La Ventilation mécanique contrôlée au gaz : une solution en toute sécurité

La VMC-gaz est-elle un système fonctionnant au gaz ? Est-ce que dangereux pour le locataire du logement ? Comment fonctionne-t-elle ? Voici les réponses à vos questions.

Le fonctionnement d’une VMC-gaz

La VMC-gaz fonctionne comme une VMC classique à simple flux hygroréglagble. Elle fonctionne de la façon suivante : au moyen d’entrées d’air, de bouches d’extraction et d’un ventilateur, elle assure la ventilation d’un logement en rejetant l’air vicié vers l’extérieur.

Source : ADEME

Pourquoi une VMC hygroréglable ?

Tout simplement parce qu’elle se régule (réglable) en fonction de l’humidité de l’air (hygro).

Quelle différence entre une VMC classique et une VMC-gaz ?

La VMC-gaz fonctionne exactement sur le même principe que la VMC simple flux sauf qu’elle ajoute une autre fonction : celle d’enlever les résidus de combustion de tout équipement fonctionnant au gaz, comme un chauffe-eau ou chaudière par exemple.

Source : ADEME

Dans le cas d’une VMC-gaz, les bouches d’extractions sont directement reliées au système d’évacuation des équipements fonctionnant au gaz. Plus puissants, ils permettent de les extraire via un conduit collectif jusqu’à l’extracteur situé sur le toit du bâtiment. C’est donc uniquement dans les logements collectifs qu’est installé ce type de VMC.

L’objectif de ce type de VMC est simple : réduire le risque d’intoxication au monoxyde de carbone. Mais d’ailleurs, pourquoi est-ce que ce gaz est dangereux ?

Pourquoi le monoxyde de carbone est dangereux ?

Le monoxyde de carbone (CO) est « un des composants oxygénés du carbone les plus connus avec le dioxyde de carbone (CO2) » (source : Ministère de l’Intérieur). Il se caractérise par sa transparence, son caractère inodore et sa densité voisine à celle de l’air. Ainsi, il est particulièrement toxique dans un espace confiné et peut très facilement être inhalé par l’humain. Plus il y est exposé, plus le risque augmente.

Pourcentage de CO dans l’airRisque
0,1 %Décès en 1 heure
1 %Décès en 15 minutes
10 %Décès immédiat
Source : Ministère de l’Intérieur

Les intoxications sont réparties en deux types : les intoxications chroniques et les intoxications aiguës, comme détaillées dans le tableau ci-dessous :

Type d’intoxicationRisque
ChroniqueMaux de tête, nausées, confusion mentale
AiguëVertige, perte de connaissance, impotence musculaire, coma, décès
Source : Ministère de l’Intérieur

Qu’est-ce que l’impotence musculaire ?

C’est l’incapacité fonctionnelle à faire fonctionner un muscle ou un groupe de muscles.

Le monoxyde de carbone est responsable d’environ 5 000 intoxications par an en France selon le ministère. 20 % d’entre elles aboutissent à une hospitalisation et 2 % mènent à un décès (soit une centaine de cas).

La dangerosité du monoxyde de carbone réside dans le fait qu’il peut provenir de nombreux appareils domestiques :

  • des appareils de chauffage (chaudières, chauffe-eau, chauffages d’appoint fonctionnant au gaz, poêles, cheminées, etc.) ;
  • des appareils de cuisson (cuisinières, etc.).

Le monoxyde de carbone est donc un gaz très dangereux. Raison pour laquelle il existe une réglementation stricte pour la VMC-gaz.

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La réglementation de la VMC-gaz

En cas de dysfonctionnement de l’extracteur de la VMC-gaz, le risque de diffusion de monoxyde de carbone grandit et la sécurité des occupants de l’immeuble est menacée. C’est pourquoi ce type de système de ventilation possède plusieurs dispositifs de sécurité. De plus, l’entretien est obligatoire pour des raisons évidentes de sécurité.

Les dispositifs de sécurité d’une VMC-gaz

Pour assurer une sécurité en toutes circonstances, la VMC-gaz possède un Dispositif de sécurité collective (appelé DSC), qui vient en complément du Dispositif de sécurité individuel (DSI). Intéressons-nous d’abord à ce dernier.

Le dispositif de sécurité individuel

Ce type de dispositif est directement intégré à la chaudière. Il permet d’éviter aux produits de combustion de s’accumuler dans la pièce où elle est située en cas de dysfonctionnement. Souvent, c’est au moyen d’un détecteur thermique, appelé klixon, que le générateur est automatiquement arrêté.

L’interrupteur diffère selon le type de chaudière :

Type de chaudièreType d’interrupteur
Chaudière classiqueInterrupteur thermique
Chaudière à condensationInterrupteur presso-statique

Le dispositif de sécurité collectif

Le dispositif de sécurité collective (DSC) est un organe de sécurité obligatoire pour les immeubles équipés d’une VMC-gaz datant d’avant le 31 juillet 1989, et ce depuis l’arrêté du 30 mai 1989.

