Qu’est-ce qu’un court-circuit ?

Un court-circuit naît lorsque deux points d’un circuit électrique présentant une différence de potentiel sont volontairement ou accidentellement mis en contact. Un court-circuit déclenche l’apparition d’un courant de court-circuit dont l’intensité maximale peut atteindre celle d’un courant qui traverserait le circuit d’une borne à l’autre sans rencontrer aucune résistance.

Concrètement, dans un circuit électrique, le courant arrive par un fil, alimente un appareil électrique, un grille-pain par exemple, puis repart vers le tableau électrique en empruntant un second fil. Ces deux fils, la phase et le neutre, occupent la même gaine électrique. Si l’isolant est endommagé et que les deux fils se touchent, le courant ne va plus jusqu’au grille-pain et prend ce raccourci pour retourner directement vers le tableau, provoquant alors un court-circuit.

La valeur de l’intensité d’un courant de court-circuit est théoriquement infinie. En réalité, elle est limitée par la puissance du générateur de tension et par tous les éléments matériels (câbles électriques, composants électriques, appareils récepteurs, etc.) que le courant de court-circuit peut rencontrer sur son passage. Elle peut toutefois atteindre des niveaux très importants.

L’élévation brutale de l’intensité provoquée par un court-circuit peut avoir de graves conséquences si l’alimentation du circuit n’est pas coupée. Les conducteurs, soumis à un courant d’une intensité bien supérieure à celle pour laquelle ils sont prévus, même fugacement, peuvent rapidement s’échauffer, fondre et provoquer un départ de feu s’ils sont à proximité d’un matériau inflammable.

Les différents types de courts-circuits

En fonction de leur origine ou de leur durée, les courts-circuits n’ont pas les mêmes conséquences pour la sécurité d’une installation électrique intérieure ou pour ses usagers. Ils sont classés selon plusieurs critères qui permettent de déterminer, notamment, leur dangerosité.

Les différentes origines d’un court-circuit

  • Problème mécanique : le court-circuit est provoqué par une rupture soudaine et accidentelle d’un conducteur (travaux, choc, passage d’un animal, chute d’un arbre) ou par une erreur de câblage.
  • Surintensité externe : Le court-circuit est provoqué par le passage accidentel dans le circuit d’un courant d’une intensité trop élevée, lié par exemple à la foudre, qui détériore subitement ses composants et abîme les conducteurs.
  • Usure des conducteurs : le court-circuit est provoqué par la détérioration progressive de l’isolation des câbles électriques causée par le vieillissement, par l’action néfaste d’un environnement chaud, humide ou corrosif ou par une sollicitation excessive du circuit.

Leur durée

  • Court : pour un court-circuit très bref qui se résorbe de lui-même sans déclencher les dispositifs de protection.
  • Fugitif : pour un court-circuit se résorbant de lui-même après avoir déclenché brièvement une ou plusieurs fois les dispositifs de protection.
  • Semi-permanent : pour un court-circuit qui se résorbe de lui-même après avoir provoqué une ou plusieurs longues coupures (plusieurs dizaines de secondes) déclenchant les dispositifs de protection.
  • Permanent : pour un court-circuit entraînant le déclenchement systématique des dispositifs de sécurité, ne se résorbant pas de lui-même et nécessitant une intervention pour rechercher son origine.

Leur nature

  • Direct : lorsque le court-circuit est provoqué par la mise en contact direct de deux points d’un circuit.
  • Indirect : lorsque le court-circuit est provoqué par la mise en contact de deux points d’un circuit par un conducteur tiers (branche d’un arbre, outil, eau, etc.).

Les spécificités d’un court-circuit dans une installation en triphasé

Sur un réseau triphasé (trois phases, un neutre et une terre), on caractérise également un court-circuit en fonction de la nature des points qui sont mis en contact, à savoir :

  • monophasé : lorsqu’une phase entre en contact avec le neutre ou la terre (80 % des cas) ;
  • biphasé : lorsque deux phases entrent en contact (15 % des cas) ;
  • triphasé : lorsque les trois phases entrent en contact (5 % des cas).

