Qu’est qu’une chaudière à gaz ?

La chaudière gaz rencontre un certain succès auprès des ménages français. Comment fonctionne-t-elle et surtout pourquoi est-elle si intéressante ?

Principe général

Élément principal d’un circuit de chauffage central qui utilise cette énergie, la chaudière gaz a pour fonction de chauffer l’eau du circuit qui va alimenter les radiateurs ou le plancher chauffant d’une habitation. Pour cela, la chaudière à gaz, raccordée à une citerne ou au réseau de gaz naturel, brûle ce comburant grâce à son brûleur. Cette combustion génère une chaleur qui va permettre au corps de chauffe de la chaudière de monter en température. Ce dernier va alors transmettre cette énergie au fluide caloporteur, le plus souvent de l’eau. Une fois à bonne température, le fluide caloporteur est renvoyé vers les émetteurs de chaleur (radiateur, convecteur, sèche serviettes, plancher chauffant…). Ce même liquide sert également à chauffer l’eau sanitaire de manière instantanée ou par accumulation dans un ballon.

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Les chaudières gaz pour chauffer moins cher

Moitié moins cher que l’électricité, le gaz assure une énergie de chauffage performante et économique. Les dernières générations de chaudières permettent d’atteindre des niveaux de compétitivité encore plus importants.

Les chaudières gaz à condensation se servent, par exemple, de la chaleur présente dans la vapeur des fumées de combustion pour préchauffer le liquide caloporteur du système de chauffage. Selon l’Ademe, ce type de modèle consomme entre 25 et 30 % de moins qu’une chaudière installée il y a 25 ans. Moins chères à l’achat, les chaudières à basse température fonctionnent à des températures moins élevées qu’une chaudière standard ; en l’occurrence 60 °C maximum contre les 75 °C habituellement constatés. De cette manière, la chaudière basse température consomme 12 à 15 % de combustible en moins qu’une chaudière classique. Combinant les caractéristiques d’une chaudière à condensation à gaz avec celles d’une pompe à chaleur, la chaudière thermodynamique est le modèle le plus performant et permet jusqu’à 50 % d’économies. Désormais, des chaudières haute performance peuvent également intégrer un système de microcogénération. Dès lors, en plus de chauffer votre logement et votre eau, elles produisent également une partie de vos besoins en électricité. Elles consomment certes plus de gaz pour chauffer la même surface, mais le consommateur s’y retrouve rapidement grâce aux gains réalisés sur ses factures d’électricité. Mieux, le surplus de production électrique peut même être revendu à un fournisseur d’énergie.

Aussi rentables soient-elles, les chaudières à gaz comme tout équipement de chauffage nécessitent un entretien régulier pour que l’utilisateur puisse en tirer le meilleur parti.

Chaudière gaz : faire encore plus d’économies en changeant de fournisseur d’énergie

Les systèmes de chaudière à gaz, tout du moins les modèles les plus récents, semblent donc être un bon moyen de réaliser des économies d’énergie et donc de réduire ses factures énergétiques.

Mais savez-vous que vous pourriez aller plus loin dans la recherche d’économies en changeant, par exemple, de fournisseur énergétique ?

L’ouverture du marché de l’énergie en 2007 permet, en effet, à chacun de choisir librement son fournisseur d’énergie. En faisant jouer la concurrence, chacun peut ainsi désormais bénéficier de contrats plus avantageux offrant des réductions sur le prix du kWh et/ou de l’abonnement.

Sachez de plus que changer de fournisseur d’énergie est une démarche simple, rapide et gratuite. Il suffit de comparer les offres et d'opter pour celle qui convient le mieux à votre mode de consommation. À ce propos, n’hésitez d’ailleurs pas à consulter notre comparateur des fournisseurs de gaz.

Une fois votre choix déterminé, votre nouveau fournisseur se charge ensuite de résilier votre ancien contrat sans que vous ayez à vivre de coupure de gaz ou d’électricité. Sans engagement, ces contrats peuvent être résiliés à tout moment. Vous pouvez donc, à tout instant, souscrire à nouveau un contrat auprès de votre ancien fournisseur ou d’un autre fournisseur alternatif.

