A quoi sert l’étiquette énergie ?

L’étiquette énergie a été rendue obligatoire sur tous les appareils électroménagers en 1995.

Ce système de notation des équipements électroménagers a vocation à épauler les consommateurs dans leur choix d’équipements électroménagers. Elle leur permet en effet de savoir en un clin d’œil lesquels sont les moins énergivores et donc les plus économes.

Le principe de fonctionnement de l’étiquette énergie est très simple. Les appareils électroménagers y sont positionnés sur une échelle allant de A+++ à G :

  • les équipements appartenant à la classe énergétique A+++ sont les moins gourmands en énergie ;
  • à l’inverse, les appareils électroménagers classés G sont les plus consommateurs d’énergie, et donc les plus chers à faire fonctionner.

Bon à savoir 

Un réfrigérateur classé A consomme 20% de plus d’énergie qu’un réfrigérateur classé A+, de 40 % de plus qu’un réfrigérateur classé A++ et 60 % de plus qu’un frigo de classe énergétique A+++ !

L’étiquetage énergétique aide aujourd’hui de nombreux consommateurs à équiper leur logement. Selon la Commission Européenne, ils sont plus de 85% à en tenir compte !

L’échelle actuelle de l’étiquette énergie a été rendue obsolète par les récents progrès technologiques

Depuis la mise en place de l’étiquette énergie telle que nous la connaissons, l’efficacité énergétique des appareils électroménagers a considérablement progressé. Les classes énergétiques situées les plus bas sur l’échelle de l’étiquette énergétique se sont alors progressivement vidées.

Les classes énergétiques E, F et G sont aujourd’hui pratiquement inutilisées

Saviez-vous qu’un réfrigérateur vendu en 2020 consomme 75% d’énergie de moins qu’un réfrigérateur conçu dans les années 1990 ? Que 80% de l’énergie consommée par un lave-vaisselle sert à chauffer l’eau, et qu’un lave-vaisselle récent consomme deux fois moins d’eau qu’un lave-vaisselle commercialisé il y a une dizaine d’années, selon l’ADEME ?

Pourtant, malgré ces progrès, l’étiquette énergie n’a pas évolué. Résultat : son échelle présente désormais une amplitude de performances plus étendue que celle des équipements actuellement vendus. En termes plus simples, cela signifie que les classes énergétiques E, F et G ne sont aujourd’hui pratiquement plus utilisées.

La quasi-totalité des appareils électroménagers disposent en effet aujourd’hui d’une bonne à très bonne notation, comme le montre le tableau ci-dessous.

Appareil électroménagerClasses disponibles sur l’étiquette énergie
Réfrigérateur, congélateur,appareil combinéA+++ à D
Lave-vaisselleA+++ à D
Lave-lingeA+++ à D
Sèche-lingeA+++ à D
FourA+++ à D
Lampe LFCA+++ à B
Lampe à LEDA+++ à A
TéléviseurA+++ à E
Cave à vinA+++ à G
Classes disponibles sur l’étiquette énergie des principaux appareils électroménagers
Source : ADEME – Réduire sa facture d’électricité, Limiter la consommation de ses équipements, juin 2019

L’étiquette énergie induit aujourd’hui les consommateurs en erreur

Ce décalage entre l’échelle de l’étiquette énergie et les performances écologiques des appareils électroménagers est loin d’être sans conséquence pour les consommateurs.

En achetant un appareil classé A ou B, certains pensent ainsi effectuer un choix à la fois économique et écologique. La réalité est pourtant tout autre ! Certains appareils classés A comme les lampes à LED sont ainsi les appareils les moins performants de leur catégorie.

Ce constat a d’abord donné lieu à la création de notes situées au-dessus de l’échelle initiale : A+, A++ et A+++. Il a ensuite été le catalyseur d’une réforme globale de l’étiquette énergie à l’échelle de l’Union Européenne. Une nouvelle version de l’étiquette énergie sera ainsi déployée à partir du 1er mars 2021, pour certains équipements.

Bon à savoir 

La période de déploiement de la nouvelle étiquette énergie court du 1er novembre 2020 au 1er mars 2021. Ne vous étonnez donc pas si vous voyez deux étiquettes différentes sur le produit que vous souhaitez acheter.

