Qu’est-ce qu’un éco-geste ?

Le terme éco-geste, dont le préfixe éco est issu du grec « oikos », signifiant « maison » ou « habitat », désigne une action simple du quotidien que chacun peut réaliser, afin de réduire son impact sur l’environnement.

On peut donc également parler de geste écoresponsable, ou encore de geste écocitoyen.

Une action de la vie de tous les jours

Derrière cette notion, se dégage l’idée d’une pratique de l’écologisme au quotidien, parfois appelée « écologie pratique ».

Chacune de nos actions de la vie de tous les jours (cuisiner, se laver, aller au travail ou faire ses courses, par exemple) a un impact sur la planète. Mettre en place des éco-gestes, c’est prendre conscience des conséquences de nos actions, et adopter des comportements plus respectueux de l’environnement : à la fois plus économes en ressources naturelles et en énergie, et moins polluants.

Vers une consommation plus durable

Selon l’ADEME, l’Agence de la transition écologique, une évolution profonde des modes de consommation et de production pourrait permettre d’alléger de 17 % l’empreinte carbone des Français à l’horizon 2030 (par rapport à 2007, année de référence). Un scénario ambitieux, qui implique de réduire les consommations d’énergie dans l’habitat et les transports, de modifier nos habitudes de consommation en privilégiant notamment les produits éco-conçus et de réduire notre production de déchets.

À l’échelle individuelle, la vision 2030 de l’ADEME est réalisable avec la mise en application d’éco-gestes simples, en adéquation avec les valeurs de développement durable. Citons quelques exemples :

  • diminuer sa consommation en eau, en chauffage, en éclairage ;
  • éviter le gaspillage et réduire ses déchets ;
  • favoriser les moyens de transport verts ;
  • changer sa façon de consommer, en privilégiant la qualité à la quantité ;
  • etc.

Un petit pas pour l’homme…

Si les effets d’un geste écoresponsable peuvent sembler dérisoires lorsqu’ils sont observés de façon isolée, ils deviennent notables lorsque ce même geste est démultiplié à grande échelle. La notion d’éco-geste est corrélée à l’idée que chacun doit, à son échelle, agir.

La légende du colibri

La légende amérindienne du colibri illustre parfaitement cette idée. Pierre Rabhi, fervent défenseur d’un mode de société plus écologique et solidaire, fondateur du mouvement Colibris, la raconte ainsi :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. ».

Quelle est la philosophie de cette légende ? Chacun doit faire sa part, car la somme de nos petites actions individuelles peut générer de grands effets.

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Les éco-gestes concrets à appliquer à la maison

Chaque jour, à la maison, nous répétons sans cesse les mêmes gestes. Il existe une multitude de bonnes pratiques pour réduire notre empreinte sur la planète et, notamment, notre consommation d’énergie. Avec, à la clé, des économies substantielles. Pourquoi s’en priver ?

Appliquer les bons gestes au quotidien

Chauffage, aération, éclairage, utilisation des appareils électriques, gestion des déchets… Les éco-gestes recouvrent de nombreux champs d’application dans notre routine quotidienne.

Se chauffer

Selon le Réseau de transport d’électricité (RTE), le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire représentent 40 % de la consommation électrique d’un logement. Il s’agit du premier poste de dépenses énergétiques des ménages. Quelques conseils simples permettent d’optimiser ses installations et, par conséquent, sa consommation d’énergie :

  • dégager les radiateurs de tout obstacle pouvant gêner une bonne diffusion de la chaleur ;
  • nettoyer régulièrement les radiateurs (l’accumulation de poussière peut, en effet, altérer leur performance) ;
  • fermer les volets, rideaux ou stores dès la tombée de la nuit ;
  • à l’inverse, en journée, favoriser au maximum l’apport de chaleur gratuit du soleil, en dégageant les ouvertures ;
  • fermer en permanence les portes menant à une pièce peu ou pas chauffée ;
  • utiliser des boudins de porte pour limiter les courants d’air ;
  • programmer de façon précise le chauffage, en fonction de ses habitudes de vie ;
  • choisir, pour chaque pièce, une température qui allie confort et consommation d’énergie raisonnée (baisser le thermostat de 1 °C permet de réduire de 7 % ses consommations).

Pour aller plus loin

Choisir une température idéale est l’une des clés pour maîtriser sa consommation d’énergie. L’ADEME préconise notamment une température de 19 °C pour les pièces à vivre en journée, et de 17 °C pour les chambres. Mais, pour une maîtrise optimale de son chauffage, d’autres critères sont à prendre en compte. Pour en savoir plus, consultez notre article consacré aux températures idéales au sein d’une maison.

Aérer son logement

Il est très important d’aérer régulièrement toutes les pièces de la maison, afin de bénéficier d’un air sain et renouvelé. Et cela, même en hiver : en effet, sans ventilation, l’air ambiant se gorge peu à peu d’humidité. Nous en produisons continuellement, en cuisinant, en prenant une douche, en faisant sécher du linge ou, tout simplement, en respirant. Or, un air humide est non seulement peu confortable, mais également plus difficile à chauffer qu’un air sec. Ne pas aérer l’hiver vous fera donc consommer plus d’énergie !

Voici donc les éco-gestes à appliquer pour une bonne aération de votre logement.

