Un rapport qui se base sur quatre grands axes

L’analyse de Greenpeace tend à faire un état des lieux de la transition énergétique. Elle s’est basée sur 4 grands éléments :

  • Le développement de l’éolien terrestre ;
  • Le développement de l’éolien offshore ;
  • Le développement du photovoltaïque ;
  • La réduction de la consommation d’électricité.

La transition énergétique passe par l’essor des énergies renouvelables mais aussi une réduction des consommations.

Transition énergétique et énergies renouvelables

En effet, le but de la transition énergétique est de lutter contre le réchauffement climatique. Cela implique de minimiser la production de CO2, principal gaz à effet de serre responsable de la hausse des températures.

Pour diminuer la production de CO2, il faut produire de l’électricité non plus avec des énergies fossiles (charbon, fioul, etc.) mais des énergies renouvelables. Comme le rappelle l’Ademe, 1 kWh d’électricité produit avec du charbon émet 1060 grammes de CO2 dans l’atmosphère contre 7 pour l’éolien et 6 pour l’énergie hydraulique.

Le cas de la France reste particulier puisque le mix énergétique français est soutenu par l’énergie nucléaire à 70,6% selon RTE. Le nucléaire est une énergie relativement décarbonée. Elle ne rejette que 6 grammes de CO2 par kWh d’électricité produit.

En revanche, elle présente d’autres limites termes d’environnement et de sécurité. Chaque année, la filière nucléaire française produit 23 000 m3 de déchets radioactifs. Ces déchets sont entreposés dans des sites de stockage et ne peuvent être recyclés d’après Greenpeace. C’est pourquoi, l’association de protection de l’environnement fait savoir que « les seules énergies propres et sans déchets sont les énergies renouvelables ! ».

Réduire ses consommations d’électricité : l’importance de la sobriété énergétique

Les kWh les moins polluants sont évidemment ceux que l’on ne produit pas. C’est pourquoi, la transition énergétique induit une réduction de la consommation d’électricité.

Cela passe avant tout par la rénovation des logements, des bâtiments publics et des entreprises. La rénovation énergétique consiste à :

  • Améliorer l’isolation des bâtiments. Moins de déperditions thermiques permet de diminuer le recours au chauffage ;
  • Le changement de dispositif de chauffage vieillissant. Plus un système est vieux, plus il a tendance à consommer ;
  • L’amélioration de la ventilation. En effet, l’air vicié d’un bâtiment tend à être humide. Or, plus un air est humide, plus il est difficile à chauffer, plus on consomme de chauffage.

La rénovation énergétique est l’un des enjeux les plus importants des Régions. Elles sont chargées d’en piloter l’action. Comme le rappelle l’association d’élus Régions de France « Par la loi Transition Énergétique du 17 août 2015, les Régions sont responsabilisées sur l’efficacité énergétique des bâtiments et des logements et sur la production décentralisée d’énergies renouvelables ».

De ce fait, les collectivités régionales doivent mettre en œuvre des programmes incitant à la réduction de la consommation énergétique.

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Quelles sont les énergies les plus développées ?

Le rapport de Greenpeace indique que l’éolien terrestre apparaît comme l’énergie verte la plus développée. Elle l’est beaucoup plus que le solaire photovoltaïque. Comme l’explique l’association « La filière photovoltaïque est nettement sous-développée en France, exception faite de la région Corse ».

L’éolien offshore en revanche n’en est qu’à ses prémices. Si les parcs se développent, pour l’instant, ils ne sont pas connectés au réseau d’électricité. Ils ne peuvent donc alimenter la France en électricité verte. Le rapport de Greenpeace s’intéresse au développement de l’éolien en mer en vue d’un objectif de production d’électricité porté à 35 TWh à horizon 2030. Il classe donc les Régions en fonction de leurs avancées sur l’éolien offshore par rapport à l’objectif de 2030.

Quelles sont les régions les plus vertes de France ?

Les avancées en matière de transition énergétique diffèrent selon les Régions. Certaines sont plus engagées dans la production d’électricité verte et la réduction des consommations que d’autres. Voyons cela en détail.

Grand-Est et Hauts-de-France en haut du podium

Les régions qui se distinguent le plus en matière de transition énergétique sont avant tout le Grand-Est et les Hauts-de-France. Elles témoignent :

  • d’une forte réduction de consommation d’électricité ;
  • d’un essor de l’éolien terrestre.

Le Grand-Est et les Hauts-de-France sont 1er ex-aequo en matière de développement de l’éolien terrestre. Les Hauts-de-France apparaissent également premiers en matière d’éolien offshore et de sobriété énergétique.

En revanche, le Nord de la France s’avère en retard sur le photovoltaïque. Il est dernier du classement. Cela n’est pas très étonnant. En matière de climat, les Hauts-de-France sont parmi les régions les moins ensoleillées. La production solaire est donc moins bonne que dans les régions du sud. D’après le magazine spécialisé Connaissances des Energies « Selon EDF ENR, un panneau photovoltaïque produit ainsi près de 52% d’électricité en plus à Marseille qu’à Calais ».

