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Qu’est-ce que le calorifugeage ?

La rénovation énergétique des bâtiments constitue l’un des grands chantiers de la Loi de Transition énergétique pour la croissance verte, qui place la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre la précarité énergétique au cœur de ses ambitions. Dans le secteur de l’habitat privé comme public, nombreux sont ceux qui engagent des travaux d’isolation thermique pour diminuer leur consommation d’énergie, sous l’impulsion des politiques publiques incitatives. Il s’agit, le plus souvent, d’isoler les parois des bâtiments : murs, planchers, parois vitrées, toitures. Cependant, l’isolation thermique des équipements, appelée calorifugeage, n’est pas à négliger : en effet, isoler ses canalisations et installations de chauffage permet de réduire significativement les déperditions thermiques, à moindre coût. De quoi s’agit-il exactement ? Pourquoi et comment procéder ? À quel prix ? Choisir.com répond à toutes vos questions sur le calorifugeage.

Calorifugeage

Qu’est-ce que le calorifugeage ?

L’isolation thermique des équipements s’applique aussi bien aux bâtiments industriels, agricoles ou tertiaires qu’aux bâtiments résidentiels.

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Principe technique

Le calorifugeage désigne l’action d’isoler des installations de circulation ou de stockage de fluides. Ces fluides peuvent être caloporteurs (ou caloriporteurs), c’est-à-dire transporteurs de chaleur ou, à l’inverse, frigorigènes (ou réfrigérants). Il s’agit notamment :

  • de liquides (de l’eau, par exemple) ;
  • d’air ;
  • de gaz liquéfiés ;
  • de vapeur d’eau ;
  • de produits chimiques.

Dans l’industrie, les équipements concernés sont variés : gaines, conduits, cuves, citernes, systèmes de climatisation, centrales de froid, etc.

L’opération de calorifugeage a pour objectif de réduire, voire supprimer, les déperditions thermiques dues au phénomène de convection.

Qu’est-ce que la convection thermique ?

Il s’agit de l’un des trois modes de transfert de l’énergie thermique (avec la conduction et le rayonnement). Dans le cadre des équipements de stockage ou de circulation des fluides, la convection thermique désigne le transfert d’énergie thermique s’opérant entre un fluide et une paroi solide, en raison d’une différence de température entre le fluide et la surface extérieure.

Concrètement, des conduits d’eau chaude placés dans un local non chauffé présenteront des déperditions de chaleur. À l’inverse, un système réfrigérant non isolé au sein d’un bâtiment subissant des températures intérieures élevées présentera des déperditions de froid mais également des risques de condensation : dans les deux cas, un calorifugeage est préconisé.

Le calorifugeage dans le domaine de l’habitat

Au sein d’un logement (maison ou appartement), les installations concernées par les travaux de calorifugeage sont :

  • les canalisations d’eau chaude sanitaire et de chauffage, notamment lorsqu’elles sont situées en extérieur ou dans des pièces non chauffées telles qu’un garage ou une cave ;
  • les réservoirs, ballons d’eau chaude et chaudières ;
  • les climatiseurs.

Dans l’habitat, le calorifugeage est prioritairement effectué sur les conduits d’eau chaude, responsables des plus fortes déperditions thermiques. En effet, à la sortie d’une chaudière, l’eau affiche une température d’environ 55 °C. Elle circule ensuite dans la tuyauterie jusqu’aux robinets ou radiateurs. Si ces derniers sont éloignés de la chaudière et que les canalisations passent dans des pièces froides, l’eau peut avoir perdu 10 °C à son arrivée, soit près de 20 % de ses calories.

Le calorifugeage de la tuyauterie consiste à recouvrir les tuyaux d’un isolant, dit « calorifuge » : manchon d’isolation, coquille ou bande de fibres isolante.

calorifugeage tuyau ademe

Schéma d’illustration du calorifugeage de la tuyauterie (source : ADEME)

Bon à savoir

Le terme « calorifugeage », lorsqu’il est employé seul, désigne spécifiquement le calorifugeage thermique. Il existe également le calorifugeage acoustique, dont l’objectif est de réduire le bruit émis par des équipements (réseaux de tuyauterie, ventilateurs, etc.), par une opération de gainage.

Calorifugeage : que dit la réglementation ?

