x

En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin d’améliorer votre expérience. Paramétrer les cookies et en savoir plus.

iPhone 6 vs Galaxy S5 : les clés d’un succès signé Apple

iPhone 6 vs Galaxy S5 : les clés d’un succès signé Apple

2014 a été l’année du succès de l’iPhone 6. Mais aussi celle de l’échec symbolique de Samsung et de son célèbre Galaxy S5. Retour sur les tenants et les aboutissants d’une guerre commerciale qui, contre toute attente, a tourné à l’avantage de la pomme. L’iPhone 6 est-il vraiment le meilleur ?

 

Pari perdu pour ceux qui pensaient il y a encore peu à une marginalisation progressive de la marque Apple depuis la disparition de son illustre fondateur Steve Jobs. En août dernier, un site Internet belge allait même jusqu’à titrer sur les raisons pour lesquelles, selon lui, l’iPhone 6 « pourrait faire un flop ». Six mois plus tard, pourtant, la marque à la pomme va bien, elle se porte même mieux que jamais. Avec 74.4 millions de téléphones vendus en quelques mois, il y a en effet de quoi avoir le sourire. La semaine précédant Noël,  période faste pour les opérateurs et les fabricants de mobiles, plus de la moitié des smartphones activés étaient des iPhones. Une mauvaise nouvelle pour Androïd qui a vu pour la première fois ses parts de marché se réduire de 4.4% au profit d’IOS, le système d’exploitation d’Apple.

Parmi les premières victimes, Samsung et son célèbre modèle, le Galaxy S5, paient probablement le plus lourd tribu. Celui qui devait être le smartphone de l’année, a vu ses ventes stoppées net dès l’annonce officielle du lancement du sixième modèle de terminal d’Apple. Pire : la firme coréenne a vendu près de trois fois moins d’appareils que son concurrent américain la même semaine précédant Noël. Et s’il fallait encore une preuve supplémentaire de ce qui peut être désormais qualifié de revers commercial pour Samsung : avec un tarif initial de 679 euros, le Galaxy S5 s’échange dorénavant pour 459 euros en boutique Orange.

Sur le papier, le terminal avait pourtant beaucoup d’avantages pour lui : un écran Full HD de 1920x1080p, une batterie de 2800 mAh (contre 1810 pour l’iPhone 6) ou encore un appareil photos de 16 MP (8 pour les appareils d’Apple). Que s’est-il donc passé ? Tour d’horizon des éléments d’explication de ce regain de passion soudain pour le monde de la pomme au détriment de celui du géant coréen.

 

Un téléphone réinventé 

 

C’est certainement une des clés du succès du nouvel iPhone. Pour l’utilisateur, la différence entre le 5S et le 6 est immédiatement palpable, grâce notamment à la nouvelle taille d’écran. Un détail qui a su réconcilier de nombreux utilisateurs avec la marque à la pomme.

Ces derniers mois, l’iPhone faisait en effet figure de nain aux côtés de ses concurrents d’Androïd. Et l’argument de Steve Jobs selon lequel un bon téléphone doit forcément tenir dans une main commençait sérieusement à dater. Comme en atteste le succès commercial des phablettes. Car, ce que le client perd en maniabilité de l’appareil, il le gagne désormais en confort de navigation. Or, dans un contexte où les usages multimédia ne cessent chaque jour d’exploser un peu plus, il était temps pour Apple de réagir. Et une de ses forces a, sur le coup, probablement été de décliner son dernier modèle en deux tailles distinctes : respectivement 4.7 et 5.5 pouces pour l’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus.

Mais le nouvel iPhone n’a pas fait que grandir. Il intègre en sus de nombreuses nouveautés technologiques, parmi lesquels un capteur d’empreintes grâce au logiciel « Touch ID » ou une ouverture progressive à la technologie NFC. Enfin, son nouveau design fait mouche. Plus fin, avec des bords plus arrondis, le look de l’iPhone 6 est à mi-chemin entre l’iPod Touch et le premier iPhone. Une révolution tout en douceur sans bouleverser les habitudes des utilisateurs.

