x

En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin d’améliorer votre expérience. Paramétrer les cookies et en savoir plus.

Et si à votre tour vous placiez votre argent en Suisse ?

placer son argent en Suisse

La République Suisse n’a pas forcément bonne presse en matière bancaire en France. Elle est le lieu de différents exils fiscaux réussis et parfois dévoilés. En échange, elle offrirait aussi d’excellentes solutions de placement. Et si, à votre tour, vous y déposiez vos économies ? Avoir un compte en Suisse, est-ce vraiment illégal ? 

 

Détenir un compte en Suisse : est-ce légal ?

 

Contrairement à ce que pourraient laisser penser ces affaires, il n’est pourtant pas interdit de détenir un compte à l’étranger. Et encore moins en Suisse !

Il n'est en effet pas illégal pour un Français d’ouvrir un compte en Suisse et d’y placer, s’il le souhaite, toutes ses économies. De surcroît, il n’existe aucun plafond de placement maximum prévu par la loi, autant française que suisse.

Dans certains cas, sa détention peut même s’avérer indispensable. C’est en particulier vrai pour les expatriés ou les personnes amenées à exercer une activité professionnelle de l’autre côté de la frontière. 

Halte aux idées reçues ! Si la Suisse arbore un système bancaire reconnu pour son efficacité et son secret, il n’est toutefois pas possible d’y ouvrir un compte anonyme. Les banquiers vérifient systématiquement et de façon poussée l’identité du souscripteur.

Mais si vous êtes en quête de discrétion, le système helvétique vous permet malgré tout de bénéficier des services d’un compte numéroté. Vos transactions ne seront pas alors désignées via un nom mais via un code. 

Dans un pays où le portefeuille des banques est constitué en grande partie d’étrangers, les transactions devaient être simplifiées au maximum. 

 

"Ouvrir un compte en Suisse est accessible à tous, en quelques clics, directement par Internet."

 

Le conseiller vous demandera seulement de lui fournir certains documents justificatifs, il ne vous est donc pas indispensable de vous déplacer.

La souscription à un compte en Suisse peut généralement être acceptée à compter d’un versement de 1 000 dollars (ou 760 euros), même si certains établissements peuvent imposer un dépôt initial de 20 000 dollars.

 

L'exil fiscal est interdit !

 

Placer ses économies en Suisse n’est donc pas un délit. C’est n’est d’ailleurs pas sans humour que Edwy Plenel, le président et fondateur de Mediapart, par qui le scandale Cahuzac est né, révélait quasiment au même moment qu’il possédait lui-même un compte… à La Poste suisse.

Qu’était-il donc reproché à l’ancien ministre du Budget ? Tout simplement d’avoir tenté d’échapper au moins en partie au Fisc français, en profitant du secret bancaire suisse. 

 

"S’il est tout à fait légal d’expatrier ses économies, l’exil fiscal est en revanche strictement interdit."

 

Chaque titulaire d’un compte à l’étranger est en effet tenu de le déclarer à l’administration fiscale via le formulaire Cerfa n°- 3916 de « Déclaration par un résident d’un compte ouvert hors de France ».

Vous devrez remplir un imprimé différent pour chaque compte, en prenant soin d’indiquer pour chacun d’eux à la fois son numéro, sa nature et les coordonnées de l’établissement qui le tient.

Sur chacune de vos déclarations annuelles de revenus, il vous appartiendra de cocher la case « 8UU » et de mentionner les revenus de vos comptes, intérêts et dividendes. 

Vous serez alors imposé à hauteur de 35 % des rendements de vos capitaux (pour la Suisse), contre 32.5 % en France. Si l’avantage fiscal est donc nul, voire plutôt défavorable, quels intérêts peuvent donc bien pousser un résident français à placer ses économies en Suisse ?

 

Quels risques en cas d'exil fiscal ?
Chaque compte détenu à l'étranger doit faire l'objet d'une déclaration annuelle auprès de l'administration fiscale. En cas de manquement à cette obligation, le souscripteur encourt une amende pouvant aller de 1 500 à 10 000 euros par année et par compte non déclaré. A cela s'ajoute, une majoration de 40 % du montant des revenus imposables ainsi que diverses pénalités fiscales et intérêts de retard. 

 

Quels sont les avantages d'un compte bancaire en Suisse ?

 

1. Des avantages financiers

Le système bancaire suisse est reconnu pour son efficacité et son professionnalisme. Il propose un nombre de produits bancaires, de solutions d’investissement et d’épargne particulièrement étoffé. 

A la clé, il en résulte des taux d’intérêts souvent plus intéressants, compensant largement un taux d’imposition français légèrement plus élevé pour un compte en Suisse.

Seule faiblesse : les taux de change entre l’Euro et le Franc CHF qui ne sont pas forcément toujours très favorables à l’épargnant. Toutefois, il est de plus en plus fréquent que les banques helvétiques laissent le choix, pour toute ouverture de compte à leurs clients transfrontaliers, du libellé de la devise.

 

2. Des économies protégées

En période de crise économique et financière, la Suisse est une puissance qui rassure. Sa monnaie compte parmi les plus stables et est soutenue par 40 % des réserves d’or mondiales. Son économie résiste globalement bien aux soubresauts conjoncturels et structurels avec une inflation quasi-nulle.

 

"En cas de faillite d’un établissement, les fonds déposés par un client sont protégés."

 

Alors qu’en France, l’argent placé par le souscripteur entre de fait dans le bilan de la banque, l’investisseur reste entièrement propriétaire de la valeur de ses placements en Suisse. Un détail qui peut avoir son importance en cas de défaillance de l’organisme financier.

En France, si l’épargne d’un compte titre ou d’une assurance vie est théoriquement protégée à hauteur de 70 000 euros, il faut aussi que le même fonds de garantie dispose d’une trésorerie suffisante. En Suisse, les dépôts sont garantis jusqu’à 100 000 Francs CHF, soit environ 81 000 euros.

 

3. Le sacro-saint secret bancaire suisse

Avoir un compte en Suisse, c’est la garantie d’un maximum de discrétion sur votre richesse personnelle. C’est notamment une aubaine pour tous ceux qui cherchent à cacher, pour une raison ou une autre, certains fonds, en cas de querelle familiale ou d’héritage par exemple.

Ici, votre argent ne concerne que vous et personne n’est habilité à en divulguer le moindre détail sans votre consentement. La logique rend d’autant plus complexe dans ce cas la possibilité de remonter et retrouver le titulaire d’un compte, en particulier lorsqu’il s’agit d’un compte numéroté et non nominatif.

Toutefois, la Suisse n’est plus le paradis fiscal qu’elle était.

Le 27 mai 2015, l'Union européenne et la Suisse ont signé à Bruxelles un accord historique sur la transparence fiscale, mettant fin au secret bancaire suisse pour les résidents de l'UE.

Chaque année, les États membres recevront donc les nom, adresse, numéro d'identification fiscale et date de naissance de leurs résidents possédant des comptes en Suisse.

 

Bien choisir son livret d'épargne 
Si avantageux soit-il, la Suisse n'est pas le seul Etat du monde pour faire fructifier son argent. En france, grâce à notre comparateur, trouvez en quelques clics le livret d'épargne qui vous correspond, en fonction de la somme que vous souhaitez y déposer et de la fiscalité que vous choisirez. Obtenez ainsi le meilleur rendement pour vos placements. 

Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

comparez les livrets d'épargne jusqu'à 3,20 % de rendement

Le mail conso intelligent

Recevez tous les 15 jours la newsletter conso de Choisir.com