En hiver :

  • couper les radiateurs avant d’aérer une pièce ;
  • aérer 5 minutes le matin et 5 minutes le soir, les fenêtres grandes ouvertes : l’air sera ainsi intégralement renouvelé et les murs n’auront pas le temps de refroidir (une technique bien plus efficace et moins énergivore que celle d’entrebâiller une fenêtre pendant une plus longue durée).

En été :

  • ventiler son logement aux heures fraîches, tôt le matin avant le lever du soleil, en soirée ou la nuit ;
  • fermer les stores ou les volets des pièces non utilisées en journée ;
  • éviter ou, a minima, limiter l’utilisation de la climatisation, très énergivore et émettrice de gaz à effet de serre (en raison de la présence de fluides frigorigènes) ;
  • si l’aération ne suffit pas, privilégier l’utilisation d’un ventilateur, qui consomme 20 fois moins d’électricité qu’un climatiseur.

Tout au long de l’année :

  • vérifier régulièrement le bon fonctionnement du dispositif de ventilation (VMC, VMR ou VMI) ;
  • nettoyer au moins deux fois par an les grilles d’entrée d’air et d’extraction de la ventilation.

S’éclairer

L’éclairage représente 5,6 % de notre consommation d’électricité. Si les fabricants proposent désormais des lampes et ampoules de plus en plus performantes et économes en énergie, il est important de les choisir et de les utiliser à bon escient :

  • pour tous les usages prolongés, privilégier des lampes basse consommation : lampes LED ou lampes fluocompactes ;
  • bannir les lampes à incandescence et les lampes halogènes, très énergivores (elles ne sont d’ailleurs plus commercialisées depuis septembre 2018) ;
  • privilégier les tubes lumineux (néons), idéalement à ballast électronique, pour éclairer la cuisine, la salle de bains, le garage ou la cave : ils sont particulièrement performants ;
  • adapter la puissance de l’éclairage en fonction de l’usage : une ampoule de 5 W (watts) suffit amplement pour regarder la télévision, tandis que 20 W seront nécessaires pour lire ou travailler ;
  • choisir des abat-jour clairs, à travers lesquels la lumière passe facilement.

D’autres gestes sont très simples à appliquer :

  • éteindre systématiquement la lumière dès que l’on quitte une pièce (3 ampoules de 75 W qui restent allumées une soirée consomment autant d’électricité qu’une lessive à 60 °C) ;
  • privilégier l’apport de lumière naturelle organisant la pièce stratégiquement (coin lecture près d’une fenêtre, par exemple) et en optant pour des murs clairs ;
  • nettoyer régulièrement les ampoules et les luminaires, afin de maximiser leur efficacité.

Bien utiliser ses appareils électriques

Selon une étude réalisée en 2017 par IPSOS pour le compte de la filière DEEE (Déchets d’équipements électriques et électroniques), les foyers français résidant en appartement possèdent en moyenne 73 appareils électriques. Ce chiffre grimpe à 118 pour ceux résidant en maison. Petit et gros électroménager, chauffage, TV et hi-fi, téléphonie, matériel informatique, bricolage, jouets… Les Français sont aujourd’hui suréquipés !

Or, nombre de ces appareils, lorsqu’ils sont éteints mais encore branchés, restent en veille et génèrent une consommation d’électricité résiduelle. L’ADEME, dans son guide « Réduire sa facture d’électricité », précise que la puissance totale de ces veilles inutiles dépasse souvent 50 W (soit un coût supplémentaire de 80 € sur la facture d’électricité annuelle).

Voici donc quelques conseils simples à mettre en œuvre pour supprimer les consommations inutiles :

  • débrancher complètement tous les appareils à usage ponctuel, aussitôt après utilisation (grille-pain, machine à café, sèche-cheveux, console de jeux, etc.) ;
  • débrancher le chargeur de téléphone dès que celui-ci est rechargé ;
  • installer des multiprises à interrupteur pour faciliter l’extinction des ensembles informatiques ;
  • installer des coupes-veille intelligents pour les équipements multimédia, notamment.

Pour en savoir plus sur le coupe-veille

En fonction du type d’appareil électrique et de vos usages, les solutions pour supprimer les veilles inutiles diffèrent : le choix pourra se porter, selon les cas, sur un simple coupe-veille manuel, un coupe-veille automatique, un coupe-veille programmable, avec télécommande, etc. Pour faire les bons choix, découvrez notre article consacré au coupe-veille.

Gérer ses déchets

Chaque année, les Français produisent individuellement 568 kg de déchets, qui se retrouvent dans les ordures ménagères, les conteneurs de tri ou en déchetterie. La collecte, le transport, le traitement, le stockage et même le recyclage des déchets génèrent de nombreux impacts sur l’environnement, notamment des émissions de gaz à effet de serre (GES).

S’il est primordial de limiter notre production de déchets (voir la section « Consommer moins » en fin d’article), il est tout aussi essentiel de bien trier ceux que nous produisons effectivement :

  • déposer les produits éligibles au tri sélectif dans le bac dédié (papier, emballages plastiques, boites de conserve, etc.), en respectant les consignes de tri transmises par la collectivité locale ;
  • déposer les appareils électriques, les ampoules et les piles usagées dans un point de collecte ;
  • déposer les vêtements, chaussures et le linge de maison dont on ne veut plus dans un conteneur dédié (conteneur Le Relais, par exemple) ou directement auprès d’une association ;
  • donner ou mettre en vente les meubles et objets dont on ne veut plus, mais qui peuvent encore avoir une seconde vie ;
  • déposer à la déchetterie ceux qui ne sont plus en état de servir ;
  • composter les déchets de cuisine (épluchures, parties non-comestibles des légumes) ainsi que les déchets de jardin (tontes, feuilles mortes, etc.) : ils seront ainsi transformés en engrais et réutilisés au jardin ou dans les jardinières.

