Ces réductions d'impôt qu'on oublie trop souvent

Réductions d'impôts

Chaque année, au moment de déclarer leurs revenus, les particuliers oublient de réclamer les réductions fiscales qui leur sont pourtant dues. Par mégarde ou par méconnaissance des niches fiscales et des dispositifs en place. Et pourtant, il existe pas moins de 460 mécanismes ouvrant droit à des avantages fiscaux en France. Sur certains sont réservés à un statut professionnel ou un investissement spécifique, d’autres sont ouverts à tous. Voici les x réductions d’impôts qu’on oublie trop souvent.

 

Les frais de scolarité : 119 € par an

 

Les contribuables dont les enfants sont au collège ou au lycée peuvent le signaler dans leur déclaration de revenu. Effectuer cette démarche, qui consiste à cocher les cases 7EA à 7EF sur le formulaire n°2042 RICI (réductions et crédits d’impôts), lui donne droit à une réduction d’impôt forfaitaire d’un montant de :

  • 61 € pour un collégien ;
  • 153 € pour un lycéen ;
  • 83 € pour un étudiant.
  • Les frais réels : 420 € par an

Par défaut, les contribuables en activité bénéficient d’un abattement de 10 % sur leur revenu imposable, correspondant aux frais professionnels. Bon nombre d’entre eux ignorent ou oublient de renoncer à cet abattement et de déclarer leurs frais réels. C’est-à-dire les dépenses réellement engagées dans le cadre de leur activité professionnelle. On pense en premier lieu aux frais d’essence et de péage pour les salariés véhiculés, mais la notion de frais réels englobe également :

  • les frais d’uniforme et de pressing ;
  • les frais de documentation et de formation ;
  • les frais de double résidence ;
  • les frais de repas ;
  • les frais spécifiques à l’exercice d’une profession ;

La palme revient évidemment aux frais de transports (essence, péage, etc.) qui, s’ils étaient déclarés au réel, feraient économiser environ 420 € par an aux contribuables concernés. Un oubli qui s’explique par la nécessité de procéder soi-même aux calculs, et donc de devoir conserver tous ses justificatifs.

 

Les dons versés à des associations : 41 € perdus par an

 

4,4 milliards d’euros. C’est le total des dons effectués à des associations chaque année par des particuliers, selon l’association France Générosités. Écologie, cause animale, accès au logement, lutte contre la pauvreté, l’exclusion, pour l’égalité salariale, etc. Nombreuses sont les causes et leurs donateurs. Être généreux à ses avantages puisque les dons versés aux associations (en argent ou en nature) ouvrent droit à une réduction allant de 66 à 75 % du montant donné.

Et pourtant, les dons effectivement déclarés aux impôts ne représentent “que” 2,5 milliards d’euros. Les 1,3 milliards d’euros restant sont donc “perdus” en quelque sorte par les déclarants.

 

L’emploi à domicile

 

Le recours à l’économie collaborative se développe de plus en plus chez les particuliers. Ménage, bricolage, jardinage, garde d’enfants et d’animaux... Toutes ces petites prestations entrent dans la catégorie de l’emploi à domicile, et donc déductibles des impôts à hauteur de 50 % des dépenses engagées.

Afin de simplifier les démarches déclaratives, la plupart des plateformes de service entre particuliers (Youpijob, Needhelp, Lulu dans ma rue, etc.) font parvenir aux “employeurs” temporaires un relevé fiscal en fin d’année, avec le détail des prestations réalisées et leurs montants.

 

Les pensions alimentaires versées

 

Les pensions alimentaires versées à un(e) ex-conjoint(e) mais aussi celles versées à un(e) ascendante(e) et à un enfant majeur (non rattaché à votre foyer fiscal) sont déductibles du revenu imposable. En outre, vous pouvez déduire les dépenses de nourriture et d'hébergement pour un montant forfaitaire fixé à 3 445 € par enfant. Cette somme est doublée si votre enfant est marié ou pacsé.

 

Le choix entre PFU et barème progressif pour ses revenus du capital : entre 50 € et 120 € perdus par an

 

Depuis le 1er janvier 2018, les revenus du capital (dividendes, gains de cessions des contrats d’assurances vie, intérêts des produits d’épargne, etc.) sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Ce que beaucoup d’épargnants ou d’investisseurs oublient, c’est que cette imposition n’est pas irrévocable. En effet, ils ont la possibilité d’y renoncer et d’opter pour l’imposition des revenus de leur épargne au barème progressif de l’impôt. Pour cela, il suffit de cocher la case « 2 OP » sur la déclaration de revenus.

En effet, l’imposition au PFU n’est pas toujours avantageuse. Selon les données du ministère de l’Action et des Comptes publics, sur 30 millions de foyers imposés au PFU, environ 8 millions d’entre eux auraient eu intérêt à préférer la taxation au barème. Soit plus d’un foyer fiscal sur quatre.

Si, pour la moitié d’entre eux, le manque à gagner est très négligeable (moins de 7 €), pour 80 % des contribuables concernés, la perte subie est estimée à moins de 50 € pour les plus chanceux et à 120 € pour 810 000 foyers fiscaux.

Cette liste est bien évidemment non exhaustive : il existe beaucoup plus d’avantages fiscaux non réclamés par les particuliers chaque année. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Sandra F.

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