Budget à prévoir pour aménager son logement

Avant toutes choses, il faut estimer le budget nécessaire pour l’aménagement de votre logement. Pour cela, il faut autant prendre en compte la surface que la nature des éventuels travaux et le prix d’achat des meubles.

Coût d’un aménagement d’intérieur avec travaux de rénovation

Voici les prix moyens au m² constatés pour l’aménagement des pièces :

  • aménagement d’une surface jusqu’à 30 m² : 65 € au m² en moyenne ;
  • aménagement d’une surface supérieure à 120 m² : 43 € au m² en moyenne.

Ce prix vaut pour les pièces de jour et de nuit.

Voici quelques informations tarifaires pour les autres pièces :

  • aménagement d’une cave : 1 750 € au m² ;
  • aménagement de combles : 800 € au m² ;
  • aménagement d’une bibliothèque : 2 900 € (au mètre linéaire) ;
  • aménagement d’une cuisine : 7 725 € ;
  • aménagement d’une salle de bain : 15 750 € ;
  • aménagement d’un dressing : 3 100 €.

Vous voulez obtenir les conseils d’un architecte d’intérieur ? Dans ce cas, il vous en coûtera en moyenne 80 € de l’heure.

Évidemment, ce sont des prix moyens. Cela peut évoluer en fonction de la complexité du chantier et de vos demandes. De plus, l’aménagement d’un espace neuf coûte généralement moins cher que de la rénovation de l’ancien (avec, bien souvent, un travail sur l’isolation).

À noter

Si l’aménagement d’une salle de bain ou d’une cuisine vaut plus cher qu’un salon ou une chambre, c’est parce que la prestation demande des compétences bien spécifiques (des connaissances en plomberie ou en électricité, entre autres).

Dans tous les cas, plus la surface à aménager est grande et plus le tarif est dégressif.

Coût pour meubler un bien

Vous n’avez pas besoin de faire de travaux de rénovation ni de travaux d’aménagement ? Dans ce cas, nous vous donnons quelques idées du budget à prévoir pour meubler votre bien (hors meublé). Cela comprend l’achat de mobilier, de l’électroménager, du linge de maison et de la vaisselle. Évidemment, c’est un prix moyen qui peut être revu à la hausse ou à la baisse en fonction de vos besoins et des équipements que vous possédez déjà.

Pour un studio ou un T1, il faut compter entre 2 500 € et 6 400 € (en fonction de la grandeur de l’appartement). Sachant que cela comprend l’électroménager (pour 1 000 € environ) qui peut être déduit de la facture finale si vous ne voulez ou ne pouvez pas installer un lave-linge et lave-vaisselle dans votre appartement.

Pour un 2 pièces, il faudra compter entre 5 000 € et 7 000 €. Sachant que le budget électroménager représente à lui seul près de 2 000 €.

Pour les logements plus grands, tout dépend du nombre de pièces et d’occupants. Ainsi, si vous avez acheté un 3 pièces pour préparer l’arrivée d’un enfant, il faudra prévoir l’aménagement de la chambre supplémentaire (entre 600 € et 3 000 € environ). Sinon, en règle générale, il faut compter 1 000 € minimum pour l’aménagement d’une nouvelle chambre (achat d’un lit, d’une armoire, d’une commode et de tables de chevet) ou 250 €/700 € pour meubler un bureau.

À noter

Les prix indiqués sont des prix moyens. Si vous choisissez du mobilier haut de gamme ou des meubles de luxe, le budget à prévoir sera, dans ce cas, beaucoup plus important.

Les différentes solutions de financement pour aménager son logement

Évidemment, si vous le pouvez, il est préférable de financer l’intégralité de vos travaux d’aménagement et l’achat de vos meubles avec vos économies. Toutefois, si ce n’est pas possible, nous vous proposons d’en savoir plus sur les différentes solutions de financement à votre disposition.

Le crédit personnel

Avant toutes choses, vous pouvez demander à votre banque de vous accompagner dans le financement de votre aménagement. D’ailleurs, si vous avez acheté un bien, il est possible de demander un crédit plus élevé pour englober le coût lié aux travaux et à l’aménagement. Parlez-en avec votre banquier. Cela permet de profiter du taux de votre crédit immobilier et d’un délai de remboursement relativement long.

Ceci étant dit, vous pouvez aussi demander un emprunt classique à votre banque si vous le souhaitez.

En plus des banques, il existe de nombreux organismes de financement de projets personnels qui sont d’excellentes solutions de secours pour faire face à des dépenses importantes ou imprévues. Pour en bénéficier, il suffit de prendre rendez-vous avec l’organisme le plus proche afin d’étudier votre projet avec un conseiller. On vous demandera alors le montant que vous souhaitez emprunter, la durée du crédit et les caractéristiques des échéances (montant, nombre et périodicité).

