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Le point sur l’affaire Volkswagen et toutes les conséquences pour le consommateur

Scandale volkswagen

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le milieu automobile comme financier : le groupe Volkswagen a avoué avoir doté 11 millions de véhicules d’un logiciel espion destiné à déjouer les tests antipollution. Aujourd’hui, l’heure est au questionnement pour les consommateurs qui espèrent bien ne pas laisser de plumes dans cette affaire.

 

Tout simplement un scandale

 

Ne pas laisser de plumes serait un moindre mal pour le consommateur. Lui qui a fait confiance au constructeur allemand, qui a opté pour une marque légèrement plus chère que la concurrence, et qui se retrouve aujourd’hui avec un véhicule qui n’est pas aux normes.

L’ex PDG du groupe s’est excusé, il a été remercié, et il est parti la queue basse mais avec la bagatelle de 29 millions d’euros d’indemnités.

 

"En France, ce sont 923 541 véhicules qui sont concernés."

 

Pendant ce temps vous vous demandez ce qui va se passer pour vous. Vous n’avez pas besoin de 29 millions, mais vous espérez tout de même ne rien perdre dans cette histoire, ce qui serait la moindre des choses.

Mais que peut perdre le consommateur détenteur d’un véhicule non conforme :
 

  • perte d’argent : est-il possible que les possesseurs de véhicules incriminés soient tenus de payer des taxes supplémentaires ? Cela paraîtrait fou mais ce n’est pas totalement improbable.
     
  • perte de puissance : la solution la plus évidente serait une mise à jour du logiciel afin qu’il maintienne le régime du moteur à l’identique, aussi bien sur la route que lors des tests. Le résultat sera alors sans appel : une perte de puissance évidente.
     
  • perte de valeur commerciale : il risque d’être moins aisé de vendre une VW d’occasion, ou en tous les cas avec une forte décote, même après une mise aux normes. La méfiance est tenace.

 

Savoir si votre véhicule est concerné

 

Volkswagen a mis en place une plateforme afin de vous permettre de savoir si votre véhicule est concerné par les (je cite) « écarts entre les émissions d’oxydes d’azote (NOx) obtenues lors de conditions de circulation réelles et celles obtenues lors de tests sur banc ».

Un écart oui, à la façon d’un cinquième as dans un jeu de carte. Quel euphémisme. Rappelons tout de même que cet « écart » varie de 10 à 40 fois.

Rendez-vous sur le site dédié et munissez-vous de votre certificat d’immatriculation. Il vous suffit de renseigner le numéro de châssis de votre véhicule (champ « E » sur le certificat), ainsi que la date de dernière immatriculation.

 

"Attention, ce n’est pas la date de première mise en circulation qui est demandée mais la date de dernière immatriculation."

 

Plus globalement, les modèles concernés sont les blocs de type EA189 et EA288, soit les quatre cylindres 1.6 l et 2.0 l TDi, ainsi que les trois cylindres 1.2 l TDi. Ces blocs sont soumis à la norme Euro5.

Si vous avez acheté un véhicule conforme à la norme Euro6, vous n’êtes pas concerné par ce scandale.

 

Pour une première recherche, voici une liste des modèles concernés par cette fraude :
 

 
Marques
 
 Logos des constructeurs Modèles concernés

 Volkswagen 

- Polo 1.2 et 1.6 TDI (jusqu’en mars 2014)
- Golf VI 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en juin 2013)
- Coccinelle II 1.6 et 2.0 TDI
- Jetta 1.6 TDI
- Passat VI 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en octobre 2010)
- Passat VII 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en juillet 2014)
- Scirocco 2.0 TDI (jusqu’en août 2014)
- Eos 2.0 TDI (jusqu’en 2015)
- Touran II 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en avril 2015)
- Tiguan 2.0 TDI (jusqu’en avril 2015)
- Caddy 2.0 TDI
- Transporter 2.0 TDI
- Crafter 2.0 TDI

Audi

- A1 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’à fin 2014)
- A3 II 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en février 2013)
- A4 III 2.0 TDI
- A5 2.0 TDI
- A6 III 2.0 TDI (jusqu’en avril 2011)
- TT 2 2.0 TDI (jusqu’en juillet 2014)
- Q3 2.0 TDI (jusqu’en février 2015)
- Q5 2.0 TDI (jusqu’en décembre 2014)

Skoda- Fabia II 1.2 et 1.6 TDI
- Rapid 1.6 TDI
- Octavia II 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en juin 2013)
- Superb II 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en 2015)
- Roomster 1.6 TDI (jusqu’en 2015)
- Yeti 2.0 TDI (jusqu’en 2015)
Seat- Ibiza IV 1.2, 1.6 et 2.0 TDI
- Leon II 1.6 et 2.0 TDI (jusqu’en décembre 2012)
- Exeo 2.0 TDI
- Altea 1.6 et 2.0 TDI
- Alhambra 2.0 TDI

source : www.largus.fr

 

Les recours pour le consommateur

 

Volkswagen a annoncé un rappel des véhicules pour, apparemment, une mise à jour du logiciel. Comme dit plus haut, nous ne voyons pas comment mettre aux normes ces blocs sans pour autant toucher à la puissance du véhicule.

Si c’était possible, les moteurs auraient été conçus dans ce sens à l’origine.

En tout état de cause, le constructeur n’aura pas une provision suffisante pour dédommager tous les propriétaires en leur rachetant leur véhicule sur une base de prix argus.

 

« Le gouvernement veut que VW rembourse les bonus écologiques versés à l’achat d’un véhicule. »

 

Pour faire valoir ses droits, le consommateur n’aura guère d’autres choix que l’action en justice. Dans ce cadre, l’action collective est tout indiquée. Ces « Class Action »  sont particulièrement encadrées et ne peuvent porter que sur le préjudice financier.

Une première action de groupe a vu le jour en Europe. Si vous êtes concerné, vous pouvez rejoindre ce collectif en déposant une requête sur la plateforme dédiée.

 

France TV Info vous propose un reportage court mais édifiant sur le sujet :
 

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Philippe Mougeot

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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