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Entretenir une chaudière à gaz : une question de performance et de sécurité

Entretenir votre chaudière à gaz est primordial. Cela permet de conserver ses performances et même de multiplier sa durée de vie par trois. Bien entretenue, une chaudière consomme également moins et vous fait réaliser des économies sur votre facture d’énergie. Une chaudière en bon état est aussi un équipement plus sûr.

Négliger l’entretien d’une chaudière, expose l’utilisateur à un certain nombre de risques parmi lesquels :

  • la panne ;

Comme tout matériel, la chaudière au gaz peut être sujette à des dysfonctionnements. Une chaudière peu ou mal entretenue aura 5 fois plus de chances de tomber en panne.

  • les risques d’intoxication au monoxyde de carbone ;

Ce gaz inodore, s’il est présent en trop forte concentration, peut causer maux de tête, vertiges, nausées et même décès.

Au-delà de quels taux risque-t-on une intoxication au monoxyde de carbone ?

Si le taux de monoxyde de carbone mesuré par un chauffagiste est :• compris entre 10 et 50 ppm : cela peut être le signe d’un dysfonctionnement de votre installation. L’intervention d’un professionnel pourra régler le problème ;• supérieur à 50 ppm : le risque d’intoxication est avéré et votre chaudière représente un danger. Elle doit être immédiatement mise à l’arrêt.

L’augmentation de vos factures.

Par manque d’entretien, une chaudière consomme plus de gaz afin d’assurer le chauffage intérieur. Selon l’Ademe, une installation correctement entretenue peut vous permettre de réduire de 8 à 12 % vos factures énergétiques.

En matière d’entretien de chaudière à gaz, il faut distinguer l’entretien systématique annuel qui doit être obligatoirement réalisé par un professionnel et l’entretien courant que vous pouvez faire vous-même.

L’entretien systématique annuel

Depuis 2009, l’entretien des chaudières gaz dont la puissance nominale est supérieure à 4 kW et inférieure à 400 kW est obligatoire. Il en va de même pour les modèles fonctionnant au charbon, au bois et au fioul. Seuls les systèmes électriques ne sont pas concernés.

Qui est habilité ?

Pour réaliser l’entretien annuel obligatoire de votre chaudière, nul autre choix que de faire appel à un chauffagiste certifié. Ce dernier doit détenir les qualifications professionnelles prévues par la loi du 5 juillet 1996. Des professionnels RGE disposant de certifications et labels doivent être pour vous les meilleures références. On peut ainsi retenir la certification Professionnel maintenance gaz (PMG) pour le bon entretien des chauffages au gaz ou encore le label Qualisav qui qualifie le professionnel d’expert en maintenance de chauffage au gaz.

Comment se passe la visite annuelle ?

L’entretien d’une chaudière doit répondre à un cahier des charges bien précis. L’opération qui dure environ 45 minutes se déroule ainsi en 5 étapes.

Étape 1 : nettoyer la chaudière gaz

Dans cette étape, plusieurs éléments de la chaudière sont nettoyés en profondeur :

  • le nettoyage du corps de chauffe a pour objectif d’augmenter le rendement et la longévité de l’appareil. L’échangeur est d’ailleurs l’élément de cette étape auquel le professionnel porte le plus d’attention. Sale, il surchauffe. L’échange de chaleur vers le fluide caloporteur se fait alors moins bien, et de fait votre système de chauffage est moins performant ;
  • le nettoyage du brûleur et de la veilleuse est tout aussi important. S'il améliore les performances de la chaudière, il a également un intérêt lié à la sécurité de l’installation. En effet, une mauvaise combustion du gaz peut être à l’origine de dégagements de monoxyde de carbone ;
  • l’électrode d’allumage, aussi appelée sonde ionisation, doit être aussi vérifiée et nettoyée si besoin.

L’absence de veilleuse sur les modèles récents

Les chaudières de dernière génération n’étant plus équipées de veilleuse, il se peut que ce point de contrôle ne soit pas nécessaire sur votre installation.

Étape 2 : contrôle de l’état général de la chaudière gaz

Cette étape consiste à vérifier le bon état de fonctionnement de votre chaudière. Parmi les organes contrôlés :

  • le professionnel commence par inspecter le fonctionnement de la pompe. Il s’assure ensuite que le circulateur qui participe à la circulation de l’eau dans le système marche correctement ;
  • pour la sécurité de votre chaudière, une dizaine de points critiques sont observés avec attention. On examinera par exemple la soupape de sécurité de chauffage qui protège des excès de pression, la sécurité de surchauffe, le thermocouple qui coupe l’arrivée de gaz si la veilleuse s’éteint… ;
  • l’état du conduit de raccordement est aussi inspecté. Le professionnel vérifie également que le ramonage a bien été effectué. Il demande alors à consulter le certificat de ramonage.

