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Quel type de bail choisir pour vivre en colocation ?

Bail en colocation

Partager les frais, avoir accès à un appartement plus grand ou mieux situé, ne pas vivre seul… Les attraits de la colocation sont nombreux. Cette solution s’accompagne toutefois de contraintes : mieux vaut bien encadrer les conditions financières et immobilières qui régissent la cohabitation, sous peine de grosses déconvenues. Plusieurs solutions existent pour lier les colocataires.

 

Que l’on choisisse de s’installer avec des amis ou avec des inconnus, mieux vaut suivre une seule règle : la prudence. Qui dit que les autres colocataires paieront leur loyer en temps et en heure ? Ou ne s’en iront pas du jour au lendemain ? La gestion de ces contrariétés et les répercussions qu’elles ont sur les autres colocataires dépendent en grande partie du type de bail signé par chacun. Voilà pourquoi il faut être particulièrement vigilant sur sa forme et sur ce qu’il contient.

 

La clé d’une colocation réussie : le choix du bail

 

Il est possible de signer deux types de baux lorsque l’on intègre une colocation : un bail unique ou séparé. Leur fonctionnement est tout à fait différent : 

 

 Conditions

Bail individuel ou séparé

Bail unique
Signataire du bailUne personneL’ensemble des colocataires
Engagements financiersSur une part du loyer et des charges et sur une caution correspondanteSur un loyer, des charges et une caution correspondants à l’ensemble du bien
Solidarité avec les autres colocatairesNonOui
Taxe d’habitationSeulement en cas de présence au 1er janvierA régler par les habitants de l’appartement, sans distinction d’individus
DépartPréavis individuel de 1 à 3 mois en fonction du bienPréavis général et prolongement de la solidarité financière avec les autres colocataires jusqu’à 6 mois après le départ en cas de clause de solidarité ou d’indivisibilité

 

Le bail unique fait porter plus de risques sur chacun des occupants car loyer, charges et caution sont dus, peu importe qui paie au sein de la colocation. Les colocataires devront donc régler la part d’un camarade indélicat.

Ces obligations peuvent encore être renforcées dans l’hypothèse où le bail s’accompagne d’une clause de solidarité ou d’indivisibilité spécifique. Elle peut par exemple stipuler que la caution n’est rendue qu’au départ du dernier colocataire.

A l’inverse, le signataire d’un bail séparé récupère sa part de caution lors de son départ.

De même, avec un bail unique, le propriétaire peut demander à tous les colocataires d’un coup de libérer le logement. Alors qu'il doit procéder individuellement avec des contrats séparés.  

 

  
 

L'avis de Choisir.com

 

Le bail séparé offre une plus grande protection. Au-delà du bail, il ne faut pas non plus oublier de prendre en compte l’assurance habitation. Avec des baux séparés, chaque habitant peut souscrire la sienne, mais les démarches en cas de dommage seront simplifiées si tous les colocataires ont pris un produit auprès du même assureur.

 

 

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