Principe physique à l’œuvre pendant un court-circuit

Un court-circuit apparaît lorsque deux points d’un circuit possédant une tension différente sont mis en contact. Concrètement, dans une installation électrique intérieure, un court-circuit peut subvenir lors de la mise en contact d’une phase, qui a une tension de 230 V, et d’un neutre, qui a une tension de 0 V. Le courant passe alors directement de la phase au neutre pour rejoindre la borne négative de l’alimentation générale sans rencontrer la résistance habituelle que lui oppose le circuit.

Or, selon la loi d’Ohm, lorsqu’un courant ne rencontre pas ou peu de résistance sur son passage, son intensité (en ampères) augmente brusquement jusqu’à atteindre une intensité maximale théorique. En temps normal, la résistance offerte par les conducteurs et par les appareils électriques permet de contenir l’intensité du courant, de la maintenir sous un certain seuil, comme un barrage retenant l’eau d’une rivière. Si le barrage se rompt, comme pour l’eau, le courant n’est plus retenu.

Lorsque des fils électriques reçoivent un courant d’une intensité largement plus élevée que celle qu’ils peuvent supporter, ils s’échauffent rapidement, peuvent fondre et provoquer un départ de feu. C’est là le principal danger d’un court-circuit si les dispositifs de protection ne se déclenchent pas à temps ou si l’alimentation générale n’est pas coupée manuellement. Un court-circuit peut également endommager gravement certaines parties du circuit ou les appareils qui y sont branchés.

Comment connaître la valeur maximale d’un courant de court-circuit ?

Connaître l’intensité maximale théorique d’un courant de court-circuit, notée Icc, permet de mettre en place les dispositifs de protection adéquats et correctement dimensionnés. Pour calculer cette valeur, il faut prendre en compte plusieurs facteurs :

  • la tension du réseau, exprimée en Volt, c’est-à-dire la puissance délivrée par le fournisseur au niveau du point de livraison (le point de raccordement de votre installation au réseau public) ;
  • l’impédance (qui correspond au principe de résistance, R, appliquée aux installations sous courant alternatif et notée Z) de la source d’électricité ;
  • l’impédance des conducteurs empruntés par le courant ;
  • l’impédance des composants et des appareils branchés sur le circuit.

Grâce à ces données, une formule de calcul assez complexe permet de mesurer l’intensité d’un courant de court-circuit qui subviendrait si deux points d’un circuit donné (la phase et le neutre par exemple) entraient en contact. Ce calcul doit être fait par le professionnel en charge de la réalisation d’une installation électrique intérieure afin de pouvoir l’équiper des dispositifs de protection adaptés.

Les courts-circuits volontaires

Il est parfois difficile de calculer l’intensité théorique d’un courant de court-circuit tant certains paramètres à prendre en compte peuvent être difficiles à obtenir. Pour contourner l’obstacle, les électriciens peuvent procéder à un test de court-circuit en mettant volontairement en contact la phase et le neutre pour mesurer directement l’intensité du courant de court-circuit obtenu.

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Les conséquences d’un court-circuit : des risques pour les biens et les personnes

Selon les chiffres de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, la proportion des incendies d’origine électrique représente plus du tiers du total des incendies domestiques. Le plus souvent, c’est un arc électrique ou un court-circuit qui provoque le départ de feu, la faute à des dispositifs de protection mal adaptés, défectueux ou tout simplement à la vétusté générale de l’installation électrique.

Que se passe-t-il au moment d’un court-circuit ?

Lorsque deux conducteurs avec des tensions différentes sont mis en contact, un court-circuit se produit, c’est-à-dire qu’un courant d’une intensité très élevée se met brusquement à circuler d’un fil à l’autre. Ce phénomène électrique s’accompagne souvent d’un flash lumineux, voire d’une explosion, et provoque un échauffement soudain des conducteurs.

Les conducteurs n’étant pas dimensionnés pour laisser passer aussi rapidement autant d’électricité, ils peuvent se mettre à fondre et s’enflammer sous l’effet de la chaleur si l’alimentation en électricité n’est pas coupée suffisamment rapidement dans le circuit.

