Top 10 des meilleures berlines familiales 2020

Meilleures berlines familiales 2020

Le segment des berlines familiales, à l’image de celui des monospaces, est en net recul face à l’avènement des SUV qui se veulent de plus en plus luxueux et mieux équipés. Souvent associées au monde du premium, les berlines familiales, grandes routières par définition, savent pourtant offrir de belles prestations, même lorsqu’elles sont issues des gammes généralistes. Voici un petit tour d’horizon de celles qui tiennent le cap en 2020.

 

Peugeot 508 II (5 066 exemplaires)

A sa sortie en 2018, la Peugeot 508 a marqué un grand coup. Par sa prestance tout d’abord. Un museau d’enfer, prolongé par une silhouette tout aussi élégante que sportive, et une signature lumineuse particulièrement osée qui inaugurait alors les désormais célèbres feux de jour en forme de griffes.

Au volant de cette 508 de deuxième génération, la sensation est tout de suite valorisante. Le poste de pilotage enveloppe le conducteur. L’instrumentation numérique dispose d’une casquette prononcée qui évite les reflets du soleil et l’écran tactile (8 ou 10 ’’ selon les versions) orienté vers le conducteur propose un piano de commandes diverses.

Peugeot, qui soigne généralement ses finitions, hausse encore le ton sur cette 508 qui vient clairement chatouiller les modèles premiums.

Peugeot 508 II

"La 508 et 508 SW se déclinent en hybride rechargeable."

 

Evidemment, la berline du lion profite de nombreuses aides à la conduite et des dernières technologies disponibles chez le constructeur avec notamment la ribambelle de sécurités piétons et alertes anticollision.

A conduire, cette 508 est un régal. La position de conduite proche du sol couplée aux blocs dynamiques assurent un agrément quasiment parfait. L’insonorisation joue également une partition parfaite.

La Peugeot 508 est disponible en essence 180 ch, en diesel 130 ch et en hybride essence de 225 ch.

 

Tesla Model 3 (3 562 ex)

Quand Tesla a sorti ses premiers modèles électriques, les tarifs étaient clairement réservés à une clientèle plus qu’aisée. La Model 3 a bouleversé ce standard en démarrant à 35 000 €, avec des performances inégalables chez les autres marques, même si les finitions les plus vendues avoisinent davantage les 50 000 à 60 000 €.

Après quelques problèmes de développement, puis d’assemblage qui ont fait perdre des millions à la firme, Tesla peut enfin livrer ses modèles et prend même la seconde place de ce classement.

Tesla Model 3

"L’autonomie WLTP de la Model 3 varie de 350 à 560 km selon les versions."

 

Les accélérations folles, dignes d’une vraie sportive, c’est pour le modèle Performances (WLTP 530 km). L’autonomie prolongée, c’est pour la version Grande autonomie (WLTP 560 km). Le compromis c’est pour la Mid range (WLTP 480 km). Et l’accessibilité tarifaire de la version d’entrée de gamme avoisine les 40 000 € pour 350 km d’autonomie et un agrément de conduite tout de même hors normes dans le monde de l’électrique.

A l’intérieur, c’est réellement minimaliste. On aime ou pas. Une planche de bord toute simple se dote d’un écran tactile géant de 15 ’’. Il n’y a rien d’autre, pas même de compteur de vitesse qui se retrouve sur le dit écran. Tout cela révèle une certaine beauté épurée, même si le qualitatif a encore des efforts à faire.

Côté habitabilité, étonnamment, la Model 3 accueille sans problème cinq adultes et propose un coffre de 425 l tout de même ! Aurait-on à faire à une électrique familiale digne de ce nom ?

 

Skoda Octavia III (2 692 ex)

Si Skoda marche bien au niveau mondial, en France le succès de la gamme n’est pas évident. Seules la Fabia et l’Octavia ont réellement rencontré leur public.

La berline familiale propose de belles prestations à des prix alléchants. Et elle sait gommer certains défauts qui lui sont régulièrement formulés comme son qualitatif en berne ou sa sellerie. L’Octavia a fait de gros progrès en la matière lors de son restylage de 2017, même si le dessin un peu fade et désuet de la planche de bord demeure.