Par ailleurs, dans chaque pièce de la maison, des éco-gestes spécifiques peuvent être mis en œuvre. Voyons désormais cela en détail.

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Appliquer les bons gestes dans la cuisine

Une cuisine aménagée dispose de nombreux appareils électroménagers, qu’il convient d’utiliser correctement pour limiter leur consommation en énergie.

Le réfrigérateur

  • Régler l’appareil à 4 °C ou 5 °C ;
  • laisser une profondeur de 10 cm entre l’appareil et le mur, afin de permettre la circulation de l’air tout autour ;
  • ne pas placer le réfrigérateur près d’une source de chaleur (four, radiateur, etc.) ;
  • éviter les ouvertures trop fréquentes ou prolongées ;
  • ne pas surcharger l’appareil, car c’est l’air qui circule entre les aliments qui permet de les refroidir ;
  • attendre qu’un plat ait refroidi avant de le placer au réfrigérateur ;
  • couvrir tous les plats afin d’éviter la formation de vapeur d’eau, responsable de la formation de givre ;
  • dégivrer l’appareil régulièrement (au moins une fois tous les 3 mois) et dès que la couche de givre dépasse 2 mm : en effet, le givre crée une couche isolante et peut entraîner une surconsommation de 30 % ;
  • nettoyer régulièrement la grille arrière de l’appareil (au moins une fois par an) : celle-ci a pour fonction d’évacuer la chaleur extraite du réfrigérateur ; si elle est encrassée, elle ne peut correctement jouer son rôle et la consommation électrique peut alors être multipliée par deux ;
  • vérifier régulièrement l’étanchéité des joints et les changer si besoin : des joints usés peuvent entraîner une consommation d’énergie supplémentaire de 10 %.

Comment vérifier l’étanchéité des joints ?

Refermez la porte de votre réfrigérateur sur une feuille de papier. Si vous parvenez facilement à retirer celle-ci lorsque la porte est fermée, cela signifie que le joint doit être remplacé.

Votre réfrigérateur doit bien évidemment afficher de bonnes performances en matière de consommation électrique (lire la section « Choisir des appareils électriques performants », en fin d’article). Outre ses caractéristiques énergétiques, il est conseillé de :

  • renoncer au modèle américain qui distribue des glaçons : il consomme deux fois plus qu’un modèle classique ;
  • opter pour un réfrigérateur avec système de froid ventilé (technologie no frost), qui permet de limiter la formation de givre ;
  • choisir un réfrigérateur dont le volume est adapté à votre besoin :
Taille du foyerContenance du réfrigérateur
(en litres)
1 personne100 à 150 L
2 ou 3 personnes150 à 250 L
3 ou 4 personnes250 à 350 L
+ de 4 personnes350 à 500 L
Source : ADEME

Le congélateur

Les bonnes pratiques en matière de placement, d’utilisation et d’entretien du congélateur sont similaires à celles du réfrigérateur, à quelques exceptions près :

  • l’appareil doit être réglé à -18 °C ;
  • à l’inverse du réfrigérateur, le congélateur doit être bien rempli, car il consomme d’autant moins qu’il n’y a pas d’espace vide. Si l’appareil n’est pas plein, une bonne astuce est de combler les espaces vides avec des bouteilles d’eau en plastique, remplies au ¾. Ainsi, les bouteilles congelées aideront l’appareil à abaisser la température après une ouverture.

Les appareils de cuisson

Plaques de cuisson, four, micro-ondes… Voici quelques conseils simples pour réduire leur impact sur l’environnement :

  • lors d’une cuisson à la casserole, mettre un couvercle : cela permet de consommer 4 fois moins d’énergie et de limiter l’usage de la hotte ;
  • baisser la température dès ébullition ;
  • couper les plaques électriques et plaques vitrocéramiques un peu avant la fin de la cuisson, puisque celles-ci continuent de chauffer après extinction (attention, ce n’est pas le cas pour les plaques à induction) ;
  • adapter la taille des récipients (poêles, casseroles, faitouts) au diamètre des plaques électriques ;
  • ne pas ouvrir le four en cours de cuisson, afin d’éviter une perte inutile de chaleur ;
  • vérifier régulièrement l’étanchéité des joints et les changer si besoin ;
  • si l’on dispose d’un four à chaleur tournante, profiter de cette fonction pour cuire plusieurs préparations de façon simultanée ;
  • préférer une décongélation lente et naturelle des aliments au réfrigérateur à l’usage du micro-ondes ;
  • préférer l’usage du micro-ondes pour réchauffer des aliments déjà cuits à celui du four ou des plaques électriques.

Quels appareils de cuisson privilégier ?