Lorsque survient un court-circuit, deux cas de figure peuvent se présenter :

  • si l’alimentation en électricité du circuit est coupée, soit manuellement soit suite au déclenchement automatique d’un dispositif de protection, le court-circuit s’interrompt instantanément ;
  • si l’alimentation en électricité n’est pas coupée et qu’aucun dispositif de protection ne s’enclenche, le courant de court-circuit continue à circuler en provoquant un dégagement de chaleur continu et croissant.

La plupart du temps, les fils mis en contact se séparent d’eux-mêmes. Avant cela, le court-circuit peut toutefois avoir eu le temps de déclencher un incendie et de mettre en péril la sécurité des occupants.

Isolants électriques : quelle résistance au feu ?

Les isolants des fils de cuivre qui distribuent l’électricité dans une installation électrique sont le plus souvent fabriqués avec des matières plastiques, polyéthylène ou PVC. Souvent ignifugés ou conçus avec un retardateur de flamme, ils offrent en général une bonne résistance au feu. Un court-circuit prolongé peut néanmoins parvenir quand même à leur faire prendre feu.

Comment trouver l’origine d’un court-circuit ?

Le plus souvent, un court-circuit est causé par un fil dénudé ou écrasé sous le pied d’un meuble ou par l’action de l’humidité ou de l’eau, cette dernière jouant le rôle de conducteur entre deux points d’un circuit mal isolé. Il est également possible qu’une surcharge électrique, ponctuelle ou récurrente, ait précédemment endommagé l’isolation des conducteurs, favorisant l’apparition d’un court-circuit.

Lorsqu’un disjoncteur se déclenche en réaction à un court-circuit pour couper automatiquement l’alimentation en électricité, il est préférable de mener une inspection avant de réenclencher le disjoncteur afin de localiser le court-circuit et d’évaluer au préalable les dégâts éventuels. Pour agir en toute sécurité, respectez impérativement les étapes suivantes :

  1. coupez l’alimentation générale en électricité au niveau du disjoncteur général ;
  2. identifiez le circuit concerné en regardant quel disjoncteur divisionnaire s’est déclenché dans le tableau électrique ;
  3. vérifiez l’état de chaque appareil récepteur du circuit concerné : prises de courant, interrupteurs, plafonnier, etc. ;
  4. réparez ou remplacez l’appareil ou le conducteur défectueux ;
  5. remettez le courant en enclenchant, dans l’ordre, le disjoncteur divisionnaire puis l’alimentation générale.

Si l’inspection de la partie accessible du circuit ne révèle aucun signe visible de court-circuit (fil sorti de son connecteur, fil dénudé, fil écrasé, isolant fondu ou noirci, etc.) mais que le disjoncteur continue à s’enclencher à chaque fois que vous remettez le courant, le court-circuit est peut-être situé dans une partie non accessible de votre installation. Il vaut mieux dans ce cas contacter un électricien.

Comment trouver un professionnel qualifié ?

L’électricité est un domaine sensible. Mieux vaut faire appel à un professionnel qualifié pour intervenir sur votre installation électrique intérieure, y compris pour un dépannage ou une recherche de panne. Le bouche-à-oreille est souvent un bon moyen de trouver un artisan de confiance. S’il ne donne rien, vous pouvez également utiliser des annuaires, comme celui de Qualifelec, qui répertorie des professionnels qualifiés respectant un cahier des charges exigeant.

Pour pouvoir exercer, notez qu’un électricien doit avoir au moins un CAP ou un BTS et être couvert par une assurance professionnelle ; ce sont des prérequis indispensables. Vous êtes tout à fait autorisé à lui demander de vous en fournir les justificatifs avant d’accepter un devis.

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Comment se protéger des courts-circuits ?

En France, les installations électriques intérieures ont en moyenne plus de 18 ans. L’immense majorité n’est plus conforme et près d’une sur cinq ne respecte même pas les règles élémentaires de sécurité. Se prémunir des courts-circuits, c’est d’abord s’assurer du bon état de son installation électrique et vérifier qu’elle dispose bien des dispositifs de protection adaptés, mais pas seulement.

Ne sollicitez pas votre installation au-delà de ses capacités

La plupart des courts-circuits surviennent parce que l’installation électrique est mal dimensionnée ou trop sollicitée. Avec le temps, si trop d’appareils sont branchés sur la même prise ou sur le même circuit, les conducteurs peuvent « vieillir » précocement. Au-delà d’une certaine puissance, si la section du fil électrique n’est pas adaptée, il va chauffer et l’isolant risque peu à peu de se détériorer.