Les passagers sont un peu mieux accueillis à l’arrière, sauf le malchanceux de la place centrale, mais le coffre est le plus généreux du segment avec 590 l.

Toujours disponible en essence TSI et diesel TDI, la Skoda Octavia sait proposer un bon comportement de conduite, quitte à rogner sur le confort général.

Skoda Octavia III

"Une quatrième génération est prévue pour septembre 2020."

 

En 2020, la Skoda Octavia se renouvelle et propose une quatrième génération qui profite de toutes les nouveautés technologiques étrennées par les Golf, Série 3 et Leon. Faire partie du groupe VAG a ses avantages. Certainement de quoi proposer encore des versions généreusement dotées à des tarifs intéressants.

 

Mercedes CLA II (2 621 ex)

Dérivé en version coupé 4 portes de la Classe A, la Mercedes CLA continue de jouer sur des lignes sportives pour cette seconde génération. Mais pour autant, l’allemande fait des progrès et se rend plus spacieuse pour séduire les « petites familles ».

Côté équipements, elle reprend bien sûr les équipements de la Classe A et notamment les commandes vocales ainsi que le système d’intelligence artificiel qui apprend à connaître le conducteur.

Mercedes CLA II

En conduite, la Mercedes est rarement prise à défaut sur la disponibilité de ses blocs ou sur la réponse de sa boîte automatique. En revanche, le châssis ne semble pas à la hauteur de la situation et paraît prêt à la perte d’adhérence dès que l’on pousse la berline dans ses retranchements.

Des écueils assez malvenus pour une voiture qui affiche un ticket d’entrée de gamme à 39 500 €.

 

Mercedes Classe C IV (1 961 ex)

Non il n’y a pas de guerre entre la CLA et la Classe C, même si elles se talonnent dans les ventes. Résolument plus sage et plus familiale, la Classe C ne s’adresse pas tout à fait au même public même si elles font partie du même segment.

Avec la Classe C, c’est le confort des voyages au long cours avant tout, pour le conducteur comme pour les passagers. Cela ne l’empêche pas d’adopter une ligne séduisante et d’offrir un intérieur aussi valorisant que technologique. Dans sa panoplie d’équipements, l’allemande propose par exemple l’assistance semi autonome au changement de file, une exception dans cet ordre de prix.

Mercedes Classe C IV

"Seulement deux finitions pour le marché français : Avantgarde Line et AMG Line."

 

Côté moteur, en tant que routière, la Classe C bénéficie toujours de diesel puissants et de blocs essences réactifs. Pour séduire une certaine clientèle, ou faire baisser le taux global de CO2 du constructeur, elle s’est également mise à la micro-hybridation.

Globalement sur cette génération, si les tarifs sont en hausse, l’équipement suit avec cohérence.

 

BMW Série 3 VII (1 941 ex)

Que manquait-il à la Série 3 pour conquérir un nouveau public ? Du dynamisme ? Elle en avait déjà à revendre. Des équipements technologiques ? Comme toutes les BMW elle est rarement en panne de ce côté-là. De l’habitabilité ? Ha oui, voilà ce que la Série 3 avait à travailler : son côté familial. C’est chose faite avec un bien meilleur accueil des passagers, mais un coffre qui reste tout de même léger.

BMW Série 3 VII

"La Série 3 a pris 8 cm en longueur."

 

Rassurons-nous, l’agrément de conduite n’est en aucun cas passé au second plan. Il faudra toutefois jouer de la palette pour délivrer toute la puissance du mode Sport, la boîte automatique ayant du mal à suivre le rythme.

Pour ceux qui sont prêts à faire un petit compromis sur la fermeté générale, l’option d’amortisseurs à butées hydrauliques fera plaisir à toute la famille.

 

Renault Talisman (1 487 ex)

Elle n’est pas ridicule certes, mais il faut avouer qu’au lancement de la Talisman, les espoirs de Renault plaçaient la barre un peu plus haut que 3 000 exemplaires vendus par an. Pourtant son début de carrière était plutôt prometteur.