Réforme de l’étiquette énergie : quelles conséquences pour les consommateurs ?

Cette nouvelle étiquette permettra aux consommateurs de mieux comprendre la performance énergétique des appareils électroménagers disponibles à l’achat. Elle devrait également permettre une diminution globale de la consommation d’énergie à l’échelle de l’Union Européenne.

Quels seront les changements sur la nouvelle étiquette énergie ?

Différentes évolutions distingueront la nouvelle étiquette énergie de l’ancienne :

  • Les classes A+, A++ et A+++ n’existeront plus. L’échelle allant de A à G sera réinstaurée. Rien de nouveau par contre concernant le principe de fonctionnement : les appareils classés A seront toujours les moins énergivores, et les appareils classés G resteront les plus gourmands en énergie ;
  • l’appartenance à une classe énergétique sera évolutive. En d’autres termes, un appareil classé A en 2021 pourra donc être classé C en 2026 suite à l’apparition d’appareils plus économes ;
  • un QR Code figurera en haut à droite de l’étiquette énergie. Il renverra à la base de données EPREL, mise à jour par les constructeurs depuis le 1er janvier 2019. Un simple scan permettra alors aux consommateurs d’accéder à des informations à caractère non commercial sur les performances de l’équipement électroménager ;
  • de nouvelles informations seront ajoutées à l’ensemble des nouvelles étiquettes énergie. On y trouvera notamment une classe de nuisance sonore, allant de A à D. Des indicateurs relatifs à la recyclabilité et la réparabilité des appareils devraient également progressivement être ajoutés, selon l’Agence de la Transition Ecologique ;
  • des informations spécifiques à chaque appareil électroménager seront également ajoutées à l’étiquette énergie. Par exemple, l’étiquette des téléviseurs comportera leur résolution en pixels ou encore la taille de la diagonale d’écran. Pour les lave-linges et lave-linges séchants, on trouvera également par exemple la consommation d’énergie pour 100 cycles, la durée des programmes, et les performances d’essorage classées sur une échelle de A à G ;
  • ces nouvelles informations seront illustrées par des pictogrammes, dans l’optique d’accroître la lisibilité pour les consommateurs.

Quels sont les appareils électroménagers qui recevront une nouvelle étiquette énergie ? 

4 catégories d’appareils recevront une nouvelle étiquette énergie en mars 2021 :- Les lave-vaisselles ;- Les lave-linges et lave-linges séchants ;- Les réfrigérateurs, incluant les équipements permettant le stockage de vin ;- Les téléviseurs, écrans et dispositifs d’affichage dynamiques numériques.Pour les ampoules, le changement d’étiquette énergie interviendra en septembre 2021.

La nouvelle étiquette énergie apportera plus de lisibilité aux consommateurs

Nouvelle version de l'étiquette énergie
Nouvelle version de l’étiquette énergie pour un réfrigérateur, en vigueur à partir de mars 2021.
Source : Commission Européenne

Pour les consommateurs, ce changement d’étiquette énergie n’apportera que du positif ! Cela leur permettra de choisir leurs équipements électroménagers de façon plus éclairée. Elle leur permettra donc de mieux maîtriser :

  • le budget associé à la consommation de leurs appareils domestiques ;
  • mais aussi l’impact environnemental associé à cette consommation.

Bon à savoir 

Le déploiement de la nouvelle version de l’étiquette énergie devrait permettre à chaque foyer d’économiser 150 euros par an en moyenne, selon Agence de la Transition Ecologique.

Nouvelle étiquette énergie : un pas de plus vers la neutralité carbone européenne.

La nouvelle étiquette énergie aura un impact positif sur le porte-monnaie des ménages, mais aussi sur la planète !

Selon la Commission Européenne, son déploiement devrait permettre d’économiser 38 térawattheures d’électricité à horizon 2030. Cela correspond à la consommation d’électricité annuelle de la Hongrie. Comme le souligne la Commission, « le paquet relatif à l’étiquetage énergétique constitue [alors] une importante contribution à la réalisation des objectifs de l’UE en matière d’énergie et de climat.»

Le déploiement de la nouvelle étiquette énergie devrait également permettre de stimuler la recherche technologique en matière d’éco-conception. Aucun produit actuellement commercialisé ne sera ainsi éligible aux classes A et B de la nouvelle étiquette énergie