A l’inverse, l’erreur marketing de Samsung a peut-être été de se réfugier derrière le succès de son Galaxy S4 pour concevoir le S5. Tant en terme de design que de fonctionnalités, les deux modèles s’avèrent au final assez proches. Bien que le deuxième soit devenu étanche ou que son appareil photos ait gagné quelques pixels, cela n’a selon toute vraisemblance pas suffi à convaincre l’utilisateur de passer à la gamme supérieure.

 

Un design à la hauteur de l’image de marque d’Apple

 

En 2007, la marque à la pomme était la première à lancer un téléphone d’un nouveau genre : le smartphone. Depuis, elle a certes été rattrapée par son principal concurrent Samsung. Mais, de cette époque, elle a gardé aux yeux de beaucoup l’image d’une entreprise innovante, avant-gardiste, haut-de-gamme.

Si Samsung a contribué à démocratiser le smartphone, Apple fait toujours de ses appareils des produits technologiques de luxe, signes de richesse et de qualité. Une image entretenue tout au long de ces années par les deux PDG successifs de la multinationale, Steve Jobs et son désormais successeur Tim Cook. A en croire la légende, Steve Jobs faisait partie de ces perfectionnistes à outrance qui n’auraient jamais laissé passer le moindre défaut, ne serait-ce que visuel.

Réalité ou pas, la plastique de l’iPhone a souvent été considérée parmi les plus abouties, en adéquation avec cette image haut-de-gamme que souhaite se donner l’entreprise. L’iPhone 6 n’échappe pas à la règle. Pour le cadre de son téléphone, la marque à la pomme a choisi de faire appel à un matériau plus noble à la vue et au toucher que nombre de ses concurrents : l’aluminium.

La finesse du produit ainsi que ses bords plus arrondis contribuent à apporter plus de douceur et d’harmonie à l’ensemble. L’iPhone 6 joue à fond la carte du design, du haut-de-gamme, là où le Samsung Galaxy S5, pour 30 euros moins chers (prix de lancement), se contente d’un cadre en plastique brillant, apportant un petit côté « gadget » à un des smartphones premiums de la firme coréenne.

 

Des modèles aboutis qui ne jouent pas la surenchère

 

Là où certaines marques cherchent chaque année à jouer la surenchère avec des smartphones toujours plus puissants, des fonctionnalités toujours plus nombreuses et élaborées, Apple se contente d’une grosse mise à jour de ses terminaux tous les deux ans en moyenne. Sur le papier, l’iPhone pourrait presque paraître désuet au regard de ses concurrents. Pourtant, sur les différents tests, sur la Toile ou dans les magazines spécialisés, il caracole souvent dans les premières places.

Là où certains acteurs se sont lancés dans une folle course-poursuite à l’innovation plus ou moins maîtrisée et parfois plus ou moins « gadget », la marque à la pomme parie sur le succès d’une interface mieux maîtrisée, simplifiée et moins buguée. L’iPhone 6 intègre, par exemple, un appareil photos de seulement 8 MP tandis que d’autres marques en proposent plus du double. Il ne filme pas non plus en ultra haute définition. Pour autant, cela n’a pas empêché le magazine Que Choisir de le considérer, dans son dernier test de mars 2015, comme le smartphone réalisant les meilleures vidéos.

Mieux que les pixels, l’intégration de solutions logicielles visant une meilleure intégration de la lumière a donc toute son importance. Mieux que la course à la nouvelle technologie, le perfectionnement des innovations déjà existantes s’avère peut-être plus primordial encore. A la sortie de son Galaxy S4, Samsung avait ainsi multiplié les annonces et les innovations, pas forcément toujours très utiles. Parmi elles, l’Eye Scrolling visait à offrir à l’usager le confort de faire monter ou descendre le texte de sa page Internet d’un simple mouvement oculaire. Mais au prix d’une surconsommation de la batterie et de nombreux bugs. 

