Retraite : de la bonne volonté mais de faibles rémunérations

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Craintes d'une poursuite de la hausse du chômage, d'une remontée des prix, d'un relèvement des impôts… Les Français regardent l’avenir avec inquiétude, tant du côté de leur capacité d’épargne que de leur future retraite.

 

La classe des retraités va voir grossir ses rangs dans les années à venir, et les « heureux » appelés s’inquiètent déjà de leur futur niveau de vie. D’après une étude de l’INSEE sortie en juillet dernier, 8 millions de Français vont sortir de la catégorie des actifs d’ici 2020. La faute au papy-boom, bien sûr, mais pas seulement. On retrouvera également bon nombre de retraités anticipés, c’est-à-dire de chômeurs ayant passé la cinquantaine et qui sortiront de fait des rangs des chercheurs d’emploi. 

 

Préparer sa retraite

 

Les seniors seront loin d’être égaux devant la retraite, mais il est une inquiétude commune à presque toutes les catégories socio-professionnelles : le manque de moyens une fois qu'ils auront quitté la vie active.

On pourrait ainsi croire que les actifs s’étant constitués un patrimoine confortable considèrent la perspective de la retraite avec plus de sérénité. Pas du tout, comme le montre une enquête menée par Natixis Global Asset Management. Les sondés disposent de 75 000 € à 300 000 € d’actifs financiers. Pourtant, la moitié d’entre eux considère que leur pension de retraite ne sera pas suffisante et estime à 1 000 € la somme supplémentaire dont ils auraient besoin chaque mois. 

 

Sécuriser son épargne…

 

Le souci des retraités est donc de s’assurer des revenus complémentaires grâce à leur épargne et à leurs placements, de sécuriser leur situation et leur niveau de vie. L’immobilier est le support favori d’investissement, puisque les trois quarts des retraités sont propriétaires.

Au sein des placements financiers, un mot d’ordre prévaut : sécurité. Les retraités privilégient la sécurisation de leur épargne, la garantie du capital. Concrètement, priorité à l’assurance vie, souscrite par un quart de cette population, aux comptes à terme ou livrets d’épargne, plébiscités par un tiers d’entre elle. Ils sont seulement 16 % à avoir souscrit un PERP et 10 % à se lancer sur les marchés financiers et boursiers.

 

… mais pour gagner peu

 

La sécurité a un prix. L’aversion au risque et à la volatilité se traduit par des rendements plus faibles. Les produits privilégiés ont des taux d’intérêts bas et leur rendement réel est peu élevé une fois l’inflation intégrée. Sans oublier bien sûr que l’épargne des Français reste une cible privilégiée des hausses d’impôts, en témoigne le relèvement des prélèvements sociaux de 11 % à 15,5 % entre 2008 et 2013. Le Monde rapporte ainsi les propos alarmants de Gilles Etienne, directeur de l'expertise patrimoniale chez Cyrus conseil : « A l'extrémité de l'échelle, un contribuable taxé à 45 %, concerné par la contribution sur les hauts revenus et redevable de l'ISF, devra trouver des placements assurant plus de 10 % par an pour préserver son capital ».

Des niveaux aujourd’hui difficiles à atteindre, alors que la tendance générale est à la baisse des taux. Même les plus téméraires ont du mal à trouver du rendement sur les marchés boursiers, avec un CAC 40 en repli depuis le début de l’année. 

 

Pour connaître le rendement net des placements en fonction de l’inflation et du taux d’imposition, consultez ici l’article du Monde.

Nathalie R.

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