Ramonage de chaudière : une obligation légale

Depuis 2009, il est obligatoire de faire annuellement ramoner sa chaudière. Cette action peut être réalisée conjointement ou non avec la visite d’entretien annuelle. En réduisant l’encrassement de votre conduit par les dépôts de suie, cette opération a pour effet d’améliorer le tirage de votre installation et donc de diminuer les risques de surconsommation. Mais si le ramonage est devenu obligatoire, c’est surtout pour une question de sécurité. L’entretien régulier des chaudières gaz réduit, en effet, les risques d’intoxication au monoxyde de carbone et d’incendie. Cette intervention doit être réalisée par un professionnel certifié qui vous remettra un certificat de ramonage. En cas d’incident, votre compagnie d’assurances pourrait vous le réclamer et même refuser de vous indemniser si vous ne pouviez le présenter.Seule la chaudière à condensation sur ventouse n’est pas concernée par le ramonage obligatoire. Parfaitement étanche, seule l’inspection visuelle de son évacuation est nécessaire au moment de la révision de la chaudière.

Étape 3 : l’optimisation des réglages de la chaudière gaz

Cette étape est essentielle, car elle permet d’optimiser la consommation et d’améliorer la sécurité de l’installation. Un débit trop important de gaz peut par exemple être à l’origine de la production de monoxyde carbone. Dans le cas d’un débit insuffisant, la pression de la chaudière pourrait chuter entraînant ainsi la mise en sécurité de l’appareil.

Parmi les réglages effectués :

  • les organes de régulation internes et externes (thermostat d’ambiance, sonde de température…) permettent d’adapter le fonctionnement d’une chaudière en fonction de vos besoins, de vos habitudes de vie, mais aussi des changements de température. Leur bonne marche influe alors sur vos consommations ;
  • le professionnel vérifie et règle, si besoin, le débit et la pression de gaz.

Étape 4 : vérification de la sécurité de l’appareil

Plusieurs points sont ici observés :

  • le vase d’expansion a un rôle important. Il absorbe les variations de volume de l’eau générées par les changements de température et permet de garder une pression constante dans le circuit de chauffage afin d’éviter qu’il ne se détériore. Il doit donc être testé tous les ans par un professionnel qui vérifiera la présence d’air dans le vase. Au besoin, il pourra être regonflé pour continuer de fonctionner correctement ;
  • l’étanchéité des canalisations de gaz et d’eau de l’appareil doit également être examinée. Les fuites d’eau sont repérables visuellement. Pour le gaz, l’utilisation d’une mousse est nécessaire. Appliquée sur les tuyaux suspectés de fuite (ou les raccords de tuyaux), des bulles se formeront sur la mousse, s'il y a une fuite ;
  • point essentiel de la visite, le contrôle du monoxyde de carbone à l’intérieur du logement permet de vérifier que le fonctionnement du système de chauffe ne présente aucun danger.

Étape 5 : l’attestation d’entretien de chaudière

Dans un maximum de 15 jours après la visite annuelle, une attestation d’entretien doit vous être fournie par le professionnel qui est intervenu. Vous devrez la conserver pendant au moins 2 ans. Si vous êtes locataire, elle pourra vous être demandée par votre propriétaire. En cas de sinistre, votre assureur pourrait vous la réclamer. Si vous n'étiez pas en mesure de la présenter, il pourrait refuser de vous indemniser.

Un certain nombre d’informations doivent absolument paraître sur ce certificat de visite :

  • nom et adresse du client qui a demandé la visite d’entretien ;
  • adresse où est installée la chaudière contrôlée ;
  • informations sur la chaudière (marque et modèle, énergie…) ;
  • dates des précédentes opérations d’entretien et de ramonage ;
  • nom de la société réalisant la visite ;
  • date de la visite ;
  • désignation de la personne et signature de la personne effectuant la visite d’entretien ;
  • liste des points de contrôles ;
  • résultats des mesures effectuées. Les informations sur l’appareil utilisé doivent également paraître sur l’attestation ou sur un compte rendu de mesures complémentaire ;
  • mesure du taux de monoxyde de carbone ;
  • évaluation du rendement de la chaudière.

