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Epargne salariale, est-ce vraiment le bon plan fiscal ?

epargne salariale

L’épargne salariale est dans l’air du temps, du moins a-t-elle toute l’attention du gouvernement, qui prépare sa réforme d’ici la fin de l’année. Le but : augmenter la collecte, qui permet de dégager de l’investissement pour les entreprises. Si l’intérêt de ces dernières est clair, quel est celui du salarié ?

 

L’épargne salariale est pour l’instant l’apanage des grandes sociétés. En 2012, elle a permis à 8,7 millions de salariés de toucher une participation ou un intéressement au bénéfice de leur société. Cependant, tout le monde n’a pas la chance de travailler dans une compagnie de plus de 50 personnes. Les dispositifs devraient donc évoluer et la fiscalité s’adapter pour les TPE et PME, afin qu’elles et leurs salariés puissent profiter de ce mode d’épargne.

 

Participation et intéressement

 

La participation permet au salarié de toucher une partie des bénéfices de sa société, selon une règle de calcul légale. Elle est obligatoire dans les sociétés de plus de 50 personnes. La somme perçue est exonérée des cotisations de Sécurité sociale, mais soumise à l’impôt sur le revenu. L’intéressement est, quant à lui, fonction de la croissance de la société. Il se verse sous forme de prime, disponible immédiatement. Pour transformer l’intéressement en épargne, il faut que l’entreprise propose un plan d’épargne salariale, qui permet de placer cette somme au sein d’un portefeuille de valeurs mobilières. L’intérêt est double : la défiscalisation et un possible abondement de la part de l’entreprise. 

 

Un paradis en matière de fiscalité

 

La perspective d’une extension à plus de sociétés du plan d’épargne salariale a de quoi faire rêver les employés. En effet, à condition de supporter quelques contraintes, les avantages fiscaux de ce mode d’épargne dépassent ceux offerts aux particuliers par les produits classiques.

Placer sa participation sur un plan d’épargne salariale permet une exonération des cotisations de Sécurité sociale, d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les plus-values. Reste seulement à s’acquitter des prélèvements sociaux (15,5 %). Y placer son intéressement entraîne également une exonération des charges sociales, de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les plus-values. A une condition toutefois : laisser l’argent 5 ans dans le cadre d’un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) ou jusqu’au départ à la retraite pour un Plan d’Epargne Retraite (PERCO). Résultat, 100 € brut de prime d’intéressement placés sur un plan d’épargne entreprise représentent, pour un salarié imposé à un taux marginal de 30 %, 92,24 € net. Si l’intéressement est perçu directement, il est de 67,33 €. La participation et l'intéressement représentent donc un montant supérieur s'ils sont directement dirigés sur le plan d'épargne salariale, plutôt que perçus et ensuite placés sur un autre type de produit d'épargne.

Concrètement, le PEE est un portefeuille d’investissement diversifié, qui peut donc être investi en actions de l’entreprise, dans des SICAV, des FCP/FCPE… Il est possible d’y verser une part de son salaire, dans la limite de 25 % de sa rémunération annuelle. En cas de circonstances exceptionnelles, comme un mariage ou un achat immobilier, l’épargne peut être débloquée. Bien entendu, il est possible de récupérer son argent en cas de départ de la société. 

Que dire de la performance ? Difficile de la prévoir, étant donné que l'épargne est investie sur des valeurs mobilières, le plus souvent au travers de FCP (Fonds commun de placement). Il est bien entendu possible de choisir son niveau de risque et certains fonds permettent de garantir le capital. Une alternative intéressante par rapport à un livret A ou un PEL aux taux actuellement très bas, ou même à l'assurance vie. L'épargne peut en effet être débloquée au bout de 5 ans dans le cadre d'un PEE, contre 8 pour pleinement bénéficier des avantages fiscaux de l'assurance vie.

Pour lire le guide de l’épargne salariale, publié ce mois-ci par le gouvernement, cliquez ici.

 

L’épargne salariale en chiffres

 

En 2013, le montant total de l’épargne salariale a atteint 100 milliards d’euros. Sur cet encours, 62 milliards étaient placés dans des fonds d’investissement divers, tandis que les actions des entreprises détenues directement par leurs salariés représentaient 42 milliards d’euros, détaille le Figaro, qui revient sur les rencontres parlementaires sur l’épargne salariale

Ingrid Labuzan

 

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