Son but est d’arrêter immédiatement la chaudière en cas d’arrêt de l’extracteur (le socle situé sur le toit). Un relais est installé directement sur le tableau électrique du logement ou de la chaudière pour que l’arrêt soit automatique au moment de la constatation de la panne.

Ce dispositif se compose de plusieurs éléments :

  • un relais (permet d’enclencher la commande d’arrêt de la chaudière individuelle) ;
  • un interrupteur de test ;
  • un voyant de signalisation de défaut.

S’il n’y a pas de DSC sur la VMC-gaz, vous devez remplir une déclaration d’absence et la renvoyer par mail à grdf-pole-dqg@erdf-grdf.fr ou par courrier à l’adresse suivante :

Pôle DQG GRDF
5, rue Gervaise
08000 Charleville-Mézières

L’entretien obligatoire de la VMC-gaz

En effet, l’entretien et la vérification régulière d’une VMC-gaz est une obligation légale selon l’article 26, alinéa 5, de l’arrêté du 23 février 2018. On distingue pour cela 3 types d’appareils :

TypeDénominationDétail
AAppareil non raccordéIl rejette les produits de la combustion dans l’atmosphère du local où il est installé. L’air de combustion est prélevé dans ce même local.
BAppareil raccordé et à circuit de combustion non étancheLes produits de la combustion sont évacués vers l’extérieur du bâtiment par l’intermédiaire d’un conduit de raccordement le reliant soit à un conduit de fumée, soit à un conduit ou un dispositif d’évacuation des produits de la combustion. L’air de combustion est prélevé dans le local où il est installé.
CAppareil étancheLe circuit de combustion (alimentation en air, chambre de combustion, évacuation des produits de combustion) ne communique en aucune de ses parties avec l’air du local où cet appareil est installé ou avec l’air des locaux traversés par le circuit de combustion.
Source : Legifrance

Pour assurer la sécurité de ses occupants, le gestionnaire d’un bâtiment collectif doit obligatoirement rédiger un contrat avec une entreprise prestataire spécialisée dans l’entretien d’une VMC-gaz. L’entretien doit suivre une fréquence bien particulière :

  • un entretien annuel ;
  • un entretien quinquennal.

Attention, car les opérations de l’entretien annuel ne sont pas les mêmes que celles de l’entretien quinquennal. Étudions les précisions.

Les opérations à réaliser tous les ans

Tous les ans, la société responsable de l’entretien de la VMC doit obligatoirement réaliser les opérations suivantes :

  • le nettoyage des pales des ventilateurs ;
  • la vérification et, le cas échéant, le remplacement des pièces d’usure ;
  • la vérification du maintien des caractéristiques de fonctionnement de la ventilation mécanique contrôlée-gaz, de son état de propreté, du fonctionnement des alarmes éventuelles et de l’absence de dispositifs motorisés raccordés à la ventilation mécanique contrôlée-gaz ;
  • le bon fonctionnement du système de détection de défaut du dispositif de sécurité collective.

Au terme de l’opération d’entretien, ladite société doit rédiger un certificat annuel de conformité de VMC-gaz.

Les opérations obligatoires à réaliser tous les cinq ans

L’article 26 indique qu’une autre opération d’entretien doit être réalisée tous les 5 ans, avec :

  • le contrôle et le réglage global de l’ensemble de l’installation et notamment le réglage général du réseau aéraulique (conduits de ventilation), le réglage ou le remplacement des bouches d’air et d’extraction et le réglage du ou des ventilateurs (vitesse, débit-pression, etc.) ;
  • la vérification du bon fonctionnement de l’ensemble du dispositif de sécurité collective ; cette vérification porte également sur chaque appareil raccordé.

Là encore, l’entreprise prestataire devra rendre un certificat quinquennal de conformité de VMC gaz.

S’il y a un problème sur la VMC-gaz, un avis doit être rédigé et envoyé au propriétaire ou au syndic de l’immeuble avec une fiche intitulée « Fiche Informative Distributeur de gaz ».

À partir de ce moment-là, le syndic ou la société gestionnaire de l’immeuble dispose de 2 mois maximum pour procéder à la réparation et la remise aux normes de la VMC-gaz. S’il n’y a pas d’indication relative à la DSC, la mise en conformité est de 6 mois.

En cas de manquement à ces obligations, le distributeur de gaz sera contraint de couper la fourniture en gaz de tout l’immeuble. Ces mesures doivent donc être prises avec sérieux par le syndic de l’immeuble car il en va de la sécurité de ses habitants.

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Avantages et inconvénients d’une VMC-gaz

Comme tout système de ventilation, la VMC-gaz apporte son lot d’avantages et d’inconvénients.

La VMC-gaz : quels avantages ?