Retrouvez dans le tableau ci-dessous le nombre maximal de prises par circuit et le calibre du disjoncteur qui doit le protéger des surcharges ou des courts-circuits.

Section minimale des fils
(en mm2)
Calibre maximum du disjoncteur
(en Ampères)
Nombre de prises par circuit
Prise de courant avec terre1,5 en mm216 A8 prises maximum par circuit
Prise de courant avec terre2,5 en mm220 A12 prises maximum par circuit
Prise de courant avec terre (spécial cuisine)6 prises maximum par circuit

Pour réduire les risques de court-circuit, vérifiez que les circuits de votre installation ne dépassent pas le nombre de prises maximal autorisé et qu’ils sont correctement protégés par les disjoncteurs adéquats. Veillez également à ne pas multiplier les multiprises, adaptateurs et autres rallonges. 8 prises permettent en principe le branchement en toute sécurité de 8 appareils, pas un de plus.

Cette dernière recommandation est très importante. En effet, en fonction de sa section, un fil électrique peut supporter une puissance maximale donnée, exprimée en Watt, une puissance limite au-delà de laquelle il peut se détériorer, augmentant avec le temps les risques de court-circuit. Il ne faut donc jamais solliciter un fil électrique au-delà de ses capacités.

Retrouvez dans le tableau ci-dessous la puissance maximale conseillée par fil en fonction de sa section et du niveau de protection dont il bénéficie :

Niveau de protection
(en Ampères)
Puissance maximum conseillée
(en Watts)
1,5 mm210 A2 300 W
2,5 mm216 A3 680 W
4 mm225 A5 750 W
6 mm232 A7 360 W
10 mm240 A9 200 W

En d’autres termes, si vous branchez un four sur une prise électrique dédiée normalement à de l’éclairage et reliée à l’électricité avec des fils de 1,5 mm2, vous risquez la surcharge, la surchauffe, et éventuellement un court-circuit si les fils abîmés venaient à se toucher. Il est donc primordial pour votre sécurité d’utiliser les bons appareils aux bons endroits et sur les circuits adaptés.

Les disjoncteurs : une protection « deux-en-un » contre les courts-circuits

Un court-circuit dangereux, c’est un court-circuit qui n’est pas interrompu par le déclenchement d’un disjoncteur. Ces dispositifs de protection permettent de couper automatiquement l’alimentation en électricité dans un circuit ou dans toute l’installation en cas de surcharge importante ou d’une surintensité brutale liée à un court-circuit. Ils sont au nombre de 3, à savoir :

Chacun possède des niveaux de sensibilité et des calibres de déclenchement différents. Vous devez veiller à ce que chaque circuit de votre installation soit correctement protégé par un disjoncteur divisionnaire unique, par un disjoncteur différentiel (qui peut protéger plusieurs circuits à la fois) et par le disjoncteur général qui protège l’ensemble de l’installation.

Les caractéristiques des disjoncteurs dépendent de la destination du ou des circuits concernés, de la section des fils utilisés et du type d’appareils que le circuit est censé alimenter (circuit de prises, plaques de cuisson, radiateurs, etc.). Elles sont précisées dans la norme NF C 15-100 qui réglemente la réalisation et la conception des installations électriques intérieures.

Les disjoncteurs vous protègent contre les courts-circuits directement et indirectement :

  • lorsqu’un court-circuit survient et entraîne une hausse brutale de l’intensité dans le circuit, les disjoncteurs la détectent immédiatement et se déclenchent pour interrompre le passage du courant, d’abord le disjoncteur divisionnaire, puis le disjoncteur différentiel si le disjoncteur divisionnaire ne se déclenche pas, puis enfin le disjoncteur général en derniers recours ;
  • en détectant les surintensités moins intenses et plus continues dans le temps, dues par exemple à la sollicitation excessive d’un circuit, et en coupant le courant lorsqu’un certain seuil est dépassé, un disjoncteur permet aussi de prévenir la détérioration précoce des conducteurs et des isolants qui pourrait à terme favoriser l’apparition d’un court-circuit.

