x

En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin d’améliorer votre expérience. Paramétrer les cookies et en savoir plus.

Le remplacement de l'ISF par l’IFI doit-il freiner vos investissements immobiliers ?

impôt sur la fortune immobilière

Il s’agit de l’une des réformes fiscales majeures à venir : la transformation de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) en IFI (impôt sur la fortune immobilière). Désormais, la fiscalité des plus riches va se concentrer sur les patrimoines immobiliers.

 

Les conditions de taxation

 

Cette réforme fiscale est intégrée dans la loi de finances pour 2018 et sera effective à cette date. Selon le gouvernement, elle devrait encourager les Français à investir dans les entreprises et financer l’économie réelle.

Avec l’IFI, les actifs immobiliers seront donc taxés tandis que les valeurs mobilières seront exclues de ce nouvel impôt.

Le seuil d’imposition devrait rester le même que pour l’ISF. Seuls les patrimoines immobiliers nets taxables de plus de 1,3 million d’euros y seront soumis et le barème d’imposition resterait aussi identique.

 

Le cas des SCPI et OPCI

 

Une question est longtemps restée dans le flou : faut-il intégrer les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) et les OPCI (organismes de placement collectif en immobilier) dans le calcul de l’IFI ?

Considérés par les professionnels comme un placement financier, et donc participant à l’économie réelle et à son financement, le gouvernement a toutefois décidé de les inclure dans le calcul de l’impôt.

Tous les « fonds à prépondérance immobilière » sont ainsi concernés.

 

 

Réduire son impôt

 

Certaines réductions fiscales seront toutefois maintenues.

Ce sera le cas de l’abattement de 30 % sur la résidence principale ainsi que l’ISF-don, permettant de réduire du montant de l’impôt 75 % des sommes versées à des organismes d’intérêt général, dans une limite de 50 000 €.

L’ISF-PME serait, quant à lui, supprimé. Il permettait de déduire 50 % des sommes investies dans des PME, à hauteur de 45 000 €.

Si votre patrimoine est essentiellement composé d’actifs immobiliers, vous pouvez avant le 31 décembre prochain, arbitrer ces actifs au profit d’actifs financiers afin d’échapper à l’IFI. Il existe aussi d’autres moyens de ne pas être trop pénalisé par ce nouvel impôt.

Tout d’abord, si vous avez financé vos biens immobiliers en souscrivant un emprunt, il peut être intéressant de l’allonger.

En effet, « sont déductibles de la valeur des biens ou droits immobiliers et des parts ou actions taxables les dettes et crédits immobiliers contractés par le redevable existants au 1er janvier de l’année d’imposition. »

Afin de faire baisser votre impôt, vous pouvez aussi passer par la « vente à soi-même ».

Pour ça, il faut créer une SCI (société civile immobilière) et vendre son bien à cette société (donc à soi-même), qui fera un emprunt pour financer l’achat. Dans une optique de transmission, vous pouvez inclure vos enfants dans la société. Ils détiendront des parts de la SCI.

Attention toutefois s’il s’agit de votre résidence principale et que vous comptez ensuite vous la louer à vous-même via la SCI. Le fisc est très attentif à ce type d’opération, dont la justification fiscale peut être questionnée.

 

Certains biens immobiliers peuvent bénéficier d’exonérations
Cette transformation d’impôts ne veut pas dire pour autant qu’il faut arrêter les investissements immobiliers. Certains bénéficient d'éxonérations. Ceux destinés à des locations meublées, par exemple. Pour cela, le propriétaire doit avoir le statut de loueur en meublé professionnel (LMP). Sont également concernés les bois, forêts et groupements forestiers.

Ingrid Labuzan

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

simulez votre investissement locatif pour réduire vos impôts

Le mail conso intelligent

Recevez tous les 15 jours la newsletter conso de Choisir.com