Le Grand-Est de son côté présente de réelles avancées sur l’énergie solaire. Il est 4ème de France en la matière. Malgré un ensoleillement relativement faible, la Région a tout de même décidé de s’engager dans le solaire. Toutefois, Greenpeace souligne que les ambitions sur le photovoltaïque restent « insuffisantes » à horizon 2030 et 2050. Pour rappel, l’Hexagone souhaite atteindre la neutralité carbone en 2050.

Enfin, le Grand-Est est troisième sur la réduction de la consommation d’énergie. Il affiche donc une belle performance. De par sa géographie, la Région n’est pas concernée par l’éolien en mer. Elle ne présente aucun littoral.

Corse et Nouvelle-Aquitaine : un réel effort sur le photovoltaïque

Sur le développement du photovoltaïque, la Corse fait preuve d’une réelle avancée ainsi que la Nouvelle-Aquitaine. Elles sont respectivement première et deuxième. Et pour cause, elles font partie des régions les plus ensoleillées de France.

Elles sont en retard sur le développement de l’éolien terrestre et maritime malgré les atouts dont elles disposent. Comme le souligne Greenpeace, « la Nouvelle-Aquitaine dispose du potentiel de production d’énergies renouvelables le plus élevé́ de France : près du double de la moyenne nationale pour le solaire et pour l’éolien terrestre ».

De la même manière la Corse par sa position insulaire bénéficie de littoral important favorisant l’implantation de l’éolien en mer. Pour autant, elles sont au point mort en termes de développement depuis 2013.

Pour terminer, ces régions sont en retard sur la baisse de la consommation d’électricité. Elles sont toutes les deux dernières. En effet, le rapport de Greenpeace indique une hausse légère des consommations pour les deux Régions.

Les régions en retard sur la transition énergétique

Certaines régions ne présentent aucun indicateur au vert. Tous les voyants sont au rouge. Cela signifie que le développement du solaire comme de l’éolien reste très en retard. En outre, cela veut dire que la réduction de la consommation électrique n’est pas en bonne voie.

Parmi les régions moins bonnes élèves, on trouve :

  • L’Auvergne-Rhône Alpes, 7ème sur le photovoltaïque malgré un ensoleillement important, 11ème sur l’éolien terrestre et 13ème sur la réduction de consommation ;
  • La Bretagne, 10ème sur l’éolien terrestre, 11ème sur le solaire et 13ème ex-aequo sur la réduction de consommation. Elle a la 4ème position sur l’éolien off-shore ;
  • La Normandie. 10ème sur le photovoltaïque, 9ème sur l’éolien terrestre et 6ème en matière de sobriété énergétique. Elle est 3ème sur l’éolien en mer ;
  • Les Pays-de-la-Loire. Bien que première sur l’éolien en mer, elle est dernière en termes de réduction de consommation. Son bilan sur le solaire (6ème) et l’éolien terrestre est moyen (7ème) ;
  • La Provence-Alpes-Côte-D’Azur. 3ème sur l’énergie solaire, elle est dernière sur l’éolien terrestre et 8ème sur l’éolien en mer. 5ème sur la réduction de consommation, elle « ne réduit pas suffisamment sa consommation d’électricité » selon Greenpeace.

La prise en compte de l’énergie hydraulique : la limite du rapport de Greenpeace

Si le rapport de Greenpeace permet de mieux comprendre l’avancée de la transition énergétique d’un point de vue régional, il présente certaines limites. Notamment, il ne fait en aucun cas état du développement de l’énergie hydraulique.

D’après le fournisseur TotalEnergies, elle représente « 12 % du mix énergétique français ». C’est la principale énergie renouvelable en France.

Selon les données d’EDF, ce sont les régions Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes Côte d’Azur qui sont premières sur l’hydroélectricité. Elles cumulent 79% de la production de l’Hexagone. A l’inverse, les Hauts-de-France, avec 4 MW de production, est dernière sur l’hydraulique.
Il peut donc être intéressant de mettre en perspective les données d’EDF et de Greenpeace pour avoir un panorama plus complet de la transition énergétique au niveau local.

En tant que citoyen : comment s’engager dans la transition énergétique ?

Le développement des énergies vertes peut passer par les citoyens. En effet, il est possible de consommer de l’électricité renouvelable chez soi. Comment ? De plusieurs manières :

Pour trouver l’offre verte la moins chère, vous pouvez comparer les fournisseurs d’électricité. Les fournisseurs d’électricité verte, comme Plüm Energie, TotalEnergies ou encore Planète Oui, proposent pour la plupart des offres d’autoconsommation. Vous pourrez donc bénéficier du même interlocuteur pour vos panneaux solaires et votre offre d’électricité.

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