Vous habitez dans le sud de la France : êtes-vous correctement protégé contre la foudre ?

En frappant une installation électrique, la foudre peut faire énormément de dégâts et provoquer un court-circuit. Pour vous en prémunir, les foyers situés dans les zones exposées au risque de foudroiement, à savoir le quart Sud-Est de la France ainsi que quelques départements du Sud-Ouest, doivent de préférence installer un parafoudre sur leur tableau électrique.

Faire une mise en sécurité de votre installation

Un court-circuit se produit rarement par hasard. Il est souvent dû à une erreur de conception ou à la vétusté de l’installation. Si vous avez des doutes sur la qualité de votre installation électrique, et notamment si elle a plus de 15 ans, il est souhaitable de la faire vérifier par un électricien.

S’il constate des anomalies, ce dernier pourra vous proposer de mettre en sécurité votre installation. Cette « remise à niveau » vise à entreprendre les menus travaux nécessaires afin qu’elle satisfasse aux 6 points de contrôle exigés par la norme NF C 16-600 qui garantissent qu’une installation électrique ne présente aucun danger ni pour les biens ni pour les personnes, à savoir :

  1. l’accessibilité et le bon état de fonctionnement du disjoncteur général ;
  2. la présence d’un dispositif différentiel de mise à la terre ;
  3. la présence d’un dispositif de protection différentiel pour chaque circuit ;
  4. la présence d’une liaison équipotentielle des pièces contenant une baignoire ou une douche ;
  5. l’absence de matériels électriques inadaptés pouvant causer des courts-circuits ;
  6. l’absence de conducteurs non protégés d’un contact direct par un isolant.

Attention : une mise en sécurité n’équivaut pas à une mise aux normes

La mise en sécurité d’une installation électrique ne vise pas à la mettre en conformité avec la norme NF C 15-100 qui prévaut pour la réalisation des nouvelles installations électriques dans le neuf ou en rénovation totale. Elle ne concerne que des aspects de sécurité immédiats.

Notez toutefois qu’il n’y a pas d’obligation légale à mettre une installation électrique aux normes. En tant que propriétaire, vous devez simplement veiller à son bon état général. Dans la majorité des cas une mise en sécurité suffit à vous prémunir contre les risques de court-circuit.

Faire rénover votre installation électrique intérieure

Manque de prises, absence de mise à la terre, circuit mal dimensionné : si votre installation électrique est ancienne ou mal conçue, elle peut ne plus convenir à l’usage que vous en faites. Or, en multipliant les rallonges ou en branchant trop d’appareils sur la même prise, vous risquez de faire passer trop de courant dans des fils trop petits et causer à terme un court-circuit.

Pour éviter tout danger et profiter d’une installation moderne et adaptée à vos besoins en électricité, il peut être opportun de rénover votre installation électrique. Vous avez le choix entre deux options :

  1. rénover l’existant ;
  2. repartir de zéro.

En fonction de l’ampleur des travaux, sachez toutefois que le cadre réglementaire n’est pas le même, à savoir :

  • pour une rénovation partielle : tant que vous ne touchez pas au disjoncteur général (une opération qui demande obligatoirement l’intervention d’Enedis) vous n’êtes pas obligé de suivre la norme NF C 15-100, les travaux ne seront pas contrôlés avant la remise en service de l’électricité ;
  • pour une rénovation totale : à partir du moment où vous demandez le déplacement du disjoncteur général, la rénovation de votre installation est considérée comme « totale » et doit suivre l’ensemble des préconisations de la norme NF C 15-100. La conformité des travaux devra être vérifiée par le Consuel.

Profitez de la rénovation de votre installation pour changer de fournisseur !

Et si vous mettiez à profit la rénovation de votre installation électrique pour faire le point sur votre contrat de fourniture ? Depuis l’ouverture à la concurrence du secteur de l’électricité, de nombreux fournisseurs alternatifs ont vu le jour. Ils pratiquent souvent des tarifs bien inférieurs à ceux d’EDF pour un service équivalent, de quoi compenser au moins en partie le coût de la rénovation de votre installation.

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