Ainsi, vous comprenez qu’avant de demander ce type de prêt, il faut étudier sérieusement votre projet afin d’emprunter la somme qu’il vous faut en prenant en compte vos dépenses et vos revenus afin de garder une marge de manœuvre.

En 2021, le TAEG (taux annuel effectif global) moyen est de 2,28 % pour un crédit travaux et 1,94 % pour un prêt personnel. Ce taux comprend tous les frais occasionnés par la mise en place du prêt (intérêts bancaires, frais de dossier, assurance, etc.).

Taux d’endettement : une donnée importante à connaitre avant de faire un prêt

Que vous alliez voir une banque ou un organisme de crédit, on vous parlera du taux d’endettement.

À savoir

Bien que la loi ne prévoie pas de règles précises sur ce taux d’endettement, la plupart des organismes qui prêtent de l’argent le fixent à 33 %. Cela signifie qu’un particulier ne peut consacrer plus d’un tiers de ses revenus mensuels nets au remboursement de son crédit.

La formule utilisée par les organismes prêteurs est la suivante : montant du crédit x 100 / revenus de l’emprunteur.
Si cela dépasse 33%, le dossier risque d’être bloqué.

Toutefois, en fonction du profil de l’emprunteur, il est possible d’aller au-delà d’un taux d’endettement de 33 %. En effet, l’organisme prêteur s’intéresse essentiellement au reste à vivre. Ainsi, si après règlement de l’ensemble des dépenses mensuelles (loyer, assurance, factures, etc.), le reste à vivre est suffisamment important, le taux d’endettement pourra être plus élevé. Vous l’avez compris : cela concerne surtout les foyers à fort revenu.

En outre, plusieurs critères entrent aussi en ligne de compte en cas de dépassement du plafond des 33 % :

  • l’âge : les emprunteurs les plus jeunes peuvent dépasser plus facilement le plafond des 33 % puisque les banques considèrent que le revenu va augmenter au fil du temps. Cela vaut surtout pour les primo-accédants ;
  • le saut de charge qui est la différence entre le montant du loyer du bien quitté et le montant des échéances de remboursement du bien acheté. Si ce saut de charge correspond à une légère augmentation, les banques pourront plus facilement aller au-delà des 33 % (il peut être plus important si le salaire suit cette tendance) ;
  • l’épargne : un emprunteur qui possède une épargne importante montre à sa banque qu’il sait gérer ses économies. C’est donc un gage de sécurité pour elle.

À noter

Si vous avez un prêt en cours et que vous voulez en obtenir un nouveau, il est possible de demander un rachat de crédit pour étaler la dette sur une plus longue durée. Toutefois, cette solution entrainera une augmentation du montant de l’intérêt total. Elle est donc déconseillée dans la mesure du possible.

Les différentes aides disponibles

Finalement, voici un aperçu des différentes aides disponibles pour l’aménagement ou la rénovation de son logement :

  • programme « Habiter mieux sérénité » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) pour la rénovation de logements anciens de plus de 15 ans. À la condition que celui-ci soit la résidence principale d’un ménage aux revenus modestes ou très modestes. Cette aide correspond à 50 % maximum du montant total des travaux HT pour 5 000 € maximum ;
  • crédit d’impôt pour les travaux d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap et les séniors. Correspondant à un remboursement maximum de 25 % des dépenses engagées dans les travaux, il s’applique à tout aménagement d’intérieur servant à faciliter la vie de la personne qui y habite (installation d’un monte escalier ou d’une nouvelle cabine de douche, par exemple) ;
  • aide des caisses de retraite dont la demande s’effectue directement auprès de sa caisse de retraite ;
  • aide du département ou des collectivités territoriales pour les personnes dépendantes prenant la forme d’une Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) pour financer, par exemple, l’installation de barre d’appui ;
  • prêt à l’amélioration de l’habitat que la CAF peut octroyer aux propriétaires et locataires et qui ne peut excéder 1 000 € (taux à 1 %) ;
  • prime Coup de pouce pour économie d’énergie (pour le chauffage ou isolation) ou Coup de pouce thermostat avec régulation performante (pour l’installation d’un thermostat programmable par un professionnel dans un logement équipé d’un système de chauffage individuel) ;
  • MaPrimeRénov’ pour la rénovation énergétique de son logement plafonnée à 20 000 € par logement et soumise à condition de ressources ;
  • éco-PTZ pour financer des travaux de rénovation énergétique ou l’installation d’équipements permettant l’utilisation de source d’énergie renouvelable.