 

Un écosystème simple et peu fragmenté

 

Alors que Samsung fonctionne sous le système d’exploitation Androïd, la marque à la pomme se différencie et utilise sa propre interface, à savoir IOS. A vrai dire, l’écosystème d’Apple plaît autant qu’il déçoit. Là où Google se caractérise avec Androïd par son ouverture, l’iPhone fonctionne dans un univers beaucoup plus clos. En contrepartie, les applications sont souvent moins chargées en virus ou malware. Elles sont également considérées par les fans d’Apple comme étant mieux « finies » que leur équivalent sous Androïd. L’explication est à chercher dans le nombre de modèles de terminaux à gérer. Là où IOS ne fonctionne que sur les iPhones, Androïd doit s’adapter à un panel de smartphones beaucoup plus large, de toutes marques et résolutions.

La communauté des admirateurs d’Apple soulignera surtout la simplicité de l’écosystème des iPhones. Les applications sont installées sur une seule et unique page d’accueil et non pas intégrées à la fois à un menu d’applications et à la page d’accueil du terminal. Sur son navigateur Safari, Apple intègre aussi un raccourci permettant d’imprimer ou de s’envoyer en toute simplicité par email le lien d’une adresse Internet. La procédure est souvent beaucoup plus fastidieuse sous Androïd.

Là où Apple joue la carte de la simplicité, Samsung utilise celle de la personnalisation. L’existence double d’un menu d’applications et d’une page d’accueil permet à l’usager de mieux mettre en valeur les programmes dont il se sert le plus souvent. L’interface du S5 intègre aussi nombre de widgets pour une plus grande personnalisation du mobile. Enfin, pour beaucoup, le dernier point noir d’Apple réside dans la nécessité, pour transférer ses fichiers entre son ordinateur et son téléphone, de passer par le logiciel propriétaire de la marque à la pomme Itunes, là où avec Androïd un simple câble USB suffit.

 

iPhone : des terminaux éminemment perfectibles… 

 

Pire, au-delà des limites inhérentes à l’écosystème d’Apple, pour les plus « geek », l’iPhone 6 serait même une déception. Et pour cause, le nouveau smartphone est loin d’être une prouesse technologique. Pour un smartphone se voulant haut de gamme, et qui compte parmi les plus chers du marché, certains s’attendaient à une avancée d’un point de vue de l’étanchéité. Il n’en est rien. Même si la course aux pixels n’a pas toujours de sens en termes de qualité des photos, après 4 modèles bloqués à 8 MP, beaucoup auraient souhaité un petit effort de la marque en la matière. La technologie NFC est, elle, aussi bridée et ne s’applique pour l’heure qu’au système de paiement Apple Pay, uniquement disponible aux Etats-Unis

Enfin, l’interface fermée d’Apple est l’objet de toutes les critiques. Très peu personnalisable, elle risque de décevoir tous ceux qui apprécient « bidouiller » leur terminal. Le fait  de passer nécessairement par Itunes pour transférer ses fichiers en désappointe également plus d’un. Si Apple a ses fans, il a donc aussi ses détracteurs. C’est à ces derniers que la firme coréenne Samsung entend s’adresser avec le lancement prochain de son Galaxy S6. Un modèle qui entend largement s’inspirer de l’iPhone 6.

 

L’iPhone 6 : combien ça coûte ?

 

iPhone 6*

iPhone 6 Plus*

16 Go

64 Go

128 Go

16 Go64 Go128 Go

709€

819€

919€809€919€1019€

 

*Tarifs affichés sur le site d’Apple au 27/02/2015. Les prix du modèle nu peuvent être légèrement inférieurs selon les opérateurs.

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

L’iPhone 6 n’est pas le modèle qui intègre le plus de technologies. Il n’en reste pas moins vrai qu’il caracole souvent dans les premières places des différents comparatifs. A défaut d’intégrer les dernières fonctions à la mode, il joue la carte de la finition. L’écosystème IOS compte parmi les plus stables mais, en contrepartie, reste très peu personnalisable. Pour les consommateurs à la recherche de fiabilité, l’iPhone 6 est souvent considéré comme un des meilleurs choix du moment. En revanche, pour les plus « geek » et pour ceux souhaitant personnifier au maximum leur terminal, IOS  va très vite montrer ses limites. Ceux-là ont tout intérêt à se replier sur Androïd.

 

 

Crédit photo : Apple.fr

Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

Les conseils pour bien choisir son mobile

Le mail conso intelligent

Recevez tous les 15 jours la newsletter conso de Choisir.com