Bien évidemment, vos appareils doivent être performants en matière de consommation énergétique (lire la section « Choisir des appareils électriques performants », en fin d’article). Notez également que :

  • la technologie à induction est la plus économe en énergie, car elle permet de chauffer les aliments beaucoup plus rapidement : environ – 20 % d’électricité consommée par rapport aux plaques vitrocéramiques et – 25 % par rapport aux plaques de cuisson électriques classiques. Néanmoins, ces chiffres sont logiquement moindres pour les cuissons longue durée ;
  • les fours à catalyse ne consomment pas d’énergie pour leur nettoyage. À l’inverse, une pyrolyse est particulièrement énergivore (pour limiter la consommation d’électricité, il est donc conseillé de lancer la pyrolyse aussitôt après cuisson, lorsque le four est encore chaud) ;
  • les fours combinés (alliant four traditionnel et four micro-ondes) réduisent significativement la durée de cuisson des aliments et, ainsi, la consommation en énergie (jusqu’à – 75 %, selon l’ADEME).

Le lave-vaisselle

En moyenne, les foyers français utilisent leur lave-vaisselle 3 à 5 fois par semaine. Près d’un foyer sur cinq s’en sert même quotidiennement ! Une utilisation raisonnée et responsable de son appareil est donc primordiale :

  • privilégier le programme éco ou programmer un lavage à 50 °C maximum (à la clé, 45 % d’énergie économisée par rapport à un programme intensif) ;
  • opter pour un programme court si la vaisselle est très peu sale ;
  • remplir entièrement le lave-vaisselle avant de le mettre en marche (à l’exception des appareils proposant l’option demi-charge) ;
  • nettoyer régulièrement le joint de porte ainsi que le filtre de la cuve ;
  • utiliser une dose de lavage appropriée ;
  • ôter les miettes de la vaisselle (sans la rincer au préalable).

Les nouveaux modèles beaucoup plus économes

Les exigences en matière d’éco-conception ont conduit les fabricants à redoubler d’efforts et d’ingéniosité, pour produire des lave-vaisselle de plus en plus économes en eau et en énergie. En effet, selon l’ADEME, les modèles récents utilisent deux fois moins d’eau que ceux conçus il y a 10 ans seulement. Or, l’énergie consommée par un lave-vaisselle est utilisée à 80 % pour chauffer l’eau. S’il y a moins d’eau, il y a donc moins d’énergie consommée !

Les autres éco-gestes à appliquer en cuisine

L’eau est une ressource essentielle en cuisine. Être responsable, c’est aussi limiter sa consommation en eau :

  • en équipant son robinet d’un éco-mousseur, afin de limiter le débit d’eau (attention toutefois à ce qu’il soit adapté à l’usage) ;
  • en positionnant systématiquement le mitigeur en position froide ;
  • en se lavant les mains à l’eau froide ;
  • en utilisant un bac pour effectuer une vaisselle à la main ;
  • en rinçant la vaisselle à l’eau froide (l’eau chaude servant uniquement à dégraisser, lors de la phase de lavage).

Appliquer les bons gestes dans la salle de bains

Dans la salle de bains, l’objectif principal est, bien évidemment, de modérer sa consommation en eau, et notamment en eau chaude. Voici quelques éco-gestes simples à appliquer :

  • préférer la douche au bain : si une douche de courte durée consomme 60 à 80 litres d’eau, un bain en consomme 150 à 200 litres, soit deux à trois fois plus ;
  • prendre des douches de moins de 5 minutes ;
  • stopper l’eau pendant l’application du savon et du shampoing ainsi que pendant le lavage de dents ;
  • équiper son pommeau de douche d’un économiseur d’eau ;
  • équiper sa douche d’un robinet thermostatique, toujours réglé à température identique ;
  • équiper son robinet de lavabo d’un éco-mousseur : pour un usage essentiellement dédié au lavage de mains et au lavage de dents, une réduction du débit initial, généralement de 12 litres par minute, à seulement 5 litres par minute, permet d’économiser près de 60 % d’eau ;
  • positionner systématiquement le mitigeur du robinet en position froide ;
  • se laver les mains à l’eau froide.

Conseil pour repérer une éventuelle fuite d’eau

Pour éviter le gaspillage et l’augmentation de votre facture d’eau, pensez à vérifier régulièrement l’absence de fuite dans votre logement. Pour cela, rien de plus simple : relevez votre compteur d’eau au moment de vous coucher. Si, le lendemain matin, les données ont augmenté alors que l’eau n’a pas été utilisée pendant la nuit, vérifiez tous vos points d’eau ainsi que vos canalisations.

Appliquer les bons gestes dans la buanderie

En moyenne, les foyers français réalisent 2 à 4 lessives par semaine. Laver et sécher le linge en machine n’est pas sans conséquences sur notre environnement. Néanmoins, de nombreux éco-gestes permettent de limiter l’impact de nos actions.

Le lave-linge

  • Remplir le tambour à chaque utilisation, sans toutefois le surcharger : un lave-linge partiellement rempli entraîne un gaspillage d’eau et d’énergie.
  • Privilégier le programme « éco » lorsque le linge est peu sale (bien que la durée du cycle soit plus élevée, la consommation d’eau et d’énergie est moins importante).
  • Opter pour un lavage à froid, qui consomme moitié moins qu’un lavage à 40 °C, ou à basse température (30 °C maximum).
  • Ne pas faire de prélavage.
  • Dans le cas d’un séchage naturel à l’air libre, choisir un essorage faible.
  • Dans le cas d’un séchage en sèche-linge, choisir un essorage fort (1 000 tours par minute), car l’extraction mécanique de l’humidité dans le lave-linge est 100 fois plus économe que l’extraction thermique dans le sèche-linge.
  • Nettoyer et détartrer régulièrement l’appareil, et notamment son filtre.
  • Préférer les lessives portant un label environnemental (Ecolabel, Ecocert) qui est plus respectueux du linge, de la peau et de la planète, ou réaliser une recette maison à base d’ingrédients naturels.

