n’invite pas forcément à la confiance, le niveau même des taux d’intérêts tend à rendre les banques encore plus sélectives.

En mal de financement, à cause de crédits moins rémunérateurs, les lobbies financiers préfèrent aujourd’hui ne prendre aucun risque avec des profils plus « borderline ».

Là où des taux d’intérêts élevés leur permettaient d’intégrer plus facilement certains risques d’accidents de paiement, la marge de manœuvre devient aujourd’hui plus réduite.

Les banques resserrent assurément leurs critères de risque et deviennent de plus en plus exigeantes vis-à-vis du client sur les contreparties demandées. Plus que jamais, elles souhaitent s’assurer de sa solvabilité.

Les financements sans apport sont les premiers concernés. L’absence ou la quasi-absence d’épargne résiduelle constitue un frein sans précédent à la possibilité d’emprunter.

Résultat : les ménages les plus aisés sont les premiers à profiter de ces conditions de financement optimales. Tandis que les autres restent sur la touche.

Aujourd’hui, les profils des emprunteurs sélectionnés par les banques présentent un apport moyen en hausse à 28 000 € et des revenus mensuels de près de 2 300 € en CDI...

 

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Sébastien Jaslet

 

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