Les opérations courantes d’entretien à réaliser soi-même

En dehors de la visite annuelle obligatoire, vous avez la possibilité de réaliser seul certaines opérations d’entretien. Si celles-ci permettent de contribuer au bon fonctionnement de votre chaudière, elles ne remplacent en aucun cas la visite annuelle obligatoire. D’ailleurs, si lors de ces opérations vous remarquez le moindre problème, contactez sans hésiter un professionnel. Parmi les opérations les plus courantes :

  • le nettoyage sommaire des organes sensibles : ouïes d’aération, brûleur, veilleuse, corps de chauffe. Le nettoyage poussé de ces organes sera, quant à lui, réalisé par un professionnel ;
  • le contrôle de la pression d’eau. Exprimée en bars sur un manomètre, celle-ci a tendance à baisser avec le temps ce qui diminue les performances de chauffe du système. Il convient alors de compléter le niveau du circuit en ouvrant le robinet de remplissage de la chaudière. La pression idéale pour un appartement ou une maison de plain-pied doit se situer entre 1 et 1,5 bar. Pour un logement à étage, comptez entre 1,8 et 2 bars ;
  • la vérification de l’aspect de la veilleuse. Si la flamme de la veilleuse est vive et de couleur bleue, tout va bien. Si au contraire, elle tremblote et présente une couleur jaune qui vire au rouge, cela est le signe d’une mauvaise combustion. Trop de gaz, pas assez d’air, la flamme charbonne et fume. Il est alors vivement conseillé d’appeler un technicien ;
  • le contrôle de la température de chauffe. Celle-ci doit se situer, pour la plupart des modèles, aux alentours de 55 °C et 75 °C selon que vous soyez équipés de chauffages moyenne ou haute température. Dans le cas d’une chaudière à basse température, la température doit être au maximum de 60 °C. Si ces températures ne sont pas atteintes alors que votre chaudière est en marche, il se peut que le système soit défectueux. Contactez un professionnel ;
  • le dégrippage du circulateur. Pièce importante de la chaudière, il conduit l’eau jusqu’aux radiateurs. Dans la mesure où il ne fonctionne pas l’été, il a tendance à se gripper. Pour dégripper le circulateur avant la saison de chauffe, placez la chaudière sur le mode hiver puis amorcez le lancement du circulateur en tournant son axe à l’aide d’un tournevis ;
  • le nettoyage des grilles d’aération de la pièce qui accueille la chaudière. Celle-ci doit, en effet, être toujours correctement ventilée.

Entretenir de manière régulière votre chaudière contribue à son bon fonctionnement. Cela vous permet aussi d’identifier certains dysfonctionnements et ainsi de réagir au plus vite. De cette manière, vous avez la possibilité de limiter les coûts d’entretien de votre système de chauffage.

Entretien forfaitaire ou contrat d’entretien

L’entretien de votre chaudière par un professionnel a forcément un prix. Différentes formules s’offrent alors à vous.

L’entretien forfaitaire

Lorsque vous appelez ponctuellement un chauffagiste pour qu’il réalise la visite obligatoire de votre chaudière, vous devez régler le prix de son intervention ainsi que les pièces de rechange éventuelles. Une telle prestation est facturée entre 80 et 150 euros hors taxes (hors pièces de rechange). Le tarif est modulé selon la région, et c’est à Paris que l’on paye le plus cher.

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Le contrat d’entretien

À la différence de la prestation forfaitaire, le contrat d’entretien offre une couverture plus large. Cette solution intègre, en effet, la visite annuelle ainsi que d’autres prestations. Peuvent être inclus selon les contrats : les dépannages, les déplacements, l'intervention sous 24 heures, le nettoyage, les réglages, la fourniture et le remplacement des pièces sous 48 heures, le ramonage des conduits, etc. L’avantage ce type de contrat est également que bien souvent, vous n’avez pas à vous préoccuper de prendre rendez-vous pour le contrôle systématique. C’est votre chauffagiste qui vous contacte pour fixer une date.

En revanche, la plupart des contrats d’entretien ne couvrent pas les travaux qui concernent le circuit de chauffage, les radiateurs ou tout autre équipement comme une pompe de relevage de condensat par exemple. Pour ce type d’intervention, votre prestataire de services vous établira un devis mentionnant le montant des travaux pour la réparation de vos équipements.

Selon les options choisies, le modèle et la marque de l'appareil, le prix des contrats d'entretien de chaudière oscille entre 80 et 200 € HT. Nous vous invitons bien sûr à comparer les offres et pour cela il est important de porter attention aux prestations incluses, aux restrictions et bien entendu aux tarifs.

Des taux de TVA différents en fonction des situations

La TVA qui sera appliquée aux prestations d’entretien sera différente selon :
• la technologie de la chaudière : 5,5 % pour une chaudière gaz à Très haute performance énergétique (THPE), 10 % pour une chaudière basse température ;
• le type de local : 20 % pour un local professionnel ou autre que d’habitation ou pour un logement de moins de 2 ans. Le taux descend à 10 % pour une maison, un appartement de plus de deux ans.

Quand entretenir sa chaudière ?

Il n’y a pas vraiment de saisons pour réaliser l’entretien d’une chaudière. Néanmoins, il est conseillé de s’en occuper lorsque celle-ci est moins sollicitée, à la fin du printemps ou en été par exemple.

En effet, entretenir votre chaudière à ces périodes, vous permet d’anticiper la prochaine saison de chauffe. Si un dysfonctionnement devait être identifié au cours de cet entretien, vous auriez ainsi le temps nécessaire pour faire réparer, voire remplacer votre équipement avant l’hiver.

Il sera également plus facile de demander l’intervention d’un professionnel durant la période estivale. L’automne venu, ces derniers sont effectivement très sollicités. Trop tarder pour prendre rendez-vous pourrait vous exposer à une longue attente. Vous risqueriez alors de ne recevoir sa visite que tard dans l’automne et si un problème au rallumage devait survenir, vous pourriez avoir à passer quelques jours dans le froid.

Qui est responsable de l’entretien de la chaudière ?

Vous êtes locataire ou propriétaire. Vous habitez dans un logement individuel ou dans un immeuble. À qui incombe l’entretien de la chaudière ? En fait, la responsabilité de l’entretien d’une chaudière se définit selon que l’on a affaire à une chaudière individuelle ou collective.

L’entretien d’une chaudière individuelle

Lorsqu’un logement est équipé d’une chaudière individuelle, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, c’est à l’occupant, propriétaire ou locataire, de prendre à sa charge l’entretien de la chaudière. Si vous êtes locataire, sachez que vous êtes libre de faire appel au prestataire de votre choix. Votre bailleur ne peut en aucun cas vous en imposer un.

Aucune sanction directe ne peut être prise par le bailleur si le locataire n’honore pas les obligations d’entretien du système de chauffe. À la fin du bail, le propriétaire serait en revanche en droit de retenir les frais d’entretien sur le dépôt de garantie.

Un locataire peut se décharger de l’entretien annuel

Il est possible de prévoir une clause dans le contrat de bail stipulant que le locataire est déchargé de cette obligation d’entretien. C’est alors le propriétaire bailleur qui en devient responsable.

L’entretien de la chaudière collective

L’entretien de la chaudière collective d’un immeuble en copropriété incombe au syndicat de copropriétaires qui regroupe l'ensemble des propriétaires. Ayant pour mission de prendre les décisions concernant l'immeuble, c’est lui qui doit ensuite ordonner au syndic (professionnel ou bénévole), dont le rôle est d'administrer l'immeuble, de contacter un professionnel compétent. Un syndic est également autorisé à souscrire un contrat d’entretien annuel auprès d’un chauffagiste.

Si l’immeuble est la propriété d’une seule et même personne, c’est à elle que revient l’obligation de prendre en charge l’entretien de la chaudière collective.

Vous l’aurez compris, le bon entretien d’une chaudière est indispensable au maintien de ses performances. Sa durée de vie s’en voit ainsi prolongée et vous évitez les pannes. En entretenant votre chaudière, vous réalisez qui plus est des économies. L'entretien régulier de votre système de chauffe vous permet également d’anticiper certains dysfonctionnements et de limiter les frais de réparations en intervenant rapidement.