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Pourquoi avons-nous du mal à changer de fournisseur d'énergie ?

énergie concurrence

Malgré l’ouverture à la concurrence du secteur de l’énergie depuis 2007, les Français semblent encore peu enclins à faire de l’infidélité aux opérateurs historiques. Peut-être par ignorance mais aussi par manque d’intérêt…

 

Malgré des promesses d’économies qui peuvent atteindre jusqu’à 16 %, ils sont encore fin 2015 plus de 90 % à continuer à faire confiance à EDF et à ses tarifs réglementés pour l’électricité. Si le constat est déjà un peu plus nuancé pour le gaz, ils sont encore 85 % à rester fidèles à ENGIE (ex GDF Suez). Un constat accablant, que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ne peut que déplorer.

 

Des opérateurs historiques ancrés dans la mémoire collective

 

Dans un pays où l'Etat a toujours joué un rôle fondamental dans la production et la distribution de l’énergie, l’électricité et le gaz sont encore perçus par une majorité de Français comme des services très particuliers, ne pouvant répondre à une logique purement mercantile.

Habitués à une énergie peu onéreuse au regard du reste de l’Europe, les Français n’ont au contraire cessé de voir leur facture flamber depuis les années 2000 et a fortiori depuis l’ouverture à la concurrence.

En effet, au lieu de faire peser la construction et l’entretien des infrastructures propres à la distribution de l’énergie sur la facturation des consommateurs, l'Etat français a longtemps décidé de les financer grâce aux impôts.

Mais depuis une dizaine d’années, la logique prend pourtant un visage différent, d’où ces augmentations successives.

Très facile donc, pour le consommateur de se sentir parfois perdu face à une libéralisation brutale et nostalgique d’une période où il payait son gaz et/ou son électricité assurément moins cher.

 

Un manque d’information du consommateur

 

Bien plus qu’une barrière psychologique, la Commission de régulation de l’énergie y voit plutôt un manque d’information du consommateur. Huit ans auparavant, nous n'avions pas le choix, c'était EDF-GDF. Depuis, les alliés d’hier sont devenus concurrents. 

EDF s’est mis à vendre du gaz tandis qu’ENGIE (ex GDF Suez) s’est diversifié dans la fourniture de l’électricité, jusqu’à devenir le premier rival de son ex-société sœur. Difficile à comprendre pour une majorité de Français…

 

"Selon certaines études, seuls 30 % des Français percevraient EDF et ENGIE comme concurrentes."

 

Et parmi eux, ils seraient moins d’un tiers à faire le distinguo entre tarifs réglementés et tarifs de marché. Si les premiers demeurent l’apanage des fournisseurs historiques (EDF pour l’électricité et ENGIE pour le gaz), les seconds peuvent aussi être proposés par ces derniers.

Un manque de connaissance qui inspire assurément de l’inquiétude et invite à l’immobilisme, alors même que l’idée de l’existence de concurrents commence doucement à faire son chemin…

 

Une politique tarifaire pas assez agressive…

 

De l’aveu même de Stéphane Mialot, Médiateur national de l’énergie, le gain économique à espérer à l’occasion d’un changement de fournisseur n’est pas toujours suffisamment « incitatif ».

Là où un opérateur comme Free a débarqué dans l’univers du mobile en 2012 avec des économies de l’ordre de 30 % pour l’abonné, la moyenne se situe ici plutôt aux alentours des 5 à 6 %.

Il faut dire que la marge de manœuvre pour le fournisseur se trouve parfois particulièrement réduite, en particulier en ce qui concerne l’électricité.

95 % du montant de votre facture correspond aux frais fixes réglementés par l’Etat (65 % de frais d’acheminement et de fourniture pour ERDF et 30 % en taxes diverses et variées). La liberté de tarifs ne peut donc s’exercer que sur les 5 % restants. Soit presque rien…

 

"Moins d’un Français sur cinq croient encore aux vertus du libéralisme dans le secteur."

 

Pour les séduire, les fournisseurs redoublent pourtant d’efforts en généralisant notamment la pratique des prix fixes sur une, deux, voire trois années. Une méthode qui commence peut-être par porter ses fruits.

S’ils sont encore minoritaires à avoir franchi le pas, le nombre de ménages ayant quitté les tarifs réglementés en 2015 s’est pour la première fois apprécié de trois points.

Après avoir fait part de leurs inquiétudes, les associations de consommateurs rejoignent d’ailleurs tout doucement le mouvement. Comme en témoigne la très médiatisée opération « Gaz moins cher ensemble » menée par l’UFC-Que Choisir en 2014 avec l’opérateur Lampiris (devenu Total Spring depuis octobre 2017)...  

 

Bien choisir son fournisseur de gaz
Si la réduction moyenne espérée auprès d’un opérateur alternatif atteint les 5 à 6 %, l’économie réelle peut toutefois dans certains cas être beaucoup plus importante. Pour vous aider dans cette quête d’économies, notre comparateur vous proposent de mettre en opposition les caractéristiques et les tarifs des offres de gaz auprès des plus grands fournisseurs. 

 

Vous avez raté la campagne « Gaz moins cher ensemble » menée par l’UFC-Que Choisir ? BFMTV revient dessus en image :
 

 

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Sébastien Jaslet

 

*Toutes les offres sur cette page sont suceptibles d'évoluer. Seules les conditions proposées par les marques sur leur site font foi.

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