Le sèche-linge

  • Privilégier, dans la mesure du possible, le séchage à l’air libre au sèche-linge : en effet, celui-ci est particulièrement gourmand en énergie (environ 500 kWh par an).
  • Choisir un programme adapté au type de linge.
  • Ne pas surcharger l’appareil : il est plus économique de sécher le linge en deux fois, car moins le tambour est chargé, plus le temps de séchage est court.

Votre sèche-linge doit bien évidemment afficher de bonnes performances en matière de consommation électrique (lire la section « Choisir des appareils électriques performants », en fin d’article). Outre ses caractéristiques énergétiques, il est conseillé de :

  • choisir un modèle à condensation avec pompe à chaleur (technologie la plus performante à l’heure actuelle) ;
  • choisir un modèle équipé d’une sonde d’humidité, dont le rôle est de permettre l’arrêt ou la mise en veille automatique de l’appareil, dès que le linge est sec (en l’absence de sonde d’humidité, le cycle continue jusqu’à la fin du programme).

Appliquer les bons gestes dans le salon

Selon RTE, 13,5 % de notre consommation électrique est générée par notre équipement multimédia et informatique.

Les nouveaux téléviseurs font partie des appareils les plus énergivores : à l’inverse de la plupart des appareils électriques, leur consommation croît au fil des années, à mesure qu’apparaissent de nouvelles fonctionnalités liées, notamment, à la connectivité. La taille de l’écran influe également fortement sur la consommation énergétique d’un téléviseur. Selon l’ADEME (dans son guide « Comment agir pour la planète ? »), en doublant la taille de l’écran, on multiplie par 4 sa consommation en électricité.

La box internet avec option TV est aussi particulièrement énergivore : elle consomme entre 150 et 300 kWh chaque année, soit autant qu’un grand réfrigérateur, et se positionne bien loin devant le smartphone et la tablette, qui consomment respectivement de 2 à 7 kWh et de 5 à 15 kWh.

Voici quelques astuces simples pour réduire l’impact de ses loisirs multimédia :

  • couper l’alimentation de l’ensemble de ses équipements, box internet comprise, dès lors qu’on n’en a pas l’usage (la nuit, les jours d’absence, etc.) ;
  • désactiver autant que possible les fonctions Wifi, Bluetooth ainsi que la géolocalisation sur les tablettes et smartphones (ou se mettre en mode « avion »).

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Les éco-gestes dans nos usages numériques

L’avènement du numérique a révolutionné nos usages. Si elles nous facilitent la vie au quotidien, tant dans notre vie personnelle que professionnelle, les nouvelles technologies sont néanmoins responsables de 4 % des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. Selon « La face cachée du numérique » (ADEME), le développement de nos pratiques digitales laisse même présager un doublement de l’impact du numérique sur l’environnement, d’ici 2025. Pour illustrer cette révolution des usages, voici quelques chiffres édifiants :

  • en 2019, il y avait 19 milliards d’objets connectés dans le monde : on estime qu’ils seront 48 milliards en 2025 ;
  • toutes les heures, 8 à 10 milliards de mails sont envoyés (hors spam) et 180 millions de recherches sont effectuées sur Google ;
  • une donnée numérique (mail, téléchargement, requête Web…) parcourt en moyenne 15 000 km pour arriver à destination ;
  • les jeunes passent environ 14 heures par semaine à consommer de la vidéo sur internet.

Alors, comment agir à l’échelle individuelle pour réduire l’impact du numérique sur l’environnement ? La réponse est double :

  • en contrôlant la consommation de nos équipements, qui représentent 47 % des émissions de gaz à effet de serre générées par le numérique ;
  • en adoptant des pratiques plus respectueuses de l’environnement : 25 % des émissions polluantes sont dues aux data centers et 28 % aux infrastructures réseau.

Limiter la consommation de ses équipements digitaux

Outre l’extinction complète des appareils pour éviter les consommations en veille inutiles, il est conseillé de :

  • mettre en place l’économiseur d’énergie sur son ordinateur et son smartphone (les tablettes sont, le plus souvent, déjà configurées de façon à optimiser la consommation d’énergie) ;
  • éteindre l’écran de son ordinateur pour toute absence supérieure à 15 minutes ;
  • contrôler et supprimer les consommations cachées des applications mobiles et services en ligne disponibles sur nos smartphones, tablettes et montres connectées ;
  • privilégier une connexion internet filaire (Ethernet), lorsque cela est possible.

Des labels environnementaux pour garantir le caractère durable des équipements numériques

La fabrication de nos équipements numériques est particulièrement énergivore. Pour produire un ordinateur de 2 kg, pas moins de 600 kg de matières premières sont mobilisées et 103 kg de CO2 sont générés ! Pour acheter responsable, l’ADEME recommande les produits labellisés EPEAT (niveaux Gold ou Silver) et TCO Certified, plus économes en énergie, plus durables, réparables et recyclables.

Adopter les bonnes pratiques numériques

De nombreux éco-gestes, simples à mettre en œuvre, permettent de réduire significativement l’empreinte carbone liée à nos usages numériques personnels et professionnels.

