Pourquoi passer le contrôle technique de son véhicule avant la réforme de mai 2018 ?

Pourquoi passer le contrôle technique de son véhicule avant la réforme de mai 2018 ?

Transposition en droit français d’une directive européenne de 2014, un nouveau contrôle technique automobile entrera en vigueur à partir du 20 mai 2018. Si l’examen va devenir plus strict, il sera également plus cher avec une hausse de 15 à 20 %. Faut-il pour autant se précipiter dans l’un des 6 500 centres de contrôle et ainsi bénéficier de la législation actuelle moins contraignante ?

 

Plus de points de contrôle et de contre-visites

 

Sans pour autant atteindre le niveau de sévérité de nos voisins allemands, le contrôle technique français se durcit avec des points de contrôle passant de 123 à 132.

Dans sa nouvelle mouture, l’examen prend en compte 606 défaillances au lieu de 453.

En parallèle, le nombre d’anomalies entraînant une contre-visite fait un bond à 467 alors qu’il n’est aujourd’hui que de 196.

 

 

Une nouvelle catégorie d’anomalies

 

À partir de mai 2018, le contrôle technique s’enrichit d’une nouvelle catégorie valant une interdiction de rouler : les défaillances critiques.

Les catégories de défaillances passent ainsi de 2 à 3 :

 

  • Défaillances mineures

Elles englobent les anomalies détectées n’entraînant pas de contre-visite, mais qui sont toutefois mentionnées sur le rapport.

 

  • Défaillances majeures

Ces anomalies sont celles qui compromettent la sécurité du véhicule, présentent un risque pour les autres usagers ou impactent négativement l’environnement.

Le véhicule doit alors être réparé et présenté à nouveau à un centre de contrôle dans le délai de 2 mois qui suit la première visite.

 

  • Défaillances critiques

Cette nouvelle catégorie recense les défaillances constituant un danger immédiat et direct sur la sécurité routière ou l’environnement.

Parmi les anomalies entrant dans le cadre des défaillances critiques :

- Dysfonctionnement du système de freinage
- Mauvais état des surfaces vitrées
- Fonctionnement défectueux ou défaut de fixation des éléments de direction
- Défauts ou usure du châssis, des essieux ou de la carrosserie
- Ligne d’échappement défectueuse
- Fuite de liquides

 

 

Une interdiction de rouler quasi immediate

 

En présence d’une des anomalies entrant dans la catégorie des défaillances critiques, le certificat d’immatriculation est suspendu sans être annulé.

L’automobiliste dispose alors de quelques heures pour faire réparer sa voiture et la présenter à la contre-visite.

Dans la plupart des cas, le temps limité et la gravité de la défaillance vont rendre impossible une nouvelle présentation au contrôle. L’interdiction de rouler sera levée après réparations et un nouveau contrôle technique passé avec succès.

D’après les responsables des centres de contrôle, entre 3 et 5 % des véhicules risquent d’être concernés par la classification « Défaillance critique ».

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Avec l’augmentation du nombre de points de contrôles entraînant une contre-visite, ce sont deux fois plus de véhicules qui vont être concernés. Qu’il s’agisse d’obtenir un rendez-vous plus rapidement ou de contourner provisoirement les futures règles et les tarifs en hausse, la réponse est donc « Oui », on vous conseille d'anticiper votre contrôle technique. Ne vous y prenez toutefois pas au dernier moment, car à compter du 20 mars, le délai initial de 2 mois pour la contre-visite sera diminué d’une journée chaque jour.

 

 
Arnauld D.

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