Depuis la Réglementation thermique 2012 (ou RT 2012) fixant les exigences réglementaires pour la construction des bâtiments, le calorifugeage des équipements est désormais une obligation pour toutes les constructions neuves.

La norme ISO 12241 de 2008 détermine les méthodes de calcul liées à l’isolation thermique des équipements. Le niveau de performance du calorifugeage est évalué sur une échelle de 1 à 6. Il est recommandé une performance minimale de classe 2. Une construction labellisée BBC (Bâtiment basse consommation) doit afficher une efficacité de classe 4 ou supérieure.

Quels sont les avantages du calorifugeage ?

Calorifuger ses installations présente de nombreux avantages :

Des économies sur la facture d’énergie

Une tuyauterie non calorifugée peut faire perdre jusqu’à 20 % de l’énergie produite par l’eau chaude, surtout si elle est située dans des pièces non chauffées : un réel gaspillage énergétique !

On estime que le calorifugeage des canalisations permet de diviser par six les déperditions thermiques par mètre linéaire. À l’arrivée : une économie de 5 % à 10 % sur la facture énergétique, mais pas seulement : la consommation en eau est également réduite, puisqu’il faut moins de temps pour obtenir une eau à bonne température à la sortie du robinet.

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Un geste en faveur de l’environnement

La baisse de la consommation de gaz ou d’électricité servant à la production d’eau chaude induit un autre effet bénéfique : la diminution des émissions de gaz à effet de serre générées par les installations. Une étude internationale menée par McKinsey avait démontré dès 2007 que l’isolation thermique était l’une des solutions les plus économiques pour limiter les rejets de CO2. Le calorifugeage de ses installations s’inscrit donc dans cette logique de préservation de l’environnement, portée par les différentes politiques publiques du climat, de l’air et de l’énergie (l’Union européenne a d’ailleurs fixé pour objectif la diminution des émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 40 % entre 1990 et 2030).

Une amélioration du confort thermique

Le calorifugeage offre une meilleure maîtrise des températures au sein de la maison. L’eau chaude sanitaire et de chauffage est délivrée de façon plus fluide et constante. Par ailleurs, l’eau froide ne sort pas glacée du robinet. Le confort thermique est donc sensiblement amélioré.

Une protection des installations

Bien isoler ses équipements permet de :

  • protéger les tuyauteries des dégradations éventuelles provoquées par le gel ou le givre. En effet, en hiver, l’eau peut geler dans les conduits non-isolés et les déformer. Lors du dégel, le risque de fuite est réel, les soudures des tuyaux étant fragilisées ;
  • limiter les phénomènes de condensation sur les équipements de froid, responsables d’infiltrations et favorisant l’effritement des canalisations ;
  • protéger mécaniquement les installations (tuyauteries, chaudières, etc.) de chocs éventuels ;
  • protéger les individus de brûlures (conduits d’eau chaude) ;
  • limiter la prolifération de bactéries (légionelles), grâce au maintien d’une température constante.

Une simplicité de mise en œuvre

Contrairement aux travaux d’isolation de combles, de murs ou de toitures par exemple, les travaux de calorifugeage sont relativement simples à mettre en œuvre, selon la configuration du réseau de canalisations. Les propriétaires peuvent faire le choix de les réaliser eux-mêmes. En outre, le coût de réalisation est modéré : l’opération offre donc un bon retour sur investissement (retrouvez plus d’informations à ce sujet dans les sections suivantes).

Existe-t-il des inconvénients au calorifugeage thermique ?

Seul inconvénient notable : isoler ses équipements diminue mécaniquement la température des pièces non chauffées (cave, buanderie, sous-sol, etc.), qui bénéficiaient auparavant de la chaleur générée par les conduits d’eau chaude en raison des déperditions thermiques.

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Calorifuger ses canalisations : comment procéder ?

De nombreux matériaux permettent d’isoler sa tuyauterie. Si la mise en œuvre est relativement simple, il est également possible de faire appel à un professionnel pour réaliser les travaux.