La gestion des mails

  • Limiter le nombre de destinataires de chaque mail (un mail transmis à 10 destinataires a un bilan carbone 4 fois supérieur à celui d’un mail transmis à un destinataire unique).
  • S’interroger systématiquement avant d’utiliser la fonction « répondre à tous ».
  • Supprimer les pièces jointes inutiles.
  • Optimiser le poids des fichiers transmis : images et PDF en basse définition, fichiers compressés, etc.
  • Dans la mesure du possible, privilégier l’utilisation d’un service de dépôt temporaire type WeTransfer ou Smash pour transmettre des fichiers lourds (en entreprise, privilégier les espaces de partage interne).
  • Éviter une signature avec logo haute définition.
  • Classer et nettoyer régulièrement sa boîte mail, en supprimant les mails qui n’ont plus d’utilité.
  • Se désabonner de toutes les newsletters non lues.
  • En entreprise, privilégier en interne l’utilisation d’une messagerie instantanée (ou les échanges oraux) à l’envoi de mails.

Le stockage des données

  • Limiter au maximum la conservation des documents, aussi bien en ligne (cloud) qu’en local (ordinateur, disque dur, clé USB).
  • Privilégier le stockage local, moins énergivore.

La recherche Web

  • Pour tous les sites consultés régulièrement, supprimer l’étape de recherche sur un moteur en créant des dossiers de sites favoris ou en saisissant directement leur URL dans le navigateur.
  • Effectuer une recherche précise et réfléchie afin de minimiser le risque de résultats inadaptés.

Les autres éco-gestes

  • Limiter le nombre d’onglets ouverts simultanément sur son navigateur.
  • Limiter le nombre de programmes ou d’applications ouverts et non utilisés (dans les paramétrages, refuser le lancement automatique du programme lors de la mise en marche de l’ordinateur).
  • Supprimer régulièrement son historique de navigation ainsi que ses cookies.
  • En revanche, ne pas vider trop fréquemment le cache de son navigateur.
  • Lorsque cela est possible, préférer une conférence audio à une conférence visio.
  • Limiter la consommation de produits en streaming (musique, vidéo).
  • En navigation sur le Web, privilégier le recours aux flèches « avant » / « après » situées au niveau de la barre d’adresse au fil d’Ariane ou au menu du site, afin d’éviter des rechargements de page inutiles.
  • Paramétrer son navigateur ainsi que ses différents comptes de réseaux sociaux afin de bloquer la lecture automatique des vidéos.
  • Privilégier le mode sombre (ou dark mode) proposé par certains navigateurs et applications : en effet, un pixel noir consomme jusqu’à 60 % d’énergie en moins qu’un pixel blanc.

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Les éco-gestes en extérieur

Au travail et en déplacement, de nombreux gestes écoresponsables peuvent être adoptés afin de limiter son impact sur l’environnement.

Au travail

Le lieu de travail doit être considéré de la même façon que notre habitat, en matière de bonnes pratiques liées au chauffage, à l’éclairage, à l’utilisation des appareils électriques… même si l’on ne paie pas les factures. Savez-vous, par exemple, qu’un photocopieur consomme 80 % de son énergie lorsqu’il est en mode « attente » ?

De même, si l’on travaille dans un bureau, il est essentiel de mettre en pratique les éco-gestes liés aux usages numériques.

Il existe un autre domaine particulièrement énergivore et polluant, dans lequel des économies sont possibles : l’impression.

L’impression de documents

Si le numérique a révolutionné la façon dont nous travaillons, il n’a pas significativement diminué notre consommation de papier et d’encre. Selon l’ADEME :

  • chaque salarié consomme, en moyenne, 3 ramettes de papier chaque mois ;
  • un quart des documents sont mis à la poubelle 5 minutes après leur impression ;
  • 16 % des documents imprimés ne sont même jamais lus !

Voici quelques conseils à suivre :

  • privilégier une lecture à l’écran pour éviter les impressions inutiles (il existe des outils pour faciliter ce type de lecture, tels que Fready ou Readability) ;
  • alléger les documents à imprimer, en supprimant les visuels, espaces et blocs de textes inutiles (certains logiciels, tels que Green Print, le font automatiquement) ;
  • concevoir ses documents de travail de façon écoresponsable :
    • pour ceux destinés à être imprimés, limiter les aplats de couleur et privilégier une police d’impression peu épaisse ;
    • pour ceux destinés à être lus sur écran, les rendre agréable à lire grâce à une police, un interlignage et une structure appropriée ;
  • paramétrer par défaut l’imprimante en impression noir et blanc, recto verso avec 2 pages par feuilles ;
  • pour les impressions multiples, privilégier l’usage du photocopieur ;
  • trier les cartouches d’encre et de toner usagées ainsi que le papier, afin qu’ils puissent être recyclés ;
  • réutiliser en brouillon les feuilles imprimées sur une seule face.

Les labels environnementaux pour bien choisir son papier

Le label allemand L’Ange Bleu (Blue Angel), l’Écolabel Européen ou encore l’Écolabel Nordique  (Nordic Swan Ecolabel) garantissent une fabrication du papier écoresponsable. Le logo FSC indique, quant à lui, que le papier est issu de forêts gérées durablement.

Pour les impressions réalisées par un professionnel, sélectionnez un imprimeur certifié « Imprim’Vert » : ce label atteste d’une volonté de réduire les impacts environnementaux liés aux activités de l’imprimerie.

