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Que va-t-il advenir des clients Bouygues Télécom en cas de rachat ?

Bouygues télécom

Bouygues Télécom est à vendre. Depuis décembre, les négociations ouvertes entre Orange et l’opérateur filiale du groupe de BTP, pour un rachat du second par le premier, dominent l’actualité des Télécoms. Une opération qui, si elle se réalisait, pourrait s’apparenter à un véritable Big Bang dans le domaine de la téléphonie. Mais qu’adviendrait-il alors des 13 millions d’abonnés mobile et/ou fixe de Bouygues Télécom ?

 

Chaque jour, les rumeurs se font plus pressantes. Le processus de rachat de Bouygues par Orange serait sur le point d’être bouclé. Il devrait en tout cas l’être d’ici à la fin du mois de mars, conformément à un ultimatum lancé par Martin Bouygues à la fin du mois de février. Mais la disparition du quatrième acteur des Télécoms pose surtout la question du devenir des clients. Auprès de quel opérateur, ces derniers seront-ils orientés ? Auront-ils le droit de refuser cette rétrocession ?

 

Le devenir des offres sans engagement

 

Depuis novembre 2014, les formules B&You sont devenues les offres sans engagement de Bouygues Télécom. Avec une particularité : les clients mobiles low-cost de l’opérateur peuvent aussi prétendre à tout le service clientèle au sein des 550 boutiques et par téléphone.

Un avantage qui risque très vite de disparaître en cas d’aboutissement du processus de négociations. A l’exception dans une moindre mesure de Free, aucun des opérateurs en présence n’est en mesure de rivaliser avec Bouygues sur ce point.

Et selon toute vraisemblance, SFR semble être le mieux placé pour remporter les 2 millions d’abonnés B&You. Nul doute que ces derniers intégreraient Red, le plus proche en termes de caractéristiques commerciales. Mais avec une assistance qui se réduira au simple « chat ».

De la même façon, il n’est pas garanti que l’ensemble des termes des contrats qui ont été préalablement signés soient repris tels quels. En cas de désaccord, l’abonné bénéficiera toujours de la possibilité de la résilier sans frais et de faire porter sa ligne auprès d’un autre opérateur.

 

Carte des boutiques Free en France en mars 2016

 

Quel sera le coût d'un tel changement pour l'abonné ?
Il y a un an, la marque Joe Mobile disparaissait et les abonnés étaient invités à porter leur ligne vers un autre opérateur, notamment vers Virgin Mobile, au risque de perdre leur numéro. Dans le cas de Bouygues Télécom, il s’agit d'un rachat et non d'une disparition. Les changements devraient donc se faire automatiquement sans action de la part du client. Ce dernier devra néanmoins changer de carte Sim. L’envoi, la fabrication et l’activation de cette dernière ne pourront en aucun lui être facturés.

 

Le devenir des clients avec engagement

 

Pour les abonnés à la gamme Sensation, encore sous engagement, la question de la reconduction de leur contrat se pose donc à l’aube d’une migration à marche forcée vers un autre opérateur. Un état de fait contre lequel client risque pourtant de ne pas avoir son mot à dire.

 

"En cas d’acquisition d’un opérateur par un autre, l’abonné du premier se trouve automatiquement migré vers le second."

 

Peu importe l’image qu’il peut en avoir, le client même migré vers un nouvel opérateur est tenu d’aller jusqu’au bout de l’engagement signé avec l’ancien acteur. Sauf à payer l’ensemble des frais de résiliation prévus par le contrat.

Seul cas où l’abonné est susceptible de dénoncer cette migration : lorsque le nouvel opérateur receveur choisit de modifier les conditions commerciales de son offre.

Dans ce cas, et seulement dans celui-ci, la résiliation du forfait devient dès lors possible en application de l’article L.121-84 du Code de la consommation « jusque dans un délai de quatre mois après l’entrée en vigueur de la modification ».  

En tout état de cause, les opérateurs bénéficiaires de cette nouvelle manne de clients ont tout intérêt à attendre la fin de leur durée d’engagement avant de changer quoi que ce soi, au risque d’entraîner la fuite d’abonnés souvent plus rémunérateurs que ceux des offres sans engagement. 

Ces derniers pourront toujours se consoler par le fait qu’ils intégreront vraisemblablement, pour une partie d’entre eux, le giron d’Orange. L’opérateur historique est assez communément reconnu et notamment salué par l’ARCEP pour la qualité de son réseau.

 

Couverture du réseau mobile d'Orange en mars 2016

 

L’hypothèse d’un quatrième acteur

 

Cette probable mainmise de Orange sur les clients les plus haut de gamme de Bouygues Télécom constitue d’ailleurs une subtile stratégie pour se renforcer financièrement sans trop accroître sa part de marché.

C’est aussi un excellent moyen de rassurer l’Autorité de la concurrence sans renoncer aux gains financiers directs qui peuvent résulter d’une telle fusion. En effet, l’autorité est d’abord censée s’appuyer sur des données en volume et non en valeur pour rendre son jugement.

Pourtant, selon certains spécialistes, cela pourrait ne pas s’avérer suffisant. Et l’expectative de l’émergence d’un nouveau et quatrième acteur en remplacement de Bouygues Télécom pourrait être de nature à rassurer les juges.

 

"Laisser le quasi-monopole du marché des offres professionnelles à Orange et SFR pourrait bien être assimilé à un frein à la concurrence."

 

Free ne proposant pas encore d’offres professionnelles, c'est le MVNO Coriolis qui se verrait bien entrer dans la danse. Il se montre hautement intéressé et pourrait bien rafler les 70 000 clients « entreprises » de l’opérateur du groupe de BTP.

Coriolis lorgne d’ailleurs plus loin et se verrait bien prendre la main au moins d’une partie de la clientèle Bbox de Bouygues Télécom. 

La question est alors de savoir s’il sera aussi en mesure de proposer des formules Triple Play ou si les abonnés devront simplement se contenter du Double Play, seules offres actuellement disponibles au catalogue du petit opérateur.

 

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Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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