D’ailleurs, si l’on veut reprendre les bases, outre un physique plutôt séduisant, la Talisman possède une architecture dédiée à la route. Accrochée au bitume, sa tenue de route est saluée par tous. Mieux, ses quatre roues directrices et sa suspension pilotée font oublier sa longueur de berline familiale (4,85 m), que ce soit à basse vitesse ou en conduite dynamique.

Renault Talisman

"La Talisman a été élue plus belle voiture de l’année 2015. "

 

Côté dotation en équipements, la française est aussi plutôt généreuse et bénéficie d’un bon qualitatif. L’espace à l’intérieur est agréable à vivre, avec suffisamment de place pour tous les passagers, et le volume de coffre de 505 l est dans la bonne moyenne.

En démarrant en entrée de gamme à 27 900 € pour culminer à 41 000 €, la Talisman est bien moins onéreuse que nombre de ses concurrentes, tout en proposant une palette d’équipements très complète.

 

Audi A4 III

En 2020, l’Audi A4 a subi un restylage salvateur qui pour une fois n’a pas été fait à la légère. Face à la concurrence, il fallait bien quelques changements. Physiquement, la calandre se voit élargie, les optiques gagnent en élégance, et les flancs offrent un visuel plus marqué.

Dans l’ensemble, cette A4 gagne en caractère.

Audi A4 III

"L’A4 adopte enfin l’écran tactile."

 

A l’intérieur, l’on pourrait croire que rien n’a changé par contre. Et puis l’on s’aperçoit que l’écran est enfin devenu tactile. Un moment de bonheur un peu effacé par un certain manque d’ergonomie du à la position lointaine du dit écran. Audi se fait pardonner avec un très beau Virtual cockpit, en option ou de série sur S-Line.

Mais la petite révolution tient surtout à la micro-hybridation des blocs, destinée non pas à rouler en tout électrique mais à abaisser la consommation de carburant.

Côté confort, l’A4 reste fidèle à elle-même, avec sa capacité à apporter un confort neutre qui pourrait faire oublier son dynamisme, pourtant bien présent.

 

Volkswagen Passat VIII (944 ex)

Standard du genre, la Passat subit elle aussi un restylage en cette année 2020. Sans surprise cette fois, les changements esthétiques sont presque imperceptibles. Elle en profite surtout pour récupérer sa version hybride rechargeable, la GTE, disparue en 2018. La batterie qui était alors d’une capacité de 9,9 kW/h passe aujourd’hui à 13 kW/h.

Volkswagen Passat 8

"A peine à mi-carrière, la Passat est en perte de vitesse dans les ventes."

 

Avec son intérieur toujours aussi sobre, ou austère selon la perception, la Passat fait un peu pâle figure face à une concurrence qui s’annonce meilleur marché.

Dans les points positifs, l’on retiendra l’habitabilité et un agrément de conduite toujours bien présent.

 

Volkswagen Artéon

Dans la gamme Volkswagen, l’Artéon fait office de concurrente directe aux rivales premiums. Son physique élancé de coupé donne le ton, tout comme son capot qui se prolonge sur les ailes et lui apporte cette petite touche d’originalité.

Volkswagen Artéon

"L’Artéon s’attaque au premium, et applique des tarifs similaires."

 

A l’intérieur, c’est du Volkswagen traditionnel. A savoir, un qualitatif de haute volée mais un design des plus sobres. L’habitabilité est elle aussi soignée avec un empattement de 9 cm supplémentaires par rapport à une Passat.

Pour profiter d’un bloc relativement puissant, à l’image du TDI 150 ch, et d’une finition assez généreuse, il faudra tout de même dépenser pas moins de 50 000 €.

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Sans surprise, ce classement des berlines familiales fait la part belle aux allemandes. Toutefois, ce sont bien deux françaises sur les plus hautes marches du podium. Et elles ne sont pas la par chauvinisme, mais parce qu’elles proposent des prestations de haut niveau à des tarifs tout à fait cohérents.

 

 
Philippe Mougeot

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