La pause-café et le repas

La traditionnelle pause-café est généralement productrice de nombreux déchets : gobelets et cuillères jetables, dosettes de café, emballages individuels de sucre, etc. Pour les limiter, il est possible de :

  • se servir de sa tasse personnelle au travail, si la machine à café fournie par l’entreprise le permet ;
  • si la machine à café est un distributeur distribuant obligatoirement des gobelets, apporter son propre café dans une bouteille isotherme.

Dans la même logique, lors du repas en entreprise :

  • privilégier les couverts réutilisables ;
  • pour les repas pris dans un établissement de restauration collective, se servir raisonnablement en fonction de l’appétit, afin d’éviter le gaspillage.

Pour aller plus loin : le management environnemental

Certaines entreprises vertueuses misent sur le collectif et s’engagent dans une démarche globale pour limiter leur impact sur l’environnement :

  • obtention de la norme ISO 14001, attestant de l’intégration des préoccupations environnementales dans l’ensemble des activités de l’entreprise ;
  • obtention du label EnVol (Engagement volontaire de l’entreprise pour l’environnement) ;
  • etc.

Dans les transports

Le secteur des transports est le premier secteur émetteur de CO2 en France, avec 39 % des émissions, bien loin devant l’habitat, le tertiaire et l’industrie.

Faire ses courses, se rendre au travail, à la salle de sport, voyager… Nous avons quotidiennement besoin de nous déplacer. Afin de limiter notre impact sur l’environnement, chaque trajet doit être réfléchi, car certains moyens de transport sont particulièrement polluants.

Par exemple, un Paris-Marseille génère :

  • 10 kg de CO2 en train ;
  • 115 kg de CO2 en avion ;
  • 136 kg de CO2 en voiture (une donnée à diviser par le nombre de voyageurs présents).

En ville, un petit trajet d’un kilomètre génère :

  • 0 g de CO2 à pied ou à vélo ;
  • 2 g de CO2 à vélo électrique ou trottinette électrique ;
  • 2,5 g de CO2 en métro ;
  • 62 g de CO2 en scooter ;
  • 168 g de CO2 à moto ;
  • 193 g de CO2 en voiture.

Un outil pour calculer l’impact environnemental de ses déplacements

L’ADEME a mis en place l’Écolab, un outil gratuit permettant, en quelques clics seulement, de calculer son empreinte carbone en fonction de la distance parcourue et du moyen de transport utilisé.

Voici donc quelques conseils pour se déplacer de façon responsable :

  • en ville, privilégier les déplacements à pied, à vélo, à trottinette, en roller (qui ne nécessitent que notre propre énergie) ou, à défaut, en transport en commun : ils sont d’ailleurs souvent aussi efficaces que les déplacements en voiture, en raison du trafic dense ;
  • en zone rurale, si la voiture est indispensable, rechercher des covoitureurs pour tous les trajets réguliers ;
  • pour les grands déplacements, opter de préférence pour le train et, si la voiture est indispensable, proposer de faire le trajet en covoiturage.

Pour aller plus loin

Agir de façon durable et responsable, c’est également choisir de mieux consommer et de faire en sorte que chaque acte d’achat soit réfléchi et raisonné.

We Act for Good, une application mobile pour changer notre façon de consommer

Développée par l’association WWF, We Act for Good est une plateforme digitale qui permet à chacun de passer à l’action et de faciliter l’intégration d’éco-gestes dans ses actions du quotidien, grâce à de nombreux défis à relever autour des thématiques du zéro déchet, du « bien manger », du transport, du DIY (Do It Yourself), de l’optimisation de l’énergie, etc.

Mieux consommer

Qu’est-ce que mieux consommer ? Consommer moins, autrement, durablement.

Vers une alimentation responsable

En France, 30 kg de nourriture sont jetés par an et par personne. Un quart de cette quantité n’a même pas été déballé. Il s’agit, pour moitié, de fruits et légumes. Un véritable gaspillage alimentaire, qu’il est facile d’éviter :

  • en étant vigilant sur les dates de péremption des aliments ;
  • en planifiant les repas à l’avance, afin de n’acheter que ce qui est nécessaire ;
  • en cuisinant les restes ;
  • en congelant les aliments qui ne pourront être consommés à temps.

Choisir une alimentation responsable, c’est également privilégier les produits locaux, biologiques, en vrac et éviter les produits ultra-transformés et suremballés.

Consommer moins et autrement

Notre société moderne est celle de l’ultra-consommation : tous les produits étant facilement accessibles, nous sommes habitués à acheter au gré de nos besoins et de nos envies. Pourtant, chaque acte de consommation a un impact sur l’environnement. Quelques chiffres :

  • selon l’ADEME, le poids cumulé des objets que nous possédons chez nous est de 2,5 tonnes. Pour produire ces 2,5 tonnes de biens de consommation, pas moins de 45 tonnes de matières premières auront été nécessaires ;
  • pour récolter les quelques grammes de minerais permettant de fabriquer la puce d’un smartphone, 200 kg de matières doivent être excavés ;
  • l’industrie textile est particulièrement polluante : avant d’arriver sur notre étagère, un jean peut parcourir jusqu’à 65 000 kilomètres depuis le champ de coton, car la chaîne de production (fabrication du coton, tissage, teinture, etc.) est très éclatée.

