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Quels sont les dangers pour votre épargne en 2017 ?

épargne

En Europe, la politique de la Banque centrale européenne est basée sur l’encouragement à l’investissement et au crédit, afin de relancer l’économie. Une stratégie qui fut celle des Etats-Unis avant nous, et qui se traduit par des taux d’intérêt extrêmement bas. Les conséquences sur les placements des particuliers ne sont pas indolores et pourraient encore s’aggraver en 2017.

 

L’année qui s’achève a été marquée par la faiblesse des taux d’intérêt, résultat des décisions accommodantes prises par la BCE. Concrètement, Etats et entreprises empruntent sur les marchés à des taux très faibles, voire même, et c’est exceptionnel, négatifs !

On pourrait imaginer que le fait qu’Etats et entreprises se financent à bas coût comporte des avantages. Toutefois, pour les particuliers, les répercussions sur leur épargne ne sont pas forcément celles espérées.

 

Derrière les frais bancaires, la baisse des taux

 

L’objectif de la BCE est d’encourager les banques à financier l’économie réelle, notamment en accordant des crédits à des taux attractifs, donc peu rémunérateurs pour ceux qui les accordent.

Ajoutons à cela le peu d’appétit des Français pour les placements plus risqués, comme la Bourse, et la faiblesse des taux de rémunération des livrets d’épargne et vous comprendrez l’inquiétude qui saisit les banques.

Ces organismes commerciaux ont en effet pour objectif de vendre des produits bancaires et des placements et non pas de servir de coffre-fort à des particuliers qui laissent de plus en plus souvent leur épargne sur leur compte courant (+ 17 % des encours entre 2013 et 2015).

La baisse des taux a déjà une conséquence sur les particuliers, puisque la diminution de leurs revenus pousse les banques à augmenter leurs frais de tenue de compte. Dernier exemple en date : la nouvelle grille tarifaire qui va s’appliquer à compter du 1er janvier 2017.

Les frais de tenue de compte devraient bondir, en moyenne, de pas moins de 13 %, tandis que les frais de retrait dans les distributeurs prendront 4,5 % en moyenne (source Meilleurebanque).

Dans certains pays, les établissements bancaires ont décidé de mesures plus drastiques encore pour répercuter la baisse de leurs revenus. Certaines ont ainsi décidé de pénaliser les dépôts de liquidités, afin d’encourager plutôt les investissements.

C’est par exemple le cas de la banque suisse PostFinance (filiale de La Poste suisse), qui a introduit des frais de 1 % sur les dépôts de plus d’un million.

En Allemagne, une banque de Bavière a également annoncé cet été qu’elle prélèverait des frais de 0,4 % pour tout dépôt supérieur à 100 000 €.

 

Gare aux désillusions de l’assurance vie

 

Autre problème induit par la faiblesse des taux, les rendements des fonds sécurisés en euros. Or ils ont les faveurs des investisseurs français, au détriment des fonds investis sur des produits financiers non sécurisés.

Des inquiétudes ont vu le jour sur la capacité des assureurs à continuer de verser les rendements annoncés, car pour respecter l’aspect sécuritaire de ces fonds en euros, ils se positionnent sur des obligations d’Etats ou d’entreprises qui, nous l’avons vu, ne rapportent plus guère.

Quelles conséquences ? D’une part, les rendements des fonds en euros pourraient diminuer, même si cela met un certain temps à se mettre en place, car l’univers de l’assurance vie demeure extrêmement concurrentiel.

D’autre part, les frais liés aux contrats d’assurance vie pourraient eux aussi augmenter. Generali et Spirica ont déjà amorcé des modifications dans leur façon d’appliquer certains frais.

 

"Le rendement des fonds en euros en 2016 devrait s’établir en moyenne autour de 2 % ou 2,5 %."

 

A ce niveau relativement peu élevé s’ajoutent les nouvelles dispositions de la loi Sapin II. Elle établit la possibilité de bloquer ou retarder les retraits des épargnants en cas de crise systémique.

La conjugaison de tous ces éléments pourrait-elle changer le regard des Français sur l’assurance vie ? Encore un effet secondaire que pourrait avoir la faiblesse des taux d’intérêt en Europe.

Ingrid Labuzan

 

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