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Mitsubishi avoue tricher sur les consommations de carburant depuis 25 ans

Mitsubishi

Nouveau scandale à la fraude sur les tests antipollution. Cette fois c’est le japonais Mitsubishi qui avoue avoir triché sur les résultats obtenus par ses véhicules. Des centaines de milliers de véhicules seraient concernés, dont ceux d’un autre japonais, Nissan, pour qui Mitsubishi produit certains modèles de petit gabarit.

 

Nouveau feuilleton

 

Le mercredi 20 avril, la firme Mitsubishi a convoqué la presse pour avouer une fraude aux tests antipollution. En effet, le constructeur a avoué avoir manipulé les résultats des tests sur les consommations de carburant de certains de ses véhicules.

L’entreprise parle alors de quatre modèles, produits depuis les trois dernières années, badgés Mitsubishi ou Nissan, et destinés au marché nippon. 625 000 véhicules seraient concernés.

 

"Au moins 486 000 véhicules Nissan seraient concernés."

 

Mais le 27 avril, nouveau coup de tonnerre, nouveaux aveux. La fraude concernerait plusieurs dizaines de modèles et durerait depuis 1991 ! Soit 25 années de tests non conformes.

Dépassé, le vice-président du groupe, Ryugo Nakao avoue qu’il ne connaît pas encore le chiffre exact de tous les véhicules concernés.

De son côté, Tetsuro Aikawa, le PDG, s’est platement excusé en affirmant ne pas avoir été mis au courant de ces agissements.

 

Un moteur Mitsubishi

 

Comment l’a-t-on su ?

 

C’est Nissan qui a relevé des écarts entre les consommations de ses véhicules produits par Mitsubishi, et les résultats des tests.

La firme annonce avoir stoppé la production et la vente des véhicules incriminés. Elle a également mis en place une commission d’enquête spéciale composée uniquement d’experts internes.

 

Et pour le consommateur ?

 

Pour l’heure, nous ne savons pas si des modèles destinés au marché français sont concernés. Le constructeur affirme que non, mais il ne semble pas connaître lui-même tous les tenants et aboutissants de l’affaire.

 

"Mitsubishi France assure que l’hexagone n’est pas concerné."

 

La commission d’enquête rendra son rapport dans trois mois. Nous ferons alors un point sur la situation pour savoir si l’Europe est touchée, et quels sont les recours pour le consommateur.

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Du logiciel espion aux tests falsifiés, rien ne semble exagéré pour conquérir des marchés. A l’heure où l’automobiliste est sanctionné à tout-va (justement ou injustement), il paraît fou que les constructeurs aient le champ totalement libre pour franchir la ligne jaune.

 

 
Philippe Mougeot

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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