Les matériaux calorifuges

Le calorifugeage des réseaux hydrauliques chauds et froids nécessite différents matériaux :

  • un isolant thermique ;
  • une protection mécanique (en aluminium, toile de plâtre ou PVC) à placer autour de cet isolant, en fonction du matériau utilisé et de la localisation de la tuyauterie, notamment si celle-ci est située en extérieur (à noter que cette protection peut-être directement intégrée à l’isolant) ;
  • pour les canalisations d’eau froide uniquement : un revêtement d’enduction (traitement appliqué en surface du tuyau, avant la pose de l’isolant, afin de limiter les effets de condensation) et un pare-vapeur.

calorifugeage tuyau chaud

Calorifugeage du réseau hydraulique chaud (source : PACTE – Programme d’Action pour la Qualité de la Construction et la Transition Énergétique)

calorifugeage tuyau froid

Calorifugeage du réseau hydraulique froid (source : PACTE)

Les isolants thermiques

Les isolants thermiques peuvent se présenter sous forme de manchon (pièce cylindrique souple), de coquille (pièce cylindrique rigide), de bande (rouleau adhésif isolant) ou encore de mousse à souffler ou à injecter (cette dernière étant plutôt réservée aux zones difficiles d’accès).

Ces matériaux calorifuges sont très résistants aux températures élevées (au moins 100 °C). Il peut s’agir de :

  • laines minérales (laine de verre ou laine de roche) ;
  • fibres naturelles (ouate de cellulose, fibre de bois, etc.) ;
  • caoutchouc cellulaire ;
  • mousse de polyuréthane ;
  • mousse de polyisocyanurate ;
  • polystyrène extrudé ;
  • polystyrène expansé ;
  • mousse élastomère flexible ;
  • mousse polyéthylène ;
  • verre cellulaire ;
  • mousse phénolique ;
  • silicate de calcium ;
  • perlite expansée ;
  • vermiculite exfoliée.

calorifugeage materiaux isolants

Exemples de matériaux isolants destinés au calorifugeage des canalisations(source : PACTE)

Comment bien choisir ses matériaux isolants ?

Le choix des matériaux est essentiel pour un calorifugeage efficace. Il doit être déterminé en fonction de plusieurs critères :

  • la structure de la tuyauterie : par exemple, si les tuyaux sont suffisamment éloignés entre eux (au moins 10 cm, afin de permettre le passage d’une main), les manchons et coquilles sont à privilégier. Les bandes, moins épaisses donc généralement moins efficaces, peuvent être pertinentes pour isoler des tuyaux plus rapprochés (rien n’empêche, néanmoins, d’appliquer un isolant complémentaire englobant les deux tuyaux). Enfin, la mousse est idéale pour isoler les tuyauteries difficiles d’accès (passage dans une paroi, par exemple) ;
  • la localisation de la tuyauterie : en extérieur, afin de prévenir les intempéries et risques de gel, l’utilisation de coquilles en inox ou en acier est pertinente. À défaut, l’ajout d’un revêtement de protection est indispensable ;
  • la conductivité thermique du matériau : pour une isolation efficace, les matériaux à faible conductivité thermique sont à privilégier (lambda λ inférieur à 0,05 W/mK). S’ils sont d’une épaisseur adaptée, ils offriront la résistance thermique nécessaire à une parfaite isolation des conduits.

Attention aux ponts thermiques

Quels que soient le matériau et le format d’isolant choisis, il est important de porter une attention particulière aux singularités du réseau de canalisations (coudes, structures en « T », etc.) afin d’éviter la présence de ponts thermiques, c’est-à-dire de zones de faiblesse présentant des déperditions thermiques.

calorifugeage zones ponts thermiques

Les structures en « T », les traversées de paroi ainsi que les accessoires de tuyauterie (brides, clapets, filtres, robinetterie, etc.) font partie des zones à risque en matière de pont thermique(source : PACTE)

Effectuer soi-même le calorifugeage de la tuyauterie

Il est possible de réaliser soi-même les travaux de calorifugeage, à condition d’être minutieux.