Ventilation efficace, purification de l’air, économies d’énergie : on loue à la VMC-gaz de nombreux avantages :

  • elle assure une bonne ventilation aux logements : la VMC-gaz bénéficie des mêmes atouts sanitaires qu’une VMC classique ;
  • elle garantit une faible humidité : en renouvelant l’air intérieur, elle réduit le risque d’humidité et donc d’apparition de moisissures ;
  • elle enlève les résidus de combustion : toxique et nocif pour l’homme, le monoxyde de carbone est évacué par le système d’extraction de la VMC-gaz ;
  • elle est très sécurisée : entre ses dispositifs de sécurité (individuel et collectif) et son entretien assidu, la VMC-gaz est un système de ventilation très efficace en matière de sécurité ;
  • elle est simple à installer : quelques heures suffisent à l’installeur pour relier à un système d’évacuation collectif d’une VMC-gaz ;
  • elle apporte de belles économies d’énergie : sur le long terme, la VMC-gaz garantit de bonnes économies d’énergie grâce à la performance des appareils de chauffage au gaz.

La VMC-gaz : quels inconvénients ?

Mais, comme tout système de ventilation, la VMC-gaz possède quelques inconvénients :

  • son entretien est exigeant : une fois par an et une fois tous les 5 ans, un prestataire spécialisé doit intervenir sur la VMC-gaz pour assurer son entretien ;
  • son entretien est coûteux : entre 150 et 300 € à chaque intervention (soit une fois par an et une fois tous les 5 ans). Néanmoins, ce coût est bien équilibré puisque ce système est exclusivement dédié à un usage collectif ;
  • elle est soumise à diverses réglementations : entre les différents arrêtés gouvernementaux et les qualifications nécessaires aux artisans pour intervenir dessus, la VMC-gaz s’entoure de nombreuses contraintes légales ;
  • elle peut créer des nuisances sonores : il arrive que les modèles vétustes dépassent la limitation en matière de nuisances sonores.

Mais d’ailleurs, quelle est la réglementation en matière de bruit ? Selon l’arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation : « le niveau de pression acoustique normalisé (LnAT) du bruit engendré par une installation de ventilation mécanique en position de débit minimal ne doit pas dépasser 30 dB(A) dans les pièces principales et 35 dB(A) dans les cuisines de chaque logement, bouches d’extraction comprises ».

LnAT et dB(a), c’est quoi ?

Selon le Centre d’information sur le bruit, l’indice LnAT est « un niveau de pression acoustique normalisé pour un bruit d’équipement ». Quant à la valeur dB(A), elle signifie une évaluation d’un niveau sonore avec la pondération A provenant de la norme CEI 61672-1, qui est la pondération qui se rapproche le plus de la réaction de l’oreille humaine.

Coût, installation et entretien d’une VMC-gaz

Vous devez probablement vous demander combien coûte une VMC-gaz, qui doit l’installer et est-il possible de l’entretenir par vous-même ? Nous répondons à ces questions ci-dessous.

Le coût d’une VMC-gaz

Achat du système, du dispositif de sécurité, coût de la pose et de l’entretien, l’installation et l’entretien d’une VMC-gaz impliquent de nombreux frais.

OpérationFourchette de prix
Acquisition de la VMC-gazEntre 300 et 600 €
Achat de la DSCEntre 50 et 100 €
Pose de la VMC-gazEntre 50 et 65 € de l’heure
EntretienEntre 150 et 300 €

Sur la base d’une installation réalisée en quatre heures, le coût de l’installation d’une VMC-gaz varie entre 550 € en fourchette basse et 960 € en fourchette haute.

Sans oublier que l’entretien doit être réalisé tous les ans et tous les 5 ans. Ce qui signifie que l’entretien d’une VMC-gaz coûte au minimum entre 750 € et 1 500 € sur une période de 5 ans.

Au total, vous devrez débourser, pose et entretien compris, entre 1 300 € et 2 460 € en 5 ans pour votre VMC-gaz.

L’installation d’une VMC-gaz

Étant donné que la VMC-gaz est un système exclusivement réservé aux habitations collectives et qu’elle est sujette à une réglementation stricte, son installation doit impérativement être réalisée par un professionnel.

Son rôle va être d’installer le système de VMC avec les bouches d’aération et le groupe d’extraction mais aussi le DSC. Des opérations délicates, comme celle du carottage (créer un trou dans un mur) font que cette installation particulière nécessite l’intervention d’un technicien certifié à la fois RGE et Qualigaz.

Que signifient « RGE » et Qualigaz ?

Le label RGE est l’acronyme de Reconnu garant de l’environnement, un label obtenu par les artisans qui répondent à des critères de travaux visant à améliorer la performance énergétique d’un logement.

Qualigaz est une association créée en 1990 dont la mission est « de contribuer à l’amélioration des installations de gaz et d’accompagner les professionnels dans cette démarche » (source : Qualigaz).

Comment entretenir une VMC-gaz quand on est un particulier ?

Comme expliqué précédemment, l’entretien d’une VMC-gaz est obligatoire. Les opérations à réaliser sont nombreuses et doivent être réalisées par un professionnel.

Mais, en tant que particulier, vous êtes aussi tenu d’entretenir votre système de ventilation. Pour cela, tous les 3 mois, il est conseillé :

  • de nettoyer les bouches d’extraction à l’eau chaude et au savon ;
  • de dépoussiérer les entrées d’air à l’aide d’un pinceau sec.

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