Si ces chiffres donnent le tournis, il est néanmoins possible d’agir à son échelle en faveur d’une consommation plus responsable, en suivant ces recommandations :

  • s’interroger sur l’utilité réelle de chaque achat (est-il indispensable de changer de smartphone quand l’actuel fonctionne encore ?) ;
  • renoncer aux produits jetables : emballages alimentaires, serviettes en papier, etc. ;
  • utiliser des piles rechargeables ;
  • entretenir régulièrement tous ses appareils électriques afin d’optimiser leur performance et prolonger leur durée de vie ;
  • favoriser l’économie circulaire en recyclant ou en réparant les objets (à ce titre, l’ADEME a fait de l’allongement de la durée de vie des objets l’une de ses priorités et développé la plateforme « Longue vie aux objets », afin de faciliter les démarches des particuliers, des collectivités et des entreprises) ;
  • échanger, emprunter, partager ou louer lorsque cela est possible ;
  • privilégier l’achat d’occasion et les produits reconditionnés aux produits neufs ;
  • fabriquer soi-même ses produits ménagers, sa lessive et ses produits d’hygiène ;
  • pour les achats neufs, favoriser les produits portant des labels environnementaux, qui garantissent un mode de production respectueux de l’environnement ainsi qu’un caractère réparable et durable.

100 labels recommandés par l’ADEME

Afin de vous aider à y voir plus clair et à distinguer les garanties concrètes de simples arguments marketing, l’ADEME propose sur sa plateforme « Agir pour la transition » près de 100 labels fiables, dans tous les secteurs de la consommation : entretien, hygiène, alimentation, textile, mobilier, bricolage, multimédia, jeux, etc.

Choisir des appareils électriques performants

Savez-vous qu’un sèche-linge bas de gamme peut consommer jusqu’à 560 kWh, soit 3 fois plus qu’un sèche-linge performant ?

L’ADEME a calculé que si chaque foyer français s’équipait intégralement d’appareils économes en énergie, on économiserait annuellement près de 5 TWh d’électricité, soit l’équivalent de la consommation domestique de 2 millions de personnes !

Pour se repérer parmi tous les produits commercialisés, voici quelques recommandations :

  • l’étiquette énergie est un indicateur-clé dans le choix d’un appareil électroménager. Elle est obligatoire pour les appareils de froid, les lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, fours, hottes et caves à vin. Attention pour vos achats futurs : une révision du système de notation est prévue en mars 2021 ;
  • pour le matériel informatique et bureautique, privilégiez les produits portant le label international Energy Star, qui garantit une faible consommation énergétique, notamment en veille.

Le Guide Topten, une ressource fiable pour choisir ses appareils électriques

Développée en partenariat avec l’ADEME, l’Union européenne et WWF, la plateforme Guidetopten.fr vous guide dans le choix de vos appareils électroménagers, de votre équipement multimédia et de vos ampoules, en répertoriant les produits jugés les plus performants.

Investir… pour économiser l’énergie

Au-delà des éco-gestes, des actions plus importantes peuvent être mises en œuvre pour économiser l’énergie. À la clé, une réduction significative de votre facture annuelle.

Bien isoler son logement

Isoler son logement est la solution la plus efficace pour consommer moins d’énergie : en supprimant les déperditions thermiques dues, notamment, à la présence de ponts thermiques, on réduit la quantité de chauffage nécessaire à un bon confort thermique l’hiver, et on diminue le besoin en ventilation ou en climatisation l’été.

L’isolation des murs et de la toiture est prioritaire. Le remplacement des menuiseries vétustes et le calorifugeage des tuyaux permettent également des économies d’énergie substantielles.

Opter pour des équipements de chauffage et d’eau chaude sanitaire performants

L’installation de dispositifs de chauffage et d’Eau chaude sanitaire (ECS) performants est également essentielle. Si vous êtes chauffé à l’électricité, des radiateurs électriques basse consommation vous permettront à la fois d’optimiser votre consommation d’énergie et de bénéficier d’un confort optimal.

Les aides pour isoler son logement et changer son chauffage

Si le coût des travaux de rénovation énergétique est important, il existe néanmoins de nombreuses aides permettant une prise en charge partielle des dépenses :

Changer de fournisseur d’énergie

Il existe une dernière action pour agir en faveur de l’environnement : changer de fournisseur d’énergie.

Depuis 2007 et l’ouverture à la concurrence des marchés du gaz et de l’électricité, de nombreux fournisseurs privés proposent leurs propres offres, en alternative à celles des opérateurs historiques, EDF et Engie (ex-GDF).

Ces offres ne sont pas différenciantes uniquement en matière du prix du kilowattheure : les services inclus et l’origine de l’énergie constituent également de nouveaux critères de choix.

Le fournisseur Eni, par exemple, propose une offre combinée d’électricité verte et de gaz compensé carbone, appelée « Astucio Planète ». Avec son offre « Éco Green », Vattenfall revendique, quant à lui, une électricité 100 % issue des énergies vertes et 5 % moins chère que le tarif réglementé.

Comment se repérer dans la multitude d’offres d’énergie disponibles ?

Choisir.com vous propose son comparateur d’électricité et de gaz : en quelques clics, comparez, choisissez et souscrivez le contrat le plus adapté à votre besoin à et vos valeurs. Cette démarche est gratuite, sans engagement et vous permettra, en outre, de réaliser des économies substantielles sur votre facture.

Service gratuit choisir.com

Êtes-vous sûr de ne pas payer votre énergie trop chère ?

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