Le procédé de calorifugeage de la tuyauterie pas à pas

Voici les étapes à suivre pour bien isoler des canalisations d’eau chaude sanitaire ou de chauffage (opération de calorifugeage privilégiée dans la majorité des cas) :

  • effectuez un nettoyage préalable des tuyaux à l’aide d’un chiffon. Frottez les zones les plus oxydées à l’aide d’une brosse métallique (idéalement en laiton) ;
  • vérifiez l’étanchéité complète du réseau ;
  • appliquez un traitement anti-corrosion sur l’ensemble de la tuyauterie ;
  • effectuez différentes mesures :
    • mesurez la longueur totale des tuyaux à isoler (lors de l’achat des matériaux, prévoir 10 % de longueur d’isolant supplémentaire afin de compenser les pertes lors des découpes et de la pose) ;
    • mesurez l’espace entre les tuyaux et le mur, ainsi que la distance entre les tuyaux parallèles ;
    • déterminez le diamètre de chaque type de tuyau : pour cela, mesurez sa circonférence à l’aide d’un mètre-ruban, puis divisez cette dernière par 3,14. Le résultat obtenu déterminera le diamètre intérieur des isolants à acheter.
  • en fonction des contraintes physiques du réseau, des performances souhaitées et du budget alloué, choisissez les matériaux calorifuges les plus adaptés ;
  • posez les isolants sur les tuyaux. Si vous avez opté pour des manchons ou coquilles, effectuez les découpes selon la configuration de la tuyauterie, afin que l’ensemble des canalisations soit bien recouvert : découpes droites, découpes en angle (pour les courbes) ou découpes en pointe (pour les tuyaux en forme de T) ;
  • appliquez un revêtement de protection mécanique sur l’isolant (en plastique ou métal), afin de le protéger de l’humidité, des rayons UV, des rongeurs, etc. Cette opération n’est pas nécessaire si l’isolant choisi intègre déjà cette couche de protection ;
  • enfin, isolez les traversées de parois à l’aide de mousse soufflée ou de morceaux de laine minérale.

Astuce

Si vous disposez d’une caméra thermique, effectuez des mesures de température avant et après calorifugeage sur l’ensemble du réseau, afin de vérifier la performance de votre dispositif. Avant calorifugeage, un conduit d’eau chaude peut atteindre, voire dépasser, 60 °C. Après isolation, le gain doit être de plusieurs dizaines de degrés.

Remplacer un calorifugeage ancien

Si vous souhaitez remettre à neuf le calorifugeage de vos équipements, soyez vigilant si la construction de votre maison ou appartement est antérieure à 1997. En effet, il est possible que les matériaux utilisés pour l’isolation contiennent de l’amiante, un matériau toxique responsable du développement de maladies graves (fibrose pulmonaire, cancer, etc.).

Par précaution, faites appel à un prestataire agréé pour diagnostiquer la présente éventuelle d’amiante. Le cas échéant, la dépose des matériaux doit impérativement être effectuée par un professionnel.

Faire appel à un professionnel

Il est tout à fait possible de faire appel à un professionnel pour le calorifugeage de ses installations. Privilégiez les calorifugeurs certifiés RGE, afin de vous assurer des travaux de qualité.

Qu’est-ce qu’un professionnel RGE ?

Il s’agit d’un professionnel, issu des secteurs du bâtiment ou des énergies renouvelables, « Reconnu garant de l’environnement » par l’ADEME (Agence de la transition écologique) et les pouvoirs publics. Pour obtenir cette mention, le professionnel a suivi une formation à la rénovation énergétique et signé une charte de qualité. La mention RGE permet ainsi aux particuliers d’identifier facilement les professionnels compétents et respectueux de la réglementation en vigueur.

En outre, faire appel à une entreprise certifiée RGE est obligatoire pour bénéficier des différentes aides financières disponibles. Pour faciliter la recherche ou vérifier la qualification RGE d’une entreprise donnée (délivrée pour une durée de 4 ans), l’ADEME et le réseau FAIRE, service public de la rénovation énergétique, ont mis en place un annuaire des professionnels RGE.

Quel est le coût du calorifugeage ?

Le calorifugeage est l’une des opérations d’isolation les plus abordables. Son coût diffère, bien évidemment, selon que les travaux sont effectués par le particulier lui-même ou par une entreprise.

Le coût des matériaux

Les produits calorifuges sont relativement peu onéreux, mais leurs prix varient néanmoins fortement d’un matériau à l’autre (composition, diamètre). Ceux à plus fort pouvoir isolant sont logiquement plus chers.

Ainsi, un manchon en polyéthylène de 10 à 15 mm d’épaisseur coûte entre 0,40 € et 1 € du mètre linéaire. Un manchon en caoutchouc d’épaisseur équivalente (mais affichant une conductivité thermique trois fois inférieure) coûte entre 1,50 € et 5 € du mètre linéaire.

Le coût des travaux réalisés par un professionnel

Selon l’ADEME, calorifuger son installation coûte, pose comprise, entre 5 € et 10 € le mètre linéaire. Cette donnée est néanmoins nettement inférieure aux chiffres présentés sur de nombreux sites privés, qui évoquent généralement un prix minimum de 20 € ou 25 € du mètre linéaire.

Quelles aides financières pour calorifuger ses installations ?

Pour les professionnels comme pour les particuliers effectuant eux-mêmes les travaux, les matériaux nécessaires au calorifugeage affichent une TVA réduite à 5,5 %.

En faisant réaliser les travaux par une entreprise qualifiée RGE, il est également possible de bénéficier des aides écologiques suivantes :

L’éco-prêt à taux zéro

Accessible sans conditions de ressources, l’éco-prêt à taux zéro permet depuis 2009 aux propriétaires et copropriétaires de financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique de leur habitation, grâce à un prêt sans intérêts. Parmi les travaux éligibles : le calorifugeage de l’installation de production ou de distribution de chauffage ou d’eau chaude sanitaire.

La prime énergie, ou « prime CEE »

La prime énergie « Coup de pouce isolation », aussi appelée « prime CEE », a été mise en place dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie et est financée par les fournisseurs d’énergie eux-mêmes.

Pour être éligibles à la prime CEE, les travaux doivent concerner uniquement les conduits situés dans les pièces non chauffées. Tous les réseaux situés en volume chauffé, y compris les colonnes montantes, sont donc exclus du dispositif d’aide.

Par ailleurs, l’isolant appliqué doit afficher une performance minimale de classe 3 (réglementation imposée par la norme NF EN 12828+A1 de 2014).

Les critères techniques à respecter dans le cadre d’un calorifugeage des équipements d’un bâtiment résidentiel sont détaillés dans les fiches opérations standardisées suivantes :

  • fiche BAR-TH-160 : isolation d’un réseau hydraulique de chauffage ou d’eau chaude sanitaire ;
  • fiche BAR-TH-161 : isolation de points singuliers d’un réseau.

Veillez à vérifier le respect de ces critères auprès du professionnel RGE réalisant les travaux, afin de pouvoir prétendre à la prime CEE. Dans certains cas, le reste à charge est considérablement réduit, voire nul.

À noter

Les travaux de calorifugeage ne sont pas éligibles au dispositif MaPrimeRénov’, fusion de l’aide « Habiter Mieux » de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) et du Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).

Comment réduire encore sa facture énergétique ?

Outre le calorifugeage des canalisations, d’autres astuces permettent de réaliser des économies en matière d’énergie.

Optimiser son installation

Lorsqu’on pense sa future installation de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire (dans le cadre d’une construction), il est pertinent de suivre les recommandations suivantes :

  • dans la mesure du possible, placer les tuyaux de chauffage en zone chauffée (et éviter absolument de les faire passer par l’extérieur) ;
  • privilégier un système de chauffage à basse température (radiateurs basse température ou plancher chauffant) ;
  • structurer le réseau de sorte qu’il soit le plus court possible (par exemple, le ballon d’eau chaude ou la chaudière doit être à proximité des points de distribution, afin de limiter le temps d’attente au tirage) ;
  • le circulateur doit se mettre à l’arrêt dès que la chaudière cesse de fonctionner : en effet, les systèmes dans lesquels l’eau de chauffage circule en permanence lorsque les radiateurs sont allumés génèrent 50 % de déperditions de chaleur supplémentaires.

Changer de fournisseur d’énergie

Bien isoler son habitation est primordial pour réduire sa consommation d’énergie. Mais une solution complémentaire permet de diminuer sensiblement sa facture, rapidement et simplement : opter pour un fournisseur d’énergie moins cher.

Longtemps soumis au monopole des fournisseurs de gaz et d’électricité historiques, le marché de l’énergie est aujourd’hui ouvert à tous les acteurs privés. Dans un contexte de forte concurrence, la guerre des prix est rude : c’est donc une belle opportunité pour tous les consommateurs !

Le changement de fournisseur d’énergie est sans engagement de durée